Ukraine et Soudan : les violences sexuelles comme arme de guerre
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Le 6 janvier 2025, la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances du Sénat organisait un colloque consacré aux violences sexuelles en situation de guerre. Dans le cadre de celui-ci, les parlementaires ont invité des professionnels du droit et de l'humanitaire, ainsi que des journalistes à s'exprimer. Après un propos introductif de ... Céline Bardet, présidente de l'ONG "We are not weapons of war", qui a rappelé qu'"au même titre qu'un drone, qu'une kalachnikov, le viol est un choix d'arme dans le cadre d'un conflit en vue d'annihiler un ennemi." s'est tenue une première table ronde consacrée aux violences sexuelles perpétrées au Soudan, un pays déchiré par une violente guerre civile depuis 2023. Les intervenants (Abdullahi Hassan, chercheur d'Amnesty international ; Omer Awadallah, avocat, cofondateur cofondateur du Réseau des juristes soudanais ; et Baptiste Chapuis, responsable des programmes et du plaidoyer de l'UNICEF France) ont fait part de leur regret quant au fait que les médias et les grandes puissances internationales semblaient assez indifférents à ce conflit dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Ils ont également alerté sur une situation humanitaire préoccupante et sur la nécessité de permettre aux victimes de violences d'être protégées et de se reconstruire. La seconde table ronde, dédiée à la situation ukrainienne, a mis en évidence la particularité de ce conflit dont la plupart des victimes de sévices sexuelles sont des hommes. Mélina Huet, journaliste à France 24, a fait entendre la voix de certaines de ces victimes ainsi que d'un procureur ukrainien travaillant sur ce genre de dossier. Elle a par ailleurs affirmé que ce type de violence était consubstantiel d'une politique de la tentative de russification de l'Ukraine portée par le régime de Vladimir Poutine. L'avocat Nicolas Ligneul a lui fait état de certains cas sordides afin de faire mesurer aux sénateurs présents la barbarie des actes perpétrés par les forces russes, des victimes qu'il défend auprès de la Cour Pénale Internationale. La juriste Lyubov Smachylo de l'ONG Media initiative for human rights a enfin évoqué le climat de peur que de telles violences font régner au sein du territoire ukrainien, particulièrement au sein des territoires conquis par les forces armées russes. Revivez ces échanges.
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Politique