Au lendemain des frappes contre des sites pétroliers et gaziers dans le Golfe, le conflit entre l’Iran et Israël et les Etats-Unis entre dans une nouvelle phase. Ce jeudi, les prix du gaz et du pétrole ont flambé atteignant des niveaux inédits depuis le début de la guerre.
Quelques heures seulement après la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion dans une base kurde du nord de l’Irak, le groupe Ashab al-Kahf a menacé de s’en prendre aux intérêts français. Un quasi aveu de culpabilité qui interroge sur les motivations de cette milice armée pro-iranienne présente en Irak.
Emmanuel Macron a réaffirmé vendredi, après la mort d'un soldat français au Kurdistan irakien, que « la position de la France est purement défensive » face à la guerre au Moyen-Orient et que « rien ne saurait justifier, jamais, qu'on s'en prenne à elle ». Le chef de l’Etat a indiqué qu'il s'entretiendrait « dès le début d'après-midi » avec le Premier ministre irakien.
La France a annoncé la mort d'un de ses soldats au Kurdistan irakien, le premier depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, où Iran et Israël poursuivent leurs frappes vendredi matin
Très dépendantes de l’approvisionnement des productions d’hydrocarbures des pays du Golfe, de nombreuses économies d’Asie, en particulier dans le Sud-Est, sont particulièrement sensibles à la hausse des coûts de production et de transports. Arrêts de chaînes de production ou développement du télétravail dans les administrations, la fièvre sur le marché de l’or noir déstabilise une région très peuplée et clé dans la croissance mondiale.
Au premier jour des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, une école pour filles située à Minab, au sud de l’Iran, a été bombardée. Les autorités iraniennes dénombrent plus de 175 victimes, très majoritairement des jeunes filles âgées de 7 à 12 ans. Jusqu’à présent, les Etats-Unis et l’Iran se rejetaient respectivement la responsabilité de cette frappe. Les conclusions de l’enquête préliminaire du Pentagone confirme cependant la responsabilité américaine.