Au XIXe siècle, toute la Bretagne se met au travail. Alors que la pêche et la broderie s'industrialisent, les femmes rejoignent les travailleurs dans des métiers jusqu'alors traditionnellement masculins. À Douarnenez, les conserveries de sardines se multiplient et accueillent des Bretonnes travaillant jusqu'à 72 heures par semaine. Les « penn sardin »..., comme on les appelle, ont marqué le Finistère tant par leur productivité que par leurs revendications sociales. À Pont-l'Abbé, au sud de Douardenez, les femmes s'approprient le travail de la broderie pour confectionner les célèbres coiffes bigoudènes. Un patrimoine fragile, transmis encore aujourd'hui de brodeuse en brodeuse.