C’était attendu, le Conseil d’Etat a refusé de transmettre au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) de Marine Le Pen. La triple candidate à l’élection présidentielle avait promis d’utiliser « toutes les voies de recours possibles » pour contester l’exécution provisoire de sa peine de 5 ans d’inéligibilité prononcée en première instance dans l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires RN. Mais elle va devoir attendre la décision de son procès en appel pour savoir si elle pourra se présenter devant les électeurs. Explications.
En marge du congrès national des sapeurs-pompiers au Mans, Marine Le Pen a dénoncé la méthode du chef de l’Etat qui a convié les membres des forces politique à l’Elysée hors LFI et RN. « Une rupture avec la fonction présidentielle », selon elle.
En cas de dissolution, Marine Le Pen ne cache pas sa volonté de se représenter malgré sa peine de 5 ans d’inéligibilité prononcée en première instance dans l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires RN. En attendant son procès en appel, la députée a tenté une première fois de saisir le Conseil constitutionnel via une question prioritaire d’inconstitutionnalité qui devrait être rejetée par le Conseil d’Etat.
Alors que Sébastien Lecornu poursuit les négociations avec les différentes forces politiques, Marine Le Pen appelle, une nouvelle fois, à une dissolution de l’Assemblée nationale. Des élections auxquelles la cheffe de file du RN estime que son parti pourrait faire « un excellent résultat ».
Alors qu’il s’est engagé ce matin à ne pas recourir à l’article 49-3, Sébastien Lecornu reçoit dans la foulée les forces d’opposition à Matignon ce vendredi. Premier sur la liste, le Rassemblement national a « le sentiment de vivre un jour sans fin », et attend de pied ferme le discours de politique générale, envisagé en début de semaine prochaine, rappelle la patronne du parti.
Invité de la matinale de Public Sénat, le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, a exclu la possibilité de faire de Jordan Bardella le candidat du RN pour la présidentielle de 2027. Le député assure que le RN s’opposera au « gouvernement des juges ».
D’après notre baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, Jordan Bardella et Marine Le Pen sont les deux personnalités politiques qui recueillent le plus de soutien ou de sympathie de la part des Français. Les deux figures du RN devancent Edouard Philippe tandis que le reste de la classe politique recule.
Les magistrats et l'institution judiciaire essuient attaques verbales et menaces depuis la condamnation de Nicolas Sarkozy. Elles ne sont pas nouvelles et les frictions avec le monde judiciaire se sont multipliées depuis une trentaine d’années et les premières grandes enquêtes politico-financières. Si elles visent la plupart du temps à délégitimer l'autorité judiciaire, ces attaques ont pris une nouvelle dimension depuis quelques années. Retour sur quatre affaires emblématiques.
C’était au tour du Rassemblement national cet après-midi d’être entendu par Sébastien Lecornu. A la fin du mois de juillet, Marine Le Pen avait tenu à rappeler les grandes lignes budgétaires du parti, dans une lettre adressée au Premier ministre sortant, François Bayrou.
Déjà formulée par Marine Le Pen en 2022, l'idée d'un impôt sur la fortune qui taxerait avant tout les actifs financiers, est ramenée sur la table par le RN. Une mesure « populiste » dans la forme, et qui ne s’adresserait pas réellement aux classes moyennes et populaires, selon l’économiste Simon-Pierre Sengayrac.
Différents représentants du RN, dont Marine Le Pen et Jordan Bardella, ont fustigé vendredi soir la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, signe selon eux que l’exécutif ne compte pas infléchir sa ligne politique. Appelant à un retour aux urnes pour démêler la crise politique, le RN pourrait censurer le nouveau chef de gouvernement dès que ses orientations budgétaires seront connues.
Le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national se tiendra du 13 janvier au 12 février 2026. Le calendrier de la cour d’appel de Paris a été annoncé ce 8 septembre.