Presque quinze ans jour pour jour après l’accident nucléaire de Fukushima (Japon), Emmanuel Macron a ouvert le second Sommet sur le nucléaire civil à Paris. Le Président assure qu’une « confiance pleine et entière a été retrouvée dans le nucléaire », condition sine qua non au développement international du nucléaire civil pour répondre aux enjeux de neutralité carbone à l’horizon 2050.
Parlant de « dimension européenne des intérêts vitaux de la France », le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre en place, avec l’Allemagne notamment, une « dissuasion avancée » qui sera « une démarche progressive ». Il n’y aura cependant « pas de partage de la décision ultime » d’engager l’arme nucléaire, qui restera à la France. Le Président a de plus « ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal », qui sont aujourd’hui à moins de 300.
La France fait partie des neuf Etats qui possèdent l’arme nucléaire dans le monde. Développée sur décision du général de Gaulle dans les années 60, la dissuasion nucléaire française a ses spécificités. On fait le point pour comprendre le sens et le fonctionnement de cette arme à visée strictement défensive.
S’estimant mis de côté avec une programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publiée par décret, le Sénat a provoqué un débat sur ces choix stratégiques de long terme. Le ministre Roland Lescure a dû faire face à des critiques, nourries, sur la méthode. Sur le fond, une grande partie du Sénat salue la réorientation en matière d’énergie, avec une relance du nucléaire, et un déploiement moins massif de l'éolien terrestre et du solaire.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté la nouvelle feuille de route énergétique de la France, qui prévoit à la fois une relance du nucléaire et la poursuite du développement des énergies renouvelables. Si les parlementaires sont divisés sur la place du curseur, la méthode utilisée par l’exécutif, - qui a fait le choix de contourner le débat parlementaire – soulève l’agacement des élus.
Ce jeudi, au cours de sa visite diplomatique en Asie, Donald Trump a ordonné la relance des essais d'armes nucléaires des Etats-Unis, interrompus depuis plus de 30 ans. Une décision qui comporte actuellement peu de détails concrets, et qui s’inscrit dans le cadre d’un rapport de force avec Vladimir Poutine. Le chef du Kremlin avait annoncé quelques heures plus tôt le développement de nouvelles armes atomiques russes.
Le Sénat a adopté la proposition de loi Gremillet sur la programmation de l’énergie qui acte la relance du nucléaire ainsi que le « renforcement » des renouvelables. La trajectoire devra être précisée dans un décret à l’automne, à la fin du cheminement parlementaire du texte qui doit à nouveau être examiné à l’Assemblée fin septembre.
A l’Assemblée nationale, les débats autour de la proposition de loi sénatoriale de programmation énergétique ont vu le « socle commun » se fissurer une nouvelle fois sur les questions environnementales. Un amendement LR adopté grâce aux voix du RN fixe un moratoire sur toute nouvelle installation éolienne et photovoltaïque. Un amendement qui devrait conduire à un rejet du texte mardi, lors du vote solennel, et gêner un peu plus le Premier ministre plus que jamais sous la menace d’une censure.
Les échanges de tirs se poursuivent entre Israël et l’Iran depuis bientôt une semaine. Principale cible de l’Etat hébreu : les sites nucléaires iraniens. Et notamment le site de Fordo, construit à plus de 80 mètres de profondeur ce qui rend vain toute tentative de destruction par Israël.
Pour atteindre ses objectifs militaires et priver l’Iran de la possibilité de produire une bombe atomique, Israël cible des sites nucléaires enfouis en profondeur. Actuellement, les Etats-Unis qui hésitent à s’impliquer dans le conflit sont les seuls à disposer des moyens pour toucher le site de Fordo.
Cette nuit, Israël a frappé à de nombreuses reprises des sites nucléaires et des dirigeants de l'armée iranienne en justifiant une « menace nucléaire ». L’Iran a riposté avec une centaine de drones lancés vers le territoire israélien. Les attaques se sont poursuivies dans la journée. Pour Bernard Hourcade, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de l’Iran, la justification d’Israël n’est qu’une « façade » et vise à occulter la question palestinienne. Selon lui, cette série d'attaques va renforcer l’isolement d’Israël. Entretien.
Israël a invoqué la menace nucléaire pour justifier une série d’importants bombardements sur le sol iranien. Accusée de ne plus respecter depuis plusieurs années l’accord conclu en 2015 sur ses capacités nucléaires, Téhéran disposerait désormais du matériel nécessaire à la construction d’une bombe, selon des conclusions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).