Après son élection dimanche, la nouvelle sénatrice Edwige Diaz est désignée présidente du groupe Rassemblement national au Palais du Luxembourg, a annoncé Jordan Bardella depuis la réunion de groupe à l’Assemblée nationale.
Auditionné ce lundi 28 septembre par la commission d'enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire, le garde des Sceaux a reconnu un décalage entre le fonctionnement de la justice et les besoins des enfants confrontés aux violences. Il plaide pour une meilleure priorisation des affaires les concernant et annonce, d'ici décembre, un outil d'intelligence artificielle destiné à aider les parquets à hiérarchiser les plaintes.
C'est l'un des grands enseignements des élections sénatoriales. Avec neuf sénateurs élus dimanche soir, qui viendront rejoindre les trois sénateurs élus en 2023, le Rassemblement national dépasse à lui seul la barre des 10 élus et aura un groupe. Un groupe qui accueillera également deux sénateurs ciottistes élus dans les Alpes-Maritimes et Sylvie Goy-Chavent, qui siégeait jusqu'ici au groupe LR. Avec au minimum 15 sénateurs, le groupe RN sera représenté au bureau de la chambre haute.
On connait le nom et le profil des 178 sénateurs élus dimanche. Avec ce renouvellement, la moyenne d’âge du Sénat baisse de deux ans. La part de femmes dans l’hémicycle reste stable, mais très en deçà du nombre d’hommes, avec un ratio de sept sénatrices pour 11 sénateurs.
L’ancien président du groupe PS du Sénat parti chez Emmanuel Macron, François Rebsamen, a été élu hier soir sénateur de la Côte d’Or. Il annonce à Public Sénat qu’il siègera en tant qu’apparenté dans le groupe socialiste.
Pour la première fois, l’extrême droite est en mesure de former un groupe politique au Sénat. Pour les différentes forces représentées au Parlement, la constitution d’un groupe avec le plus d’élus possibles permet de peser sur l’organisation du travail parlementaire, et d’élargir sa visibilité.
Au lendemain des élections sénatoriales, les représentants des principaux groupes du Sénat sont revenus sur l’arrivée d’un groupe RN au Sénat. Les sénateurs de gauche appellent à la formation d’un cordon sanitaire contre le RN tandis que la majorité sénatoriale assure qu’elle ne collaborera pas avec le groupe RN.
Peu exposé lors de ce renouvellement partiel, le groupe CRCE-Kanaky conserve l'intégralité de ses 18 sièges, ses quatre sortants ayant tous été réélus. Le véritable test pour le PCF se profile plutôt en 2029.
Fragilisés par une série de défaites lors des municipales de mars dernier, les Écologistes abordaient ce scrutin sénatorial sur la défensive. Sept de leurs seize sénateurs étaient renouvelables. Au terme de la soirée, le groupe conserve l'essentiel de ses positions mais accuse trois pertes, tandis qu'un allié insoumis vient étoffer ses rangs.
Le PS, qui compte 64 élus au Sénat, maintient son rang à l’issue des sénatoriales, ce dimanche 27 septembre. Le parti à la rose se félicite même de quelques victoires, notamment dans le Doubs et le Bas-Rhin.
La France Insoumise fait son entrée au Sénat avec deux sièges gagnés. Toutefois, le sénateur écologiste Yannick Jadot refuse de les intégrer au groupe et affirme devant Public Sénat que LFI n’aura « pas sa place au groupe écologiste ».
Absente du Sénat, La France insoumise a créé la surprise de ces sénatoriales 2026 en décrochant deux sièges, dans le Rhône et en Haute-Garonne. Une première historique pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui rêve déjà de transformer l'essai en 2029.