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Bonjour chez vous !
Julien Denormandie, ingénieur agronome et ancien ministre de l'Agriculture et du Logement était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir à l'actualité bouillonnante autour des agriculteurs français : traités de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, baisse budgétaire de la Politique Agricole Commune et épidémie de dermatos... e nodulaire. Également auteur de « Le Chant du Sol », Julien Denormandie espère remettre la qualité du sol au centre des considérations politiques sur notre production agricole. Julien Denormandie déplore que « la seule résolution au niveau international sur le sol, c'est cette journée internationale du sol le 5 décembre avec le roi de Thaïlande. Alors c'est très bien de l'avoir fait, c'est une forme de considération, mais on est très éloignés de la réalité de nos politiques (...). Les seuls qui avaient tenté de remettre le sol au centre des politiques économiques, ce sont les physiocrates, on en est très loin aujourd'hui. Qu'est-ce que le sol aurait dit au salon de l'Agriculture ? Probablement `écoutez-moi'. Tout ce que le sol a enterré on a essayé de le sortir, le pétrole, même des virus avec la fonte des glaces au nord, alors que le sol nous avait dit qu'il était bien de le laisser là. Et à l'inverse, tout ce qu'il nous redonne, l'eau, l'oxygène, on devrait peut-être l'utiliser avec parcimonie ». Julien Denormandie explique les difficultés qu'ont les politiques à trouver des solutions à la question agricole face à la diversité des cas et des crises sur le terrain : « On devrait parler de `nos agricultures', même de `nos territoires agricoles'. Aujourd'hui vous avez des territoires ou des productions en souffrance, parfois les deux. Par exemple, la crise céréalière dans les zones intermédiaires, due à des causes structurelles sur la qualité du sol, mais aussi à des raisons économiques avec le cours de matières premières et les prix des intrants. Il faut accepter cette complexité et apporter des réponses territoire par territoire et filière par filière. Sur les syndicats, ce sont parfois des visions qui s'opposent. Mais ça fait partie de la beauté d'une démocratie. Mais il y a quand même une vision partagée dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs ».
Publié le
Thématique
Politique
Présentateur
Oriane Mancini
Durée
24mn
Disponibilité
Jusqu'au 27/05/2026
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Julien Denormandie : « Il y a une vision commune dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs »
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