Le sénateur LR des Hauts-de-Seine a interrogé ce 29 avril le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur les propos tenus la veille par le président de la République. Emmanuel Macron avait ciblé « tous les mabouls » qui veulent « se fâcher avec l’Algérie ».
Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».
Emprisonné pendant un an en Algérie entre novembre 2024 et 2025 pour « atteinte à l’unité nationale », Boualem Sansal compte attaquer le président algérien Abdelmadjid Tebboune en justice. « Le dossier est prêt, (...) mais on attend le bon moment », justifie l’écrivain de 81 ans dans la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril. « C’est une question de principe. »
En Algérie pour une visite de deux jours, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez va tenter de renouer avec les autorités algériennes un dialogue rompu par une longue crise diplomatique et politique. Avec, en toile de fond, l’incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, accusé d’« apologie du terrorisme » par Alger.
Détenu depuis un an en Algérie, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été gracié ce mercredi 12 novembre. Désormais libéré, il a rejoint l’Allemagne, pays qui a participé aux tractations avec le pouvoir algérien. « Notre préoccupation maintenant, c'est son état de santé », explique ce jeudi sur Public Sénat Arnaud Benedetti, fondateur du comité de soutien à l’auteur de 81 ans.
Par l’intermédiaire d’une lettre adressée à son premier ministre, Emmanuel Macron accroît la pression sur l’Algérie pour obtenir la libération de l’écrivain Boualem Sansal. Le chef de l’Etat prône désormais le rapport de force et demande au gouvernement la suspension de l’accord de 2013 sur l’exemption de visa pour les détenteurs de passeport diplomatique.
Les espoirs de libération ont été balayés. La grâce présidentielle du président Abdelmadjid Tebboune, prononcée le 5 juillet, n’a pas inclus l’écrivain Boualem Sansal, incarcéré depuis plus de sept mois par le régime algérien pour des propos relatifs aux frontières historiques de l’Algérie. Après une nouvelle condamnation en appel à cinq ans de prison ferme, les chances de libération sont minces. Pour Arnaud Benedetti, co-fondateur du comité de soutien de Boualem Sansal, seul le « rapport de force » entre les deux pays peut permettre d’infléchir la position algérienne. Il appelle la France à se saisir de tous les outils dont elle dispose. Entretien.
Après avoir été condamné à cinq ans de prison le 27 mars dernier, l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné en Algérie depuis novembre 2024, s’est vu requérir dix années de réclusion par le tribunal d’appel. A ce stade, seule une grâce présidentielle, le 5 juillet prochain, pourrait changer le sort de l’écrivain.
Emprisonné depuis novembre 2024 pour atteinte à l’intégrité du territoire algérien, l’écrivain franco-algérien a été officiellement condamné à une peine de cinq ans de prison et à une amende de 500.000 dinars algériens (environ 3.500 euros).