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Manuel Bompard : « Les marges de raffinage ont été multipliées par 4 depuis le début de la guerre »
Bonjour chez vous !
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a repoussé l’étude du texte qui prévoyait d’étendre la dérogation de travail au 1er mai, à certains commerces de proximité comme les fleuristes. La proposition de texte présentée par le groupe Union centriste au Sénat et soutenue par Gabriel Attal est au cœur de notre débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». La sénatrice (LR) de l'Isère Frédérique Puissat est catégorique : « Nous ne touchons pas au 1er mai. Il y a trois articles dans le Code du Travail qui concernent le 1er mai (…) Je rappelle que les employés des EHPAD, des hôpitaux travaillent le 1er mai. Il y a déjà des gens qui travaillent ce jour. » Bernard Jomier, sénateur de Paris, membre de Place Publique, estime que cette ‘manœuvre parlementaire’ était trop précipitée. Il déclare : « Ce n’est pas un ‘licence to kill’ le 1er mai. Le 1er mai est un symbole au-delà de la journée du 1er mai, qui date du XIXe siècle et qui parle fortement à une grande partie de l’opinion publique. Et si on veut toucher au 1er, il faut que chacun expose sa vision. Quand il y aura des élections, que le chef de l’État, la prochaine majorité parlementaire disent ce qu’ils veulent faire avec cette journée-là. Et les Français jugeront.» De son côté, le directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA Stéphane Zumsteeg souhaite analyse la stratégie politique des uns et des autres : «Le véritable perdant ici, c’est Gabriel Attal. Il y a une multiplication de maladresses qui n’ont pas fonctionné, déjà le choix du 1er mai, ce n’est pas un sujet qui captivait les Français. Et deuxièmement, c’est cette impression de ce passage en force. Les Français gardent des séquelles du passage en force pour la réforme des retraites. »
Sens Public