Pour Cédric Perrin, le président (LR) de la commission sénatoriale des affaires étrangères, les tentatives d’apaisement resteront sans effet sur le président américain et ses velléités d’annexion du Groenland. Cet élu invite les Européens à faire front et à utiliser leur arsenal anti-coercition pour faire pression sur Washington.
Jusqu’où ira le bras de fer entre Donald Trump et les Européens. Le président américain a lancé une série d'attaques à l'encontre de ses alliés avant de se rendre au Forum économique mondial de Davos, où le dossier du Groenland s’est imposé dans les discussions. Pour Public Sénat, André Kaspi, historien et spécialiste de la politique américaine, évalue l’état des relations entre la France et les Etats-Unis.
Donald Trump continue de répéter son souhait d’annexer le Groenland. Face aux contestations européennes de telles velléités, le président américain a menacé de nouveaux droits de douane huit pays du Vieux continent, dont la France. En riposte, Emmanuel Macron a demandé « l'activation de l'instrument anti-coercition » de l’Union européenne. En quoi consiste une telle mesure ? Quelles sont les autres options envisagées ? Décryptage.
Samedi 17 janvier, la présidente de la Commission européenne a finalement paraphé le traité de libre-échange en discussion depuis plus de 25 ans, entre les Vingt-Sept et l’Amérique du Sud. Avant son entrée en vigueur, l’accord doit encore passer par quelques étapes au Parlement européen, et dans les Parlements nationaux.
Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.
Minée par la crise politique et budgétaire, la France n’a pas réussi à former une minorité de blocage pour empêcher les 27 de voter en faveur du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Malgré cette déconvenue et l’isolement relatif de Paris sur cette question, Emmanuel Macron conserve un rôle d’entrainement sur des dossiers brûlants, à commencer par celui de la défense européenne.
Ce matin, le Conseil européen a validé l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, malgré le vote contre de la France. Il reste encore quelques procédures qui permettraient d’empêcher l’entrée en vigueur du traité de libre-échange, mais leur succès est loin d’être garanti.
Alors que le traité de libre-échange est en passe d’être ratifié par l’Union européenne, l’exécutif français maintient ses désaccords avec Bruxelles. Dans une tentative de rassurer le monde agricole, le gouvernement a annoncé suspendre les importations de produits traités avec des substances interdites sur le continent.
Alors que le gouvernement française essaye de temporiser la colère agricole, dans un deuxième jour de consultation des syndicats à Matignon, l’Italie s’apprêterait à soutenir le traité entre l’Europe et l’Amérique du Sud. De quoi possiblement entériner sa ratification dès la mi-janvier.
Après l’annonce de nouvelles mesures ce week-end, le Premier ministre reçoit lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs à Matignon pour tenter d’endiguer la menace de nouvelles mobilisations paysannes.
Pourtant « pilier de l’industrie française », la filière automobile est en « crise profonde » depuis plusieurs mois, s’alarme la commission des Affaires économiques du Sénat. Leur rapport pointe du doigt des difficultés rencontrées pour répondre aux règles européennes et pour faire face à la concurrence de la Chine, et formule une vingtaine de recommandations.
Ursula von der Leyen a finalement cédé à la demande de la France et de l’Italie, en reportant la signature du traité commercial entre l’Union européenne et le Mercosur à janvier 2026. Une bref répit pour Emmanuel Macron, sous pression des manifestations agricoles, mais « une énorme opération d’enfumage », selon l’eurodéputée Manon Aubry.