Dans un courrier, le Premier ministre remercie les maires de France qui ont été en première ligne durant la canicule, mais adresse aussi quelques critiques sur l’insuffisance des investissements consacrés par les élus à l’adaptation climatique des bâtiments. S’il les appelle à accélérer, la question des moyens reste largement en suspens avec des enveloppes budgétaires à la baisse.
Les autorités sanitaires constatent une hausse des admissions aux urgences sous l’effet de la chaleur et déplorent les premiers décès attribuables à la canicule. Déjà sous pression, médecins et infirmiers s’attendent à des journées difficiles dans des hôpitaux mal équipés pour ces conditions extrêmes.
Une vingtaine de parlementaires de tous bords appellent à adopter une ligne de conduite commune sur la protection et la gestion de la ressource en eau. Ils formulent une quinzaine de propositions transpartisanes, présentées comme une alternative aux dispositions portées par le projet de loi d’urgence agricole, bientôt examiné au Sénat. Ce texte, qui assouplit le cadre actuel, soulève de vives inquiétudes chez les acteurs de l’eau.
À la sortie des questions d'actualité au gouvernement, le sénateur de Paris, co-président du groupe communiste au Conseil de Paris, Ian Brossat a proposé des mesures chocs pour lutter contre l'épisode caniculaire que traverse la France actuellement et qui est amené à se répéter de plus en plus fréquemment.
Alors que la France étouffe sous une vague de chaleur historique, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a été bousculée ce mercredi au Sénat. Face à la baisse drastique du Fonds vert, elle a annoncé le fléchage prioritaire de 50 % des crédits restants vers les petites collectivités pour financer des travaux d’adaptation et de rénovation énergétique.
La canicule frappe de plein fouet une agriculture française dont les productions sont mal adaptées à des températures aussi extrêmes. La chaleur avance le calendrier des moissons, menace la maturation du raisin et épuise certains élevages. Tour d’horizon des filières les plus impactées avec le témoignage de plusieurs sénateurs, eux-mêmes agriculteurs.
La France est touchée de plein fouet par la vague de chaleur qui s’est installée depuis plusieurs jours et menace de se prolonger jusqu’en fin de semaine, avec des records de température en pagaille. Des chiffres qui en disent long sur son caractère exceptionnel, mais aussi sur la survenue de plus en plus fréquente de ce type d’événements sous l’effet du réchauffement climatique.
Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.
Fermetures d’écoles, horaires aménagés, report d’épreuves pour le bac… la vague de chaleur bouleverse les derniers jours de l’année scolaire. Et pourtant, les alertes sur l’état du bâti scolaire sont déjà anciennes. En 2023, un rapport du Sénat appelait à faire de la rénovation thermique des écoles un sujet prioritaire. Si le gouvernement avance sur ce dossier, les objectifs fixés semblent dépassés par l’ampleur du réchauffement climatique.
L'Europe affronte cette semaine une nouvelle vague de chaleur qui s'accentue et contraint plusieurs pays à prendre des mesures, notamment des fermetures d'écoles en France et des annulations de trains en Belgique lundi.
Il s'agit de la deuxième à frapper l'Europe de l'Ouest en moins d'un mois. Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment ces vagues de chaleur.
Près de 36 millions de Français, soit plus d'un sur deux, sont concernés par la vigilance orange canicule vendredi, selon un calcul de l'AFP croisant la liste des 53 départements placés en vigilance orange par Météo France et les estimations de population de l'Insee.
Attendu au tournant pour cette deuxième vague de chaleur intense depuis le début de l’année, le gouvernement s’est montré à l’action en présentant une série de mesures en faveur de l’isolation thermique des logements. Mais le manque de moyens pour la transition écologique illustré par le coup de rabot du Fonds vert, attaque la crédibilité du plan national d’adaptation au changement climatique présenté l’année dernière.