La pétition du président de la Fédération nationale des chasseurs, déposée sur le site du sénat, et réclamant des mesures à l’encontre des associations « qui utilisent des moyens illégaux contre des activités légales » - manière de viser implicitement certains collectifs anti-chasse -, a rassemblé plus de 100 000 signatures en moins de six mois. Le règlement du Sénat impose désormais que les élus se saisissent de ce texte pour envisager d’éventuelles suites parlementaires.
Les principaux syndicats du rail ont déposé pour le 6 juillet un préavis de grève, en marge des négociations pour obtenir une hausse générale des salaires. Sur Public Sénat, le président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou estime que le mouvement n’aura qu’un impact limité par sa durée, et ne perturbera pas les grands départs en vacances des week-ends suivants.
Selon les résultats du baromètre mensuel Odoxa Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale, le président de la République et la Première ministre plongent dans l’opinion respectivement de 6 et 10 points. En face, les leaders de l’opposition, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon s’envolent. Le chef de file des Insoumis glane 36 % d’opinions positives, mais c’est la cheffe du Rassemblement national qui domine avec une hausse de popularité spectaculaire (12 % en 2011 contre 40 % aujourd’hui). Cependant, la Nupes et le RN continuent à apparaître comme une menace démocratique.
Le chef de file des députés LR à l’Assemblée nationale affirme vouloir s’installer dans une « opposition d’intérêt général » et rejette l’idée d’une coalition avec le gouvernement. Sur Public Sénat, il évoque « une coopération inédite pour un gouvernement qui n’a pas respecté le Parlement » lors du précédent quinquennat.
Au cours d’une conférence de presse organisée ce lundi 27 juin, Amnesty International exhorte la France de modifier sa législation afin de permettre la poursuite et le jugement de crimes internationaux commis à l’étranger. Face à l’ampleur des crimes commis par l’armée russe en Ukraine, plusieurs responsables associatifs demandent à Paris d’accentuer ses efforts dans « la lutte contre l’impunité. »
Le projet de loi du gouvernement sur le pouvoir d’achat commence à se dessiner. Insuffisantes pour la gauche, trop dépensières pour la droite, floues pour tout le monde, ces mesures sont loin de faire l’unanimité au Sénat et annoncent des débats houleux dans un Parlement où l’exécutif va devoir composer avec les oppositions, et notamment la majorité sénatoriale.
Protéger le droit à l’avortement en l’inscrivant dans la Constitution, c’est une demande de longue date de la gauche. C’est désormais le souhait de la majorité, qui en réaction à la décision de la Cour Suprême américaine, annonce-t-elle aussi le dépôt d’une proposition de loi. La droite sénatoriale dénonce « un coup politique ».
Dans une tribune au Figaro, les présidents du groupe LR au Sénat et à l’Assemblée nationale motivent leur refus d’un accord politique avec l’exécutif. Après l’appel d’Emmanuel Macron aux oppositions pour se positionner sur son programme, les parlementaires LR disent vouloir juger sur pièces, « texte par texte » et s’imposer comme « une opposition d’intérêt général ».
Privé de majorité absolue, le président de la République va devoir rompre drastiquement avec sa méthode de gouvernement, fondée jusqu’à présent sur une certaine verticalité. Les consultations que sa Première ministre doit mener auprès des oppositions pourraient amorcer la mise en place d’une culture du compromis, plutôt étrangère à un régime présidentiel. Si les discussions aboutissent, elles peuvent aussi renforcer le rôle d’Élisabeth Borne dans les mois à venir.
Après la décision de la Cour suprême des États-Unis de révoquer le droit à l’avortement de la Constitution, la nouvelle cheffe de file des députés Renaissance, Aurore Bergé annonce une proposition de loi pour inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. En 2017, le groupe communiste du Sénat avait déposé un texte similaire et à l’époque le gouvernement il n’y était pas favorable.
Le groupe socialiste du Sénat s’apprête à déposer à son tour une proposition de loi pour inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. Les élus PS proposent d’inscrire « l’égal accès à l’IVG et à la contraception dans le préambule du 27 octobre 1946 qui garantit les droits fondamentaux ».
Pouvoir d’achat, éducation, santé, réforme des retraites, droit à l’IVG… Au micro de Public Sénat, la députée de la majorité Maud Bregeon, porte-parole de Renaissance, évoque ces dossiers sur lesquels le camp présidentiel est susceptible de construire des majorités avec ses oppositions.
Et si pour comprendre comment la colonisation s’est imposée, comment la domination s’est construite, il fallait retourner au point de départ en retrouvant « ce moment d’incertitude où des colonisateurs arrivent et comment tout bascule » ? C’est le travail mené par l’historienne Camille Lefebvre, auteure de « Des pays au crépuscule - Le moment de l’occupation coloniale (Sahara-Sahel) » Ed. Fayard.Un travail récompensé cette année par le XXe Prix du Sénat du livre d’Histoire qu’elle présente dans « Livres & vous » sur Public Sénat aux côtés du président du jury, l’historien Jean-Noël Jeanneney.
Quel est le point commun entre « Mademoiselle chante le blues » de Patricia Kaas, « Elle préfère l’amour en mer » de Philippe Laville, « Petite Fille du soleil » de Christophe ou encore « On va s’aimer » de Gilbert Montagné ? Toutes ces chansons, que chacun a déjà fredonné, ont été écrites par un seul homme, Didier Barbelivien. Cette semaine, au micro de Rebecca Fitoussi, ce faiseur de tubes se livre sur son parcours mais aussi sur le regard qu’il porte sur le monde.
A l’issue du conseil européen ce jeudi 23 juin, l’Ukraine et la Moldavie ont obtenu le statut de candidat à l’Union Européenne. Mais du côté des Balkans occidentaux, candidats à l’adhésion de l’UE depuis plusieurs années, le dossier peine à avancer. Cette semaine dans « Ici l’Europe », le Premier ministre albanais, Edi Rama, revient sur les enjeux liés à l’intégration de son pays au sein de l’Union Européenne.
Conséquence directe de la guerre en Ukraine et des sanctions infligées par les 27 à la Russie, les économies européennes font face à une forte inflation, les prix de l’énergie s’envolent et le spectre de la récession plane. Deux eurodéputés cette semaine dans « Ici l’Europe » livrent leur analyse sur cette guerre qui est aussi un terrain d’affrontement économique.
C’est un revirement inédit dans l’histoire américaine. La Cour suprême a annulé ce vendredi 24 juin l’arrêt Roe v. Wade, qui protégeait constitutionnellement le droit à l’avortement depuis 50 ans. Cette décision laisse à chaque Etat américain la possibilité d’interdire ou non l’IVG.
Ce vendredi 24 juin, les États membres du traité sur la Charte de l’énergie (TCE) publient une version modernisée de cet accord politique. Mais ce traité est accusé par les activistes et les climatologues d’empêcher les États de mener des politiques climatiques ambitieuses, sur lesquelles ils se sont aussi engagés.
Invité de l’émission Extralocal, Julien Bayou est revenu sur l’épineux sujet de la présidence de la commission des Finances sous la prochaine législature. Le député écologiste de Paris estime que le poste reviendra à la Nupes et « évidemment » à LFI, en évoquant le nom d’Éric Coquerel, plutôt que celui de Valérie Rabault.
Plus de 120 élus, parmi la nouvelle Assemblée nationale, endossent déjà des fonctions ou occupent un mandat que la séparation des pouvoirs, ou la loi de 2014 sur le non-cumul, rend incompatible avec le rôle de député. Ils ont encore jusqu’au 19 juillet pour clarifier leur situation.