Sens Public du 1er avril 2026
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Le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Si le gouvernement souhaite faire appliquer la mesure dès septembre, il redoute que la version adoptée par les sénateurs ne soit rejetée pour cause de non-conformité avec le droit européen. Certains sénateurs contestent : « c’est parole contre p... arole », a déclaré, Laurent Lafon, président (Union centriste) de la commission de la culture du Sénat. Mais cette proposition de loi risque également d'être inconstitutionnelle. Elle atteindrait potentiellement les libertés et les droits de l'enfant. Du côté de l'Australie et de l'Indonésie, des mesures similaires ont déjà été prises. Cependant, les mineurs réussissent à contourner l'interdiction et remettent ainsi en cause l'efficacité d'une telle mesure. Peut-on protéger nos enfants des contenus dangereux pour leur santé mentale ? Comment une telle mesure sera-t-elle appliquée en France ? Les condamnations récentes des géants d’internet aux États-Unis vont-elles les obliger à modérer enfin ces images dévastatrices ? On en débat avec Laurent LAFON, sénateur Union centriste du Val-de-Marne et président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport, Julie GROFFE-CHARRIER, maître de conférences à l’université Paris-Saclay et spécialiste du droit du numérique et du droit de la propriété intellectuelle et Samuel COMBLEZ, psychologue et directeur général adjoint de l’association e-Enfance. En deuxième partie d'émission, Sens Public s'intéresse au cadmium. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié il y a une semaine, un rapport sur la surexposition des Français au cadmium. Présent notamment dans notre alimentation, ce métal lourd comporte de nombreux risques pour la santé. L'ANSES appelle à agir à court terme. Près de la moitié des adultes (47,6 %) présentent déjà un niveau de cadmium dans leur organisme dépassant les valeurs toxicologiques de référence. La hausse de l'exposition au cadmium s'explique par sa forte teneur dans les fertilisants phosphatés d'origine marocaine. Depuis 2019, l’agence sanitaire préconise de diminuer ce seuil de 20 mg par kilo. La France autorise encore jusqu’à 90 mg. Pourquoi sommes-nous plus exposés en France ? Quels sont les risques pour la santé ? Comment ce métal lourd se retrouve-t-il dans nos assiettes ? On en parle avec Marc-André SELOSSE, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle, membre de l’Académie d'Agriculture de France et auteur « De la biodiversité comme un humanisme » paru au Seuil, Stéphane MANDARD, journaliste au Monde et Matthieu SCHULER, directeur général délégué à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire), en charge du pôle « Sciences pour l'expertise ».
Publié le
Thématique
Société
Présentateur
Thomas Hugues
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