Face aux plateformes, aux influenceurs et à l’intelligence artificielle, une mission d’information du Sénat alerte sur les nouvelles fragilités de l’espace informationnel français. Les sénateurs proposent notamment la création d’un observatoire indépendant de la désinformation interne avant l’élection présidentielle de 2027 et un renforcement des pouvoirs de l’Arcom.
Les sénatrices de la délégation aux droits des femmes appellent à faire de la lutte contre le masculinisme « une priorité de politique publique ». Après sept mois d’enquête, elles décrivent un mouvement politique structuré, alimenté par les réseaux sociaux, qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et constitue, selon elles, un risque croissant pour « la démocratie ».
Une table-ronde organisée ce mardi au Sénat a réuni élus et experts pour explorer les modalités possibles d’application de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. L’occasion pour les sénateurs de défendre le texte qu’ils ont remanié à l’unanimité en mars, jugé plus compatible avec le droit européen que la copie du gouvernement. Mais « il faut encore blinder le texte », a reconnu le sénateur centriste Laurent Lafon.
Après sept mois de travaux, la délégation aux droits des femmes du Sénat a publié, il y a quelques semaines, un rapport sur les réseaux et mouvements masculinistes. Les sénatrices y décrivent un « mouvement social et politique » qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et formulent vingt-quatre recommandations pour en faire un enjeu majeur de politique publique.
Auditionné dans le cadre de la commission d’enquête sur les « zones grises » de l’information, le directeur France du réseau social X a multiplié les mises à distance sur les questions de modération et d’algorithmes. Face aux sénateurs, Laurent Buanec a surtout plaidé pour le modèle des « Community Notes », présentées comme l’arme principale de la plateforme contre la désinformation. Une audition qui a également mis en lumière la difficulté des pouvoirs publics à identifier les véritables centres de décision de l’entreprise d’Elon Musk.
Journaliste de mode, romancière, Sophie Fontanel est un électron libre qui aujourd’hui agrège une communauté d’un demi-million de followers sur Instagram. Celle qui a toute sa vie suivi les tendances, porte sans jamais renier sa gourmandise pour l’époque un jugement parfois à rebours de ses emballements. À 60 ans, elle assume son vieillissement quand le culte est à la jeunesse ou à la chirurgie esthétique, comme elle fustige une « cancel culture » qui ne laisse aucune seconde chance aux personnes « effacées ». Elle était l’invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.
La rentrée des collégiens se fera-t-elle sans TikTok ? C’était la promesse du président de la République qui espérait faire de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans l’un des derniers actes politiques de son second quinquennat. Si les risques d’exposition à des contenus violents, voire d’addiction, sont réels, la question de l’interdiction ne résout pas tout. Pire, elle ne reposerait sur aucun consensus scientifique. Comment accompagner les ados dans leurs usages, quel rôle pour les parents ? Pour en parler, Axel de Tarlé reçoit Agnès Evren, sénatrice de Paris, et Grégoire Borst, chercheur en psychologie du développement, dans l’émission Et la santé ça va ?.
Face au poids grandissant des réseaux sociaux dans la formation de l’opinion publique, le député Renaissance Paul Midy propose de leur imposer des règles de pluralisme politique comparables à celles de la télévision et de la radio. Une réforme sensible, qui ne s’appliquerait toutefois pas à la présidentielle de 2027.
A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.
Face à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le sénateur socialiste défend une autre voie : intégrer la maîtrise numérique au brevet des collèges et brider certains algorithmes pour mieux protéger les mineurs, sans les exclure. Ces mesures sont au cœur d’une nouvelle proposition de loi.
Ce jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias revient sur l’audition d’Éric Tegnér, directeur du média Frontières dans le cadre de commission d’enquête sur les « zones grises de l’information » et dénonce un « journalisme vautour ».
Face à la montée des fausses informations et à l’influence croissante des plateformes numériques, chercheurs et journalistes auditionnés au Sénat dressent un constat préoccupant. Entre fragilité du débat public, impuissance politique et déficit d’éducation aux médias, ils appellent à une mobilisation d’ampleur pour préserver les fondements démocratiques.