Ce dimanche 20 septembre l’AfD a une nouvelle fois triomphé dans les élections régionales allemandes. Deux semaines après la Saxe-Anhalt, c’est dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale que le parti d’extrême droite a devancé le parti du chancelier Friedrich Merz, de plus en plus affaibli. Où s’arrêtera la montée de l’extrême dr...oite ? Pour en débattre Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Françoise Degois, éditorialiste politique.
« L’extrême droite a toujours fait son nid sur l’incapacité des gouvernants », affirme l’éditorialiste qui estime que « la fièvre nationaliste » prend sa force dans un mal-être social ressenti dans certains pans de la société. Face au déclassement sur le plan international et à la crise économique, des discours jouant sur le ressort de la fierté nationale peuvent facilement séduire.
Un constat sur lequel s’accorde Yves Thréard, qui estime toutefois que le « désir de radicalité » au sein de la population ne concerne pas seulement l’extrême droite mais aussi l’extrême gauche. Il pointe notamment la percée du parti Die Linke aux élections régionales allemande à Berlin.
Pris en étau entre les extrêmes, les partis de gouvernement semblent souvent incapables de fournir une alternative. Cependant, comme ils le soulignent, il existe des exemples notables comme la Suède, où la social-démocratie a gagné, en répondant à la demande électorale.