Les sénateurs ont adopté en deuxième lecture le projet de loi qui doit réduire la durée d'indemnisation de l'assurance chômage en cas de rupture conventionnelle. Fruit d’un accord signé par les partenaires sociaux, le texte avait rejeté en première lecture à l’Assemblée nationale.
Le gouvernement a transmis aux organisations syndicales et patronales représentatives un premier texte, pour transposer une directive européenne en matière de rémunération. Le texte vise à mieux lutter contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, à travail égal. Le texte, qui doit encore être finalisé, doit normalement être adopté au début de l’été au Parlement, mais la densité de l’agenda parlementaire rendra le respect de cette échéance compromis.
Sous la pression des syndicats et de la gauche, qui menace du dépôt d’une motion de censure, Matignon a décidé de ne pas convoquer, « à ce stade », de commission mixte paritaire sur le texte sur le 1er mai. Cette proposition de loi d’origine sénatoriale vise à permettre aux boulangers ou fleuristes de travailler en ce jour traditionnellement chômé. Un « retournement de situation » que la députée Prisca Thévenot, proche de Gabriel Attal, juge « incompréhensible ».
Jean-Pierre Farandou a détaillé les grandes lignes de sa feuille de route devant les sénateurs ce 9 avril. Son programme est marqué par la recherche « d’efficience » dans les dépenses. L’ancien PDG de la SNCF regrette par ailleurs les « rustines » des textes budgétaires 2026, et certains arbitrages.
Les sénateurs ont adopté ce 1er avril le projet de loi qui transcrit dans le code du Travail l’accord national conclu par les partenaires sociaux fin février. L’indemnisation pour les demandeurs d’emploi de moins de 55 ans, issus d’une rupture conventionnelle, sera désormais possible pour une durée de 15 mois, contre 18 mois actuellement.
Alors que les négociations sur l’assurance chômage approchent de leur terme, la numéro 1 de la CFDT pointe du doigt les demandes des organisations patronales. « Elles veulent faire un maximum d’économies. Nous, on veut régler les problèmes, notamment liés à la rupture conventionnelle », avance Marylise Léon.