Pour son premier grand meeting de campagne, mercredi à la Bellevilloise, le candidat socialiste de la gauche unie (hors LFI) a cherché à s’imposer comme le visage du rassemblement progressiste à Paris. Emmanuel Grégoire a attaqué frontalement la droite et l’extrême droite, tout en admettant que la majorité sortante devait « faire mieux » sur la propreté et la sécurité, un aveu destiné à marquer une inflexion, sans renier l’héritage d’Anne Hidalgo. REPORTAGE
Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, députés et sénateurs communistes fustigent la première réaction du chef de l’Etat sur X, après l’intervention américaine au Venezuela, revenant selon eux à « accepter la stratégie de Donald Trump ». Ils réclament la tenue d’un débat et un vote au Parlement sur la position de la France.
À moins de cent jours du scrutin municipal, trois forces de gauche s’apprêtent à sceller une alliance inédite dès le premier tour à Paris. Un accord qualifié d’ « historique », encore suspendu au vote des militants, conclu dans l’urgence face à une droite donnée favorite et à un mode de scrutin profondément remanié.
Alors que le Sénat est amené à débattre et à voter sur la stratégie de défense nationale ce lundi, le groupe communiste présente une proposition de loi visant à fiscaliser les bénéfices réalisés par les industriels de la défense.
À quatre mois des municipales, socialistes et écologistes s’enlisent dans des négociations aussi intenses que fragiles. Alors que Rachida Dati domine les sondages et impose un sentiment d’urgence, PS, PCF et EELV tentent d’arracher un accord de premier tour sans perdre la face. La gauche parisienne avance à pas comptés vers une union qui semble à la fois indispensable et désormais à portée de main.
Dans un communiqué de presse, les élus communistes du Sénat indiquent « soutenir le vote de la censure du gouvernement ». Malgré l’annonce d’une suspension de la réforme des retraites, ils reprochent à l’exécutif de poursuivre « une politique austéritaire fondée sur les dogmes libéraux les plus éculés ».
Alors que l’idée d’une présidentielle anticipée infuse au sein du bloc central, les formations politiques de gauche, le PS en tête, demandent une énième fois la nomination d’un Premier ministre issu de leur rang sans trop y croire.
Le Parti communiste est venu clôturer cette dernière journée de rencontre entre Sébastien Lecornu et les forces d’opposition. Alors qu’il demande au Premier ministre de laisser le Parlement se prononcer sur la réforme des retraites, « aujourd’hui », ce dernier « ferme la porte ».
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu recevra mercredi à 9h30 les responsables du Parti socialiste, avec qui il devra négocier un accord sur le budget 2026 pour éviter une censure. Ils seront suivis par les Ecologistes, le RN, puis par les communistes.
Ce jeudi 4 septembre, les parlementaires communistes se sont réunis au Touquet-Paris-Plage pour préparer leur rentrée à quelques jours du vote de confiance demandé par François Bayrou. Anticipant la chute du Premier ministre, ils se disent prêts à participer à un gouvernement de gauche, mais pas à n’importe quel prix.
Les élus socialistes, communistes et écologistes du Sénat dévoilent des pistes communes pour le prochain budget. D’emblée, ils rejettent certaines mesures évoquées par l’exécutif, comme l’hypothèse d’une TVA sociale ou d’une baisse des dépenses liées à la prise en charge des affections longue durée.
Les chefs de partis et de groupes parlementaires étaient reçus à Matignon par François Bayrou, qui promet de former un gouvernement « avant Noël ». Une rencontre dont les socialistes, écologistes et communistes ressortent sans avoir « trouvé de raison de ne pas censurer » le nouveau Premier ministre, rapporte Olivier Faure.