LR réalise une série de prises dans les petites et moyennes villes, reconduisant un nombre important de sortants dès le premier tour. Selon Bruno Retailleau, le parti « s’est renforcé », mais le parti réalise des scores décevants à Paris et Marseille. Une autre campagne commence désormais, avec les stratégies complexes d’entre-deux-tours.
Réélections dès le premier tour à Perpignan, Hénin-Beaumont ou Fréjus, percées à Toulon et Nice, et duel serré à Marseille : le Rassemblement national confirme sa progression lors du premier tour des municipales 2026. Porté par ses récents succès électoraux, le parti à la flamme cherche désormais à transformer cette dynamique en conquêtes locales durables, à un an de la présidentielle de 2027.
Percée de LFI, dilemme des alliances pour le PS et les écologistes, le RN bien placé à Marseille et Toulon, la droite résiste dans les villes moyennes, Edouard Philippe bien parti pour conserver le Havre et maintenir sa candidature à la présidentielle… On fait le point sur les enseignements du premier tour des élections municipales.
Au soir du premier tour des municipales 2026, le paysage politique des grandes métropoles françaises oscille entre continuité et secousses majeures. Si la plupart des maires sortants résistent, beaucoup sont désormais talonnés par leur challenger. Dans de nombreux cas, LFI s’impose comme la troisième force. De Paris à Marseille, en passant par Nice, Lyon ou Bordeaux, tour d’horizon des résultats et des rapports de force avec les estimations Ipsos-BVA pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, affirme que le PS est « en mesure de l’emporter » dans de nombreuses grandes villes. Mais les socialistes doivent faire face aux gros scores de LFI dans plusieurs communes, notamment à Lille et Toulouse, où LFI devance le PS, mettant les socialistes sous pression. « Il n’y aura pas d’accord national entre le PS et LFI », répète le numéro 1 du PS. Les « 350 maires socialistes réélus » dès le premier tour, rappellent cependant la bonne implantation locale du PS.
Les premières estimations placent Edouard Philippe assez confortablement en tête dans son fief du Havre, où il joue son avenir politique. Devant la triangulaire qui s’annonce au second tour face à la gauche et au RN, il a appelé « au plus large rassemblement possible ».