Grand vainqueur des élections européennes, le Rassemblement national a été pris au dépourvu par la dissolution de l’Assemblée nationale. Avec 31,5 % des voix, le RN est arrivé en tête dans plus de 90 % des communes de France dimanche soir. De quoi envisager sereinement les résultats des législatives anticipées ? Pas si sûr. Explications
Après la lourde défaite de la majorité aux élections européennes, le président de la République a annoncé, dans une allocution solennelle de 5 petites minutes, dissoudre la chambre basse du Parlement, annonçant dans la foulée la convocation de nouvelles élections législatives, les 30 juin et 7 juillet prochains. Le mécanisme, déclenché à cinq reprises depuis 1958, n’a cependant pas toujours été couronné de succès pour le pouvoir en place. Retour sur ces cinq précédents.
Poussés dans une campagne à laquelle ils ne s’attendaient pas, Les Républicains tentent de se remettre en ordre de bataille et d’affiner leur stratégie. Alors que le parti est profondément divisé, les dirigeants de LR rejettent la stratégie d’alliance avec Emmanuel Macron.
Le déclenchement de l’article 12 de la Constitution par le président de la République a grandement fait réagir en Europe et outre-Atlantique, surpassant parfois même les résultats des élections européennes dans les pays concernés. Pour la plupart des quotidiens, les critiques pleuvent sur le chef de l’Etat français, qu’ils accusent de « prendre l’Europe en otage ».
En annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron a bouleversé le calendrier politique de ces prochaines semaines. Des élections législatives seront convoquées le 30 juin et le 7 juillet. En attendant, à quoi vont ressembler ces prochaines semaines ? Voici le calendrier.
Après le large succès du RN au scrutin de dimanche, retour sur les motivations des électeurs pour voter ou s'abstenir avec notre enquête IPSOS, réalisée pour France Télévisions, Radio France, France24/RFI, Public Sénat/LCP Assemblée Nationale*.
Après le bon score de la liste socialiste aux élections européennes (14 %), Pierre Jouvet, porte-parole du PS, appelle à l’union entre les formations politiques de gauche et écologistes.
La dissolution de l’Assemblée nationale met fin à la législature. Le Sénat, lui, ne peut être dissous. La Haute Assemblée a décidé en conférence des présidents de suspendre ses travaux.
Après le résultat des européennes et le faible score de la liste de la majorité présidentielle, l’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale a relancé les débats sur la stratégie à adopter face au Rassemblement national. Pour François Patriat, seul un candidat du bloc central est en mesure d’empêcher le RN d’accéder au pouvoir.
L’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale met la gauche face à ses responsabilités. La France Insoumise, les communistes et les écologistes appellent au rassemblement. Du côté du PS, en tête à gauche aux élections européennes, on pose comme condition d’être au cœur de cette nouvelle alliance.
L’annonce surprise de la dissolution, après des élections européennes qui ont placé l’extrême droite au plus haut, va certainement politiquement chambouler le pays. Entre « risque politique majeur », selon Pascal Perrineau, « calcul de l’Elysée » qu’explore Philippe Moreau Chevrolet ou « aveu de défaite terrible de l’exécutif », souligne Bruno Cautrès, éléments d’analyse sur ce coup de tonnerre.
L’institut Ipsos publie une sociologie électorale des résultats de l’élection européenne de 2024. Si ceux qui votent sont à une large majorité les plus de 70 ans, les 25-34 ans sont ceux qui s’abstiennent le plus.
Selon les projections du Parlement, la droite européenne du PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux conservent la majorité. Les deux groupes d’extrême droite gagnent également des sièges. Plombés par les mauvais résultats des écologistes, les groupes de gauche chutent.
L’annonce de législatives anticipées a pris de court la classe politique, alors que le Rassemblement national est arrivé largement en tête des élections européennes ce dimanche soir. Quelques heures après l’annonce du président de la République, l’hypothèse d’une coalition face à l’extrême droite est loin de faire l’unanimité chez les élus interrogés par Public Sénat.
Les premiers résultats tombent dans les 26 autres États de l’Union européenne. Partout, les partis de droite et d’extrême droite sont donnés en tête des suffrages ; les partis écologistes sont en net recul.
Un camouflet avec des conséquences politiques très lourdes. Après la déroute subie par la majorité présidentielle lors du scrutin du dimanche, le président de la République a annoncé déclencher l’article 12 de la Constitution, dissolvant derechef l’Assemblée nationale, et la programmation des futures élections législatives les 30 juin et 7 juillet prochain. Décryptage des implications d’une telle décision.
Reconnaissant le mauvais score de la liste du camp présidentielle aux européennes, Emmanuel Macron a annoncé son intention de dissoudre l’Assemblée nationale. Depuis le QG du Rassemblement national, Marine Le Pen lance un appel pour former une majorité autour de son parti.
La liste de Valérie Hayer a recueilli 14,5 % des voix contre 31,5% pour le Rassemblement National de Jordan Bardella. Une défaite pour le camp macroniste qui avait fait de la lutte contre l’extrême droite une priorité.
La liste du Rassemblement national remporte largement ces élections européennes avec 31,37 % des suffrages, loin devant Valérie Hayer qui recueille 14,6 % des voix. En troisième position, la liste de Raphaël Glucksmann est au coude à coude avec la candidate de la majorité présidentielle.
La liste PS-Place Publique manque son pari de doubler la majorité présidentielle, qui occupe la seconde place avec 16 % des voix. Raphaël Glucksmann sort cependant en tête des listes de gauche, de quoi peut-être rebattre les cartes en vue de 2027. Pour le PS, après l’échec de la présidentielle, ce score est une petite victoire en soi.