Ce lundi, une réunion a eu lieu entre Américains et Ukrainiens à Berlin, à l’issue de laquelle les Etats-Unis ont annoncé des « garanties de sécurité très fortes » pour l’Ukraine. Si des divergences existent toujours sur la question territoriale, Volodymyr Zelensky a fait état de « progrès » dans les négociations. Pour Public Sénat, le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, fait un point sur ces dernières.
De plus en plus pressé par Donald Trump d’accepter un plan de paix dans la guerre qui l’oppose à Moscou, Volodymyr Zelensky a retrouvé ce lundi ses principaux alliés européens à Londres (Royaume-Uni). Face au rapport de force exercé par le président américain, les puissances du Vieux continent tentent difficilement de se faire entendre sur le dossier ukrainien. Dans ce contexte, « il faut que l'Europe devienne (...) une puissance autonome stratégiquement », souligne l’analyste géopolitique Ulrich Bounat.
A l’occasion d’une rencontre entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, les deux dirigeants ont rappelé leur volonté de mettre fin à la guerre. Les deux dirigeants ont remercié les Etats-Unis pour leurs efforts de médiation avec la Russie tout en rappelant qu’un accord de paix ne pourrait être conclu sans les Européens.
« Un accord historique ». Ce sont les termes de Volodymyr Zelensky pour qualifier l’accord de coopération signé entre Kiev et Paris. Pour sa neuvième visite en France depuis le début de l’invasion russe, le président ukrainien, s’est aussi engagé, dans une lettre d’intention, à acheter 100 chasseurs Rafale à la France, pour un montant de 15 milliards d’euros.
Le revirement de Donald Trump sur l’Ukraine, qu’il estime désormais en mesure de chasser l’envahisseur russe, trahit l’impasse diplomatique dans laquelle se trouve le président américain après avoir cherché à négocier directement la paix avec Vladimir Poutine. Pour autant, rien n’indique que les Etats-Unis soient prêts à renforcer le soutien à Kiev.
Pour la troisième fois depuis février, les membres de la « coalition des volontaires » se sont réunis ce jeudi pour discuter des garanties à apporter à l’Ukraine en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Au sortir d’une réunion organisée en visioconférence avec le président Donald Trump, Emmanuel Macron a annoncé qu’une vingtaine de pays avaient donné leur aval à l’envoi de troupes militaires sur le sol ukrainien. Mais l’apport américain à ces « garanties de sécurité » reste encore flou.
Ce lundi soir Volodymyr Zelensky, accompagné de plusieurs dirigeants européens dont Emmanuel Macron s’entretient à Washington avec Donald Trump à la suite du sommet américano-russe avec Vladimir Poutine. Les discussions sur le règlement de la guerre en Ukraine s’annoncent houleuses.
Entre recrudescence des frappes russes et nouvelles sanctions européennes, la situation en Ukraine ne cesse de s’aggraver et la solution diplomatique s’éloigner. Présent pour deux jours à Kiev, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a réaffirmé la position française et assuré la poursuite de l’aide militaire notamment par la construction de drones sur le territoire ukrainien. On fait le point sur la situation avec deux experts.
Invité de la matinale de Public Sénat, Nicolas Tenzer, spécialiste des questions géostratégiques et enseignant à Sciences Po, est revenu sur les négociations en cours entre l’Ukraine et la Russie. S’il dit ne « s’attendre à rien », il pointe tout de même une marge de négociation côté ukrainien.
Vladimir Poutine a proposé des négociations entre la Russie et l’Ukraine après l’ultimatum lancé par les dirigeants européens, réunis à Kiev ce week-end, pour un cessez-le-feu de 30 jours. De son côté, le Kremlin a qualifié cet ultimatum « d’inacceptable ». Entretien avec le général Oliver Kempf, directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.
Les Etats-Unis et l’Ukraine sont parvenus à un accord sur l’exploitation des minerais, du gaz et du pétrole ukrainiens et un fonds d’investissement doit être créé pour participer à la reconstruction de l’Ukraine. Cependant, il n’est fait mention d’aucunes garanties de sécurité, pourtant réclamées depuis longtemps par Kiev.
Arrivé ce jeudi à Paris, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a rencontré Emmanuel Macron à l’Elysée. Les discussions ont notamment porté sur le conflit en Ukraine. Quelques heures avant, le président français s’est entretenu au téléphone avec Volodymyr Zelensky.