Arrivé en deuxième position de l’élection à Marseille, le candidat RN, Franck Allisio a déposé sa liste en vue du second tour. Le député des Bouches-du-Rhône affiche sa confiance avant le scrutin de dimanche.
Sous pression de sa famille politique, le candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a opéré lundi une fusion de sa liste avec celle de la candidate LR et MoDem Rachida Dati et annoncé qu'il se retirait de la course à l'Hôtel de ville.
Invité de la matinale de Public Sénat, le député de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel constate le succès de la stratégie électorale de la France insoumise et de la possibilité de nouer des accords avec le PS pour faire barrage aux candidats de droite ou d’extrême droite pour le second tour des élections municipales.
Après un premier tour où LFI a réalisé de bons scores, insoumis et socialistes réalisent une série de fusions ou de rapprochements locaux, à Toulouse, Limoges, Brest, Nantes ou Avignon. Absence d’accord en revanche à Paris et Marseille. Au PS, la séquence ravive les tensions internes, qui traversent le parti depuis le dernier congrès.
La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.
La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.
Grenoble, Toulouse, Lyon ou encore Paris, les résultats du premier tour ont réservé quelques surprises. Pour autant, faut-il pointer du doigt les instituts de sondage ?
La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.
Dans plusieurs grandes métropoles nationales ou régionales, le second tour des élections municipales du 22 mars sera à suivre de très. Sélection de treize scrutins qui s’annoncent décisifs.
Si la plupart des maires écologistes ont réussi à virer en tête au premier tour des municipales 2026, la poussée historique de La France insoumise et les bons scores de la droite et de l’extrême droite fragilisent leurs bastions. Ce lundi, ils sont nombreux à se retrouver au cœur d'un périlleux jeu de fusions, notamment pour conserver Lyon, Poitiers, Grenoble ou Strasbourg.
Invités de la matinale de Public Sénat, les sénateurs Olivier Paccaud (LR) et Rémi Féraud (PS) livrent leurs analyses sur le deuxième tour des municipales dans la capitale. Alors que LR mise sur « l’union des électeurs » de Pierre-Yves Bournazel et de Sarah Knafo autour de Rachida Dati, le PS croit en ses chances de victoire sans accord avec LFI.
Invités de la matinale de Public Sénat, le sénateur de Paris Rémi Féraud (PS) et le député européen écologiste David Cormand ont donné des points de vue très différents sur la nécessité de nouer des alliances avec LFI. Alors que le socialiste mise sur un vote utile favorable aux candidats socialistes, David Cormand appelle au rassemblement.
Au lendemain du premier tour des élections municipales, les tractations politiques vont bon train d’ici à la date limite de dépôt des listes pour le second tour mardi à 18 heures. A Lyon, Grégory Doucet a trouvé un accord avec LFI, tandis qu’à Marseille le maire sortant de gauche Benoît Payan a acté son refus de tout accord avec les insoumis, la LR Martine Vassal arrivée 3 ème se maintient. A Paris Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel fusionnent leurs listes, tandis qu'Emmanuel Grégoire a déposé la sienne sans LFI. Revivez l’essentiel de cette journée déterminante.
L'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo ( Reconquête! ), qualifiée de justesse pour le second tour des municipales à Paris, a appelé lundi la candidate de la droite Rachida Dati à accepter sa « main tendue », sans faire un « accord d'appareil ».
Listes en capacité de se maintenir au second tour, règles pour fusionner les listes, campagne officielle… Petit point technique sur l’entre-deux-tours, où la question de la fusion des listes doit se régler très vite et agite les QG politiques.
Le mouvement mélenchoniste enregistre une percée remarquée au premier tour des municipales, autant dans certaines communes de banlieue, à Saint-Denis ou Roubaix, que dans les grandes villes, où ses scores à deux chiffres font de lui un faiseur de roi parfois incontournable à gauche.
LR réalise une série de prises dans les petites et moyennes villes, reconduisant un nombre important de sortants dès le premier tour. Selon Bruno Retailleau, le parti « s’est renforcé », mais le parti réalise des scores décevants à Paris et Marseille. Une autre campagne commence désormais, avec les stratégies complexes d’entre-deux-tours.
Réélections dès le premier tour à Perpignan, Hénin-Beaumont ou Fréjus, percées à Toulon et Nice, et duel serré à Marseille : le Rassemblement national confirme sa progression lors du premier tour des municipales 2026. Porté par ses récents succès électoraux, le parti à la flamme cherche désormais à transformer cette dynamique en conquêtes locales durables, à un an de la présidentielle de 2027.
Percée de LFI, dilemme des alliances pour le PS et les écologistes, le RN bien placé à Marseille et Toulon, la droite résiste dans les villes moyennes, Edouard Philippe bien parti pour conserver le Havre et maintenir sa candidature à la présidentielle… On fait le point sur les enseignements du premier tour des élections municipales.
Au soir du premier tour des municipales 2026, le paysage politique des grandes métropoles françaises oscille entre continuité et secousses majeures. Si la plupart des maires sortants résistent, beaucoup sont désormais talonnés par leur challenger. Dans de nombreux cas, LFI s’impose comme la troisième force. De Paris à Marseille, en passant par Nice, Lyon ou Bordeaux, tour d’horizon des résultats et des rapports de force avec les estimations Ipsos-BVA pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.