Au lendemain d’un échange vif avec Cyrielle Chatelain, présidente des députés écologistes, sur le bilan humain de la canicule de juin, le Premier ministre a été interpellé à nouveau par leurs homologues sénateurs. Disposé à travailler « de bonne foi » avec les « contraintes budgétaires », Sébastien Lecornu a estimé que l’on ferait « fausse route » si la logique politique était d’obtenir la censure du gouvernement.
Invité de la matinale de Public Sénat, le médecin et député Philippe Juvin a évoqué les conséquences de la récente canicule. Ce dernier écarte le chiffre de 10 000 morts avancés par les écologistes et tacle ces derniers pour leur mise en cause de la responsabilité du gouvernement.
Alors que le bilan de la canicule historique n’est pas connu, les attaques contre le gouvernement, venant de la gauche, du RN, mais même du bloc central, se multiplient. « La chaîne de prévision » et « la chaîne de réaction » ont « tenu », rétorque le premier ministre, Sébastien Lecornu. Mais il reconnaît une fragilité sur « la capacité de rafraîchissement des établissements de santé ». Les premières clim' devraient arriver « en fin de semaine ou début de semaine prochaine ».
A cause des fortes chaleurs, la préfecture de police de Paris a demandé ce vendredi l’annulation de tous les événements prévus ce week-end à Paris. Le festival Solidays ne se tiendra pas tandis que la Marche des fiertés est reportée à la rentrée. Cette décision de dernière minute a des conséquences financières pour les associations.
Dans un courrier, le Premier ministre remercie les maires de France qui ont été en première ligne durant la canicule, mais adresse aussi quelques critiques sur l’insuffisance des investissements consacrés par les élus à l’adaptation climatique des bâtiments. S’il les appelle à accélérer, la question des moyens reste largement en suspens avec des enveloppes budgétaires à la baisse.
Les autorités sanitaires constatent une hausse des admissions aux urgences sous l’effet de la chaleur et déplorent les premiers décès attribuables à la canicule. Déjà sous pression, médecins et infirmiers s’attendent à des journées difficiles dans des hôpitaux mal équipés pour ces conditions extrêmes.
Une vingtaine de parlementaires de tous bords appellent à adopter une ligne de conduite commune sur la protection et la gestion de la ressource en eau. Ils formulent une quinzaine de propositions transpartisanes, présentées comme une alternative aux dispositions portées par le projet de loi d’urgence agricole, bientôt examiné au Sénat. Ce texte, qui assouplit le cadre actuel, soulève de vives inquiétudes chez les acteurs de l’eau.
À la sortie des questions d'actualité au gouvernement, le sénateur de Paris, co-président du groupe communiste au Conseil de Paris, Ian Brossat a proposé des mesures chocs pour lutter contre l'épisode caniculaire que traverse la France actuellement et qui est amené à se répéter de plus en plus fréquemment.
Alors que la France étouffe sous une vague de chaleur historique, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a été bousculée ce mercredi au Sénat. Face à la baisse drastique du Fonds vert, elle a annoncé le fléchage prioritaire de 50 % des crédits restants vers les petites collectivités pour financer des travaux d’adaptation et de rénovation énergétique.
La canicule frappe de plein fouet une agriculture française dont les productions sont mal adaptées à des températures aussi extrêmes. La chaleur avance le calendrier des moissons, menace la maturation du raisin et épuise certains élevages. Tour d’horizon des filières les plus impactées avec le témoignage de plusieurs sénateurs, eux-mêmes agriculteurs.
La France est touchée de plein fouet par la vague de chaleur qui s’est installée depuis plusieurs jours et menace de se prolonger jusqu’en fin de semaine, avec des records de température en pagaille. Des chiffres qui en disent long sur son caractère exceptionnel, mais aussi sur la survenue de plus en plus fréquente de ce type d’événements sous l’effet du réchauffement climatique.
Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.