Quelques heures seulement après la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion dans une base kurde du nord de l’Irak, le groupe Ashab al-Kahf a menacé de s’en prendre aux intérêts français. Un quasi aveu de culpabilité qui interroge sur les motivations de cette milice armée pro-iranienne présente en Irak.
Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.
Au premier jour des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, une école pour filles située à Minab, au sud de l’Iran, a été bombardée. Les autorités iraniennes dénombrent plus de 175 victimes, très majoritairement des jeunes filles âgées de 7 à 12 ans. Jusqu’à présent, les Etats-Unis et l’Iran se rejetaient respectivement la responsabilité de cette frappe. Les conclusions de l’enquête préliminaire du Pentagone confirme cependant la responsabilité américaine.
La hausse vertigineuse des cours du pétrole, après une semaine d’escalade dans le Golfe persique, inquiète de nombreux gouvernements. Les économistes continuent d’explorer toutes les conséquences des tirs sur la production et l’acheminement d’hydrocarbures dans la région. Entre un conflit bref et localisé, et la peur d’un scénario plus pessimiste avec un conflit plus large et prolongé, les estimations diffèrent sur l’impact en termes de croissance et de contagion de l’inflation.
Alors que le détroit d’Ormuz est presque entièrement paralysé par l’embrasement régional au Moyen-Orient, les membres du G7 envisagent de débloquer leurs réserves stratégiques de pétrole. La France stocke environ 16 millions de tonnes d'hydrocarbures, destinées à éviter les pénuries et à stabiliser les prix du marché.
Alors que le Liban se retrouve touché de plein fouet par l’embrasement militaire au Moyen-Orient, Emmanuel Macron réaffirme le soutien de Paris à Beyrouth. De la promesse de protection de Saint-Louis aux crises contemporaines, la France et le Pays du Cèdre ont toujours entretenu une relation particulière, marquée par une histoire commune, et d’intenses échanges diplomatiques et culturels.
En proie à des hésitations et des revirements quant aux objectifs de guerre américains depuis le lancement de l’opération « fureur épique », Donald Trump a clarifié sa position, vendredi 6 mars, sur son réseau social. Le Président américain ferme la porte à des négociations et exige une « capitulation sans condition » de l’Iran, sans expliquer précisément ce qu’il entend par là.
La France va poursuivre les vols de rapatriement de Français au Moyen-Orient « dans les meilleures conditions de sécurité » possibles, a annoncé vendredi 6 mars le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui revendique le retour de 2 000 ressortissants depuis le début du conflit dans la région. Plusieurs milliers d’autres, souvent des vacanciers retenus dans les pays du Golfe, attendent leur tour.
Sous l’effet des tensions d’approvisionnement en pétrole depuis les pays du Golfe, plusieurs experts anticipent une hausse significative des prix à la pompe, pouvant atteindre 2 euros par litre d’essence. Alors que l’opposition monte au créneau, le gouvernement se veut vigilant face aux potentielles tentatives de spéculation des distributeurs et des raffineurs.
L'armée israélienne a demandé aux habitants de la banlieue de Beyrouth d’évacuer. Entre les tirs de missiles du Hezbollah contre l’Etat hébreu et l'offensive terrestre lancée par Tsahal dans le sud du pays, le Liban se voit emporter malgré lui dans un embrasement régional que rien, à ce stade, ne semble pouvoir freiner.
La Chine se fait discrète depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque israélo-américaine de l’Iran le 28 février dernier. Pourtant, le pays est au cœur des enjeux de la zone, par sa forte dépendance au pétrole iranien et sa rivalité ouverte avec les Etats-Unis.
Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur LR Christian Cambon a jugé « nécessaire » les attaques israélo-américaines devant l’avancée du programme nucléaire iranien, tout en reconnaissant qu’ « il était du rôle du Président de la République de rappeler que ces opérations n’ont pas pris leur place dans le respect du droit international ». Il a également salué l’annonce de l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.