Mardi soir, Chantal Jouanno a annoncé « se retirer du pilotage » du grand débat national, suite à une polémique concernant son salaire. La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) conserve toutefois son poste, mais « remet entre les mains du gouvernement [sa] rémunération. »
Le gouvernement veut s’inspirer des mesures contre le hooliganisme adoptées depuis une douzaine d'années pour faire face au phénomène des casseurs dans les manifestations de gilets jaunes. Des mesures qui permettent d'interdire l'accès des stades à des supporters violents. Matignon confirme à Public Sénat que le gouvernement reprendra, en la modifiant, la proposition loi anti-casseurs adoptée le 23 octobre au Sénat
Critiquée sur le montant de sa rémunération, la présidente de la Commission nationale du débat public touche en réalité un salaire proche de celui des autres présidents d'autorités administratives.
Avant même son coup d'envoi, le grand débat voulu par Emmanuel Macron démarre mal, avec le départ de son organisatrice Chantal Jouanno, critiquée pour son salaire élevé
Invité de l’émission « On va plus loin », Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, analyse le procès du cardinal Barbarin, jugé, avec cinq autres personnes, pour non-dénonciation d’agressions sexuelles.
A la faveur de la crise des gilets jaunes, l’idée d’un référendum reprend du galon. Il porterait sur la réforme des institutions et des mesures issues du grand débat. Mais au sein même du gouvernement, certains sont sceptiques. D’autant que le risque politique est fort.
Julien Bargeton, sénateur La République En Marche de Paris, s’exprime sur les conditions du grand débat national, les thèmes de consultation et l’intervention du Premier ministre, au journal télévisé de 20 heures ce soir.
Au micro de « Sénat 360 », Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine, exhorte le gouvernement à agir, face aux débordements de ces derniers jours.
Après une fin d’année 2018 chargée, entre la mobilisation des Gilets jaunes et l’adoption du projet de loi « d’urgence économique et sociale », le Sénat fait sa rentrée la semaine prochaine. La Chambre Haute a un agenda chargé, avec notamment l’examen de la loi Pacte sur la transformation des entreprises.
Après les violences qui ont émaillé l’acte VIII de la mobilisation des gilets jaunes, Édouard Philippe s’apprête « à durcir le dispositif d'ordre public ». Au Sénat, on rappelle qu’une proposition loi visant « à casser les casseurs » a été adoptée le 23 octobre. Le gouvernement n'avait pas donné, ce jour-là, un avis favorable.