Après quasiment trois jours de conflit dans le Golfe Persique, et de ripostes iraniennes mettant à l’arrêt une grande partie de l’écoulement de la production d’hydrocarbures de la région, plusieurs spécialistes jugent la réaction des cours limitée pour le moment. En cas de prolongation du conflit ou de destructions d’infrastructures de production, les cours pourraient être propulsés à des niveaux bien plus élevés.
À moins de deux semaines du premier tour des élections municipales, le point sur les rapports de force dans cinq grandes villes avec les dernières enquêtes d’opinion.
Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.
En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.
Parlant de « dimension européenne des intérêts vitaux de la France », le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre en place, avec l’Allemagne notamment, une « dissuasion avancée » qui sera « une démarche progressive ». Il n’y aura cependant « pas de partage de la décision ultime » d’engager l’arme nucléaire, qui restera à la France. Le Président a de plus « ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal », qui sont aujourd’hui à moins de 300.
Pour sa première conférence de presse depuis le déclenchement des frappes américaines contre l’Iran, le ministre américain de la défense Pete Hegseth a tenu à rassurer face au spectre d’une « guerre sans fin », comme en Irak ou en Afghanistan. Assumant de passer outre les règles du droit international, il a défendu une opération visant à détruire définitivement les infrastructures nucléaires iraniennes.
Les bombardements américano-israéliens contre le régime de Téhéran placent l’ensemble du Moyen-Orient face à un engrenage dangereux. Du détroit d'Ormuz aux bases britanniques de Chypre, un effet domino menace l'équilibre global de la région. Interrogés par Public Sénat, les sénateurs alertent sur les répercussions sécuritaires et économiques. Ils appellent l’Elysée à consulter au plus vite les chefs de partis, les président de groupes, ceux des commissions parlementaires, ainsi que les présidents des deux assemblées pour fixer « une méthode, un cadre » diplomatique.
La France fait partie des neuf Etats qui possèdent l’arme nucléaire dans le monde. Développée sur décision du général de Gaulle dans les années 60, la dissuasion nucléaire française a ses spécificités. On fait le point pour comprendre le sens et le fonctionnement de cette arme à visée strictement défensive.
Dans une prise de parole consacrée ce lundi 2 mars à la situation explosive au Moyen Orient, le ministre des affaires étrangères a appelé le régime iranien à des « concessions et un changement de posture radical » face aux frappes israéliennes et américaines. Aux pays du Golfe touchés par la réplique iranienne, Jean-Noël Barrot déclare que « la France se tient prête à participer » à leur défense, alors que 400 000 Français se trouvent dans les pays concernés par l'embrasement de la région.
Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.
Depuis décembre 2023, les habitants de la métropole de Montpellier bénéficient de la gratuité des transports en commun. Une mesure saluée par une large partie de la population, mais décriée par la Cour des Comptes.
Depuis plus de 60 ans, avec ses chansons douces amères, il pose un regard critique sur nos sociétés. Et si certains disent que son style est naïf et que ses paroles sont enfantines, lui a toujours eu le sentiment d’alerter sur les travers de la société.
En janvier 2026, le Sénat a rejeté une proposition de loi socialiste visant à donner un véritable statut aux accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), en les intégrant à la fonction publique. Soutenue par l’ensemble de la gauche sénatoriale, dont la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly, très engagée sur ce sujet, cette proposition n’a pas abouti. Un nouveau revers pour les AESH, ces accompagnants piliers de l’école inclusive, mais aussi pour les milliers de familles d’enfants en situation de handicap.
En Franche-Comté, la maladie de Lyme frappe plus fort qu’ailleurs en France. Transmise par les tiques, elle laisse des familles entières dans l’errance médicale, entre symptômes invalidants et diagnostics incertains. Des malades se tournent vers l’Allemagne pour trouver des réponses, tandis que les spécialistes français alertent sur les risques des traitements prolongés. Au cœur de ce combat, le sénateur Jean-François Longeot (Union centriste), marqué par le calvaire d’un ami, se bat pour faire reconnaître cette maladie et accélérer la recherche.
Alors que le pays est une fois encore marqué par un piratage de grande ampleur, plusieurs sénateurs appellent à accélérer le renforcement de la protection numérique des organisations ce vendredi. Comme la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, membre de la Cnil.
Attaque contre les médias, soutien indéfectible à la Jeune Garde, mais surtout des propos ambigus qui prêtent le flanc aux accusations d’antisémitisme, Jean-Luc Mélenchon s’est mis à dos, une nouvelle fois, une grande partie des responsables politiques, après son discours lors d’un meeting à Lyon. De quoi rendre délicate des listes d’union de la gauche aux municipales.
Après deux années de débats budgétaires particulièrement houleux, le Sénat a adopté, ce jeudi 26 février, une proposition de réforme constitutionnelle qui clarifie le fonctionnement des mécanismes d’exception qui peuvent être activés lorsque la procédure parlementaire classique n’a pu aboutir.
Devant la commission d’enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs, Grand Frais a présenté la singularité de son modèle. L'enseigne a aussi dû se défendre sur plusieurs fronts sensibles.
Quatre nouveaux ministres intègrent le gouvernement ce 26 février, dont Catherine Pégard, conseillère d'Emmanuel Macron, à la Culture, en remplacement de Rachida Dati.
Adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, la proposition de loi visant à protéger les personnes menacées par les réseaux de criminalité organisée sera examinée au Sénat le 7 mai, à l’initiative du sénateur écologiste Guy Benarroche. Inspiré par l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, le texte entend combler un angle mort : protéger administrativement et socialement celles et ceux qui s’exposent en dénonçant le narcotrafic, sans être engagés dans une procédure judiciaire.