Municipales 2026 : le grand test avant 2027
Gauche divisée, percée du Rassemblement national, retour de la droite dans de nombreuses villes moyennes ou encore échec des alliances LFI-PS, ces élections municipales ont marqué un tournant dans l’équilibre politique local révélant une France fragmentée au sein de territoires contrastés. Et pour certains, la campagne était déjà révélatrice... des rapports de force en vue des présidentielles de 2027. Pour débattre autour des résultats de ce second tour : Matthieu Valet, député européen et porte-parole du Rassemblement National, Chloé Ridel, députée européenne (PS), Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône et Laure Darcos, sénatrice (Les Indépendants) de l'Essonne étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez vous ». La députée européenne (PS) estime que le parti socialiste a réussi son pari ce dimanche. Elle déclare : « La gauche que nous représentons au Parti socialiste a démontré sa force en gardant des villes comme Paris, Marseille, Montpellier, Nantes, Lille. Mais aussi en allant chercher des conquêtes à la droite à Amiens, Saint Etienne, Pau, etc. C’est l’union de la gauche derrière les socialistes qui a montré son efficacité hier soir. Il y a des pertes, mais comparées à celles que nous avons gagnées, la soirée était très bonne pour notre parti. » Pour le porte-parole du Rassemblement national Matthieu Valet, les résultats de ces élections vont permettre au parti une progression considérable dans leur conquête de sièges au Sénat : « On passe de 1 500 conseils municipaux à 3 000. Mais c’est peut-être ici au Sénat que nous allons faire des élus supplémentaires. Vous ne nous attendez pas au rendez-vous, mais on espère avoir de nombreux sénateurs. On espère convaincre les collectivités locales et toutes celles et ceux qui veulent un groupe au sénat et que le RN soit représenté, c’est important. » Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône souligne l’aspect complexe des alliances. Il précise : « J’observe que là où la gauche est unie, nous, nous sommes divisées. Quand nous sommes nous-même unis et la gauche divisée, nous gagnons. Donc déjà, nous gagnons. A un moment donné, il faudra faire quelque chose. (...) On ne peut pas dire qu’on ne veut pas l’union des droites, et ne pas être capable de faire l’union de la droite et du centre. C’est l’un ou c’est l’autre. Il faut choisir. » Enfin, dans cette campagne municipale, la sénatrice (Les indépendants) de l'Essonne Laure Darcos déplore la nationalisation des enjeux : « Je trouve que nous avons extrêmement politisé cette campagne municipale, alors qu’au fond il fallait faire du terrain, du porte-à-porte. Ceux qui ont gagné sont ceux qui se sont retrouvés à parler de politique de proximité. C’est normal c’est le jeu, la presse et les médias, mais au fond je pense que c’était cette conclusion aussi. Avoir surinterprété, surpolitisé certains combats, finalement ça les a fait perdre les uns et les autres.
Publié le
Thématique
Politique
Présentateur
Oriane Mancini
Durée
50mn
Disponibilité
Jusqu'au 21/06/2026
Les derniers épisodes
Voir l'émissionPolitique | Le
Bruno Cautrès : « Dans ces municipales, il y a des gagnants numériquement et politiquement »
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