Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».
Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.
À un an de la présidentielle, les résultats des élections municipales offrent un premier aperçu des forces et faiblesses des principaux partis, sans pour autant prédire ce que va donner la bataille pour 2027. Entre ancrages locaux solides et fragilités stratégiques, la droite (LR), la gauche (PS, LFI), le centre et l’extrême droite (RN) dessinent un paysage fragmenté et incertain, où chaque camp commence déjà à se positionner pour 2027.
Après les résultats en demi-teinte des socialistes aux élections municipales, la position d’Olivier Faure est fragilisée. Le bureau national du PS, mardi soir va tourner au règlement de compte. Lors de la réunion de groupe des sénateurs PS, ce matin, plusieurs élus ont invité le premier secrétaire à tirer les conséquences de l’échec global des alliances avec LFI.
La stratégie d’alliance du Parti socialiste avec La France insoumise dans certaines grandes villes dans l’entre-deux tours des municipales divise au sein des troupes d’Olivier Faure. Le Premier secrétaire est lui-même critiqué par plusieurs figures de la formation de gauche, comme François Hollande ou Boris Vallaud. « On a fait sans La France insoumise dans 95% des endroits de ce pays », tempère de son côté l'eurodéputé et secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, sur Public Sénat.
Le maire sortant Benoît Payan a été largement réélu dimanche 22 mars à Marseille face au Rassemblement national. Si l’extrême droite échoue à conquérir la deuxième ville de France, elle confirme néanmoins une progression durable dans le paysage politique local, au détriment de LR.
Malgré des résultats globaux plutôt bons, c’est l’heure des comptes au PS. Les opposants au premier secrétaire dénoncent l’échec des listes PS/LFI au second tour des municipales. Au moment où Boris Vallaud lui-même, allié d’Olivier Faure lors du congrès, dénonce « l’ambiguïté stratégique » du PS, les regards se tournent vers le bureau national, ce mardi. « Il va se passer des choses », prévient un opposant. « Ça va être chaud », assure un autre anti-Faure…
En 2025, dans l’émission « Il était une loi » de Public Sénat, l’ancien Premier ministre, Lionel Jospin, décédé ce lundi à l’âge de 88 ans, revenait sur le parcours d’un de ses engagements en arrivant à Matignon : favoriser l’égal accès aux femmes et aux hommes aux mandats électoraux.
Sur les chaînes parlementaires LCP et Public Sénat, l’ancien ministre de l’Agriculture et ami de Lionel Jospin, Jean Glavany a rendu hommage à « l’un des grands piliers de la conquête du pouvoir du PS ».
L’ancien Premier ministre de la dernière cohabitation à ce jour, Lionel Jospin est décédé ce lundi 23 mars à l’âge de 88 ans. Artisan de la « gauche plurielle » qui a vu naître le PACS, les 35 heures, était l’une des dernières figures socialistes, salué aujourd’hui par son camp et au-delà.
L’ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l’âge de 88 ans. Les hommages venus du parti à la rose affluent depuis l’annonce de sa disparition. « C'était un grand homme de gauche » salue ce lundi 23 mars Chloé Ridel, eurodéputée PS, sur l’antenne de Public Sénat.
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a estimé lundi que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche » et que des villes, comme Toulouse et Limoges, auraient été gagnées lors des élections municipales sans ses « outrances » et « dérives antisémites ».