Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne demande à la France de poursuivre son « assainissement budgétaire ». Il revient aussi sur le conflit social qui entoure la loi Travail. « La France a une culture d’explication interne que n’ont pas les autres pays européens » selon lui
Invité inhabituel du 99ème salon des maires de France, porte de Versailles, Jean-Claude Juncker aurait d’ailleurs pu ne pas venir. La faute des grèves et des blocages : « Je n’ai pas osé prendre le train…Les trains français sont un moyen de transport qui ne sont pas l’heure où nous sommes….j’ai pris l’avion de Luxembourg, 40 minutes de vol mais j’ai passé en voiture 1heure et demie pour venir de l’aéroport jusqu’ici… » note l’ancien Premier ministre du Luxembourg.
Mais « c’est la France » comme le dit Jean-Claude Juncker qui développe un peu sa vision de cet Etat membre, qui, a le croire, diffère des autres : « C’est la France de toujours. La France a une culture d’explication interne que n’ont pas les autres pays européens mais c’est une démarche française sur laquelle je n’ai pas envie de porter un commentaire ». (voir la vidéo ci-dessous)
Cela étant dit, le président de la Commission européenne reprend son rôle et même « si la Commission n’est pas très populaire », il enjoint la France à poursuivre « les réformes structurelles », son « assainissement budgétaire » et la « relance de l’investissement ». « Nous sommes en panne de croissance car nous sommes en panne d’investissements d’où d’ailleurs le plan d’investissement européen qui essaie de remédier à cette situation des plus déplorables » conclut-il.
Le pacte de stabilité de l’Union européenne impose aux Etats membres de ne pas dépasser les déficits publics de plus de 3% du PIB. Il n’y aura pas de « flexibilité à l’interprétation du pacte » pour la France prévient Jean-Claude Juncker. « La France doit continuer son assainissement budgétaire, la France doit absolument être en dessous des 3% en 2017 et puis nous verrons. À la France je ne cesse de donner des dérogations, il faut sortir des dérogations un jour » prévient-il. Et à la question, pourquoi avoir donné des dérogations à la France ? « Parce que c’est la France, la France de toujours » répond-t-il. Décidément…






