Le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, confié à la députée LR Annie Genevard, fait partie des portefeuilles qui risquent de voir leurs crédits baisser dans le prochain budget. Avec un monde agricole frappé par des crises multiples et structurelles, les sénateurs attendent de pied ferme la feuille de route de la nouvelle ministre.
L’encre de la composition du nouveau gouvernement est à peine sèche qu’un duel entre Beauvau et la place Vendôme se dessine. Mais le bras de fer entre le nouveau ministre de l’Intérieur et le nouveau ministre de la Justice pourrait être exacerbé en raison du profil politique des deux hommes : le très droitier Bruno Retailleau et l’ancien socialiste Didier Migaud.
Michel Barnier s’est entretenu avec Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT ce 24 septembre. Un temps d’écoute qualifié de « bienvenu » et « sérieux » par le syndicat. Mais le chef du gouvernement réserve ses réponses pour le discours de politique générale du 1er octobre.
Depuis sa nomination à Beauvau, Bruno Retailleau multiplie les interventions dans les médias et promet de prendre des mesures sur l’immigration, par voie législative et réglementaire. Pour agir vite, le ministre souhaite utiliser son pouvoir réglementaire, notamment pour réformer l’Aide médicale d’Etat.
C’était une demande de la France : obtenir un laps de temps supplémentaire pour fournir à la Commission européenne sa trajectoire de redressement des finances publiques. Vœu exaucé par Bruxelles d’après le journal Le Monde, citant des sources européennes. Face à la situation politique et économique de la France, Paris pourra rendre sa copie fin octobre.
Le nouveau ministre des Comptes publics Laurent Saint-Martin est aussi le neveu de Claude Raynal, président de la commission des finances du Sénat. Un lien de parenté qui n’empêche pas des divergences politiques, surtout sur le plan des finances publiques.
La question du montant des tranches de l’impôt sur le revenu, alors que l’inflation a marqué le pas cette année, va être l’un des points sur lequel le gouvernement va trancher. Si l’exécutif assure que les impôts de la classe moyenne ne vont pas augmenter, la question pourrait toujours se poser pour les tranches supérieures du barème.
A la suite de la nomination de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur, le sénateur LR des Hauts-de-Seine et ex-ministre des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, est candidat à la présidence du groupe LR du Sénat. Un vote aura lieu mardi 1er octobre. Tous les sénateurs LR devenus ministres, dont Bruno Retailleau, sont venus à la réunion de groupe.
Dans une lettre adressée à Gérard Larcher, les sénateurs écologistes demandent la saisine du comité déontologique de la chambre haute, face au possible retour de Joël Guerriau. Le sénateur est mis en examen depuis novembre dernier, soupçonné d’avoir drogué une députée afin de l’agresser sexuellement.
A peine quelques jours après l’annonce du gouvernement, des divergences de vue se sont fait jour entre le nouveau ministre de l’Intérieur LR, Bruno Retailleau et l’ancien socialiste, Didier Migaud, nouveau garde des Sceaux. Présent à la réunion de groupe LR, Bruno Retailleau dément mais précise vouloir s’appuyer sur la légitimité « d’une majorité de Français de droite et de gauche ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Pierre Jouvet, député européen et porte-parole du Parti socialiste est revenu sur la composition du gouvernement et la nomination de Bruno Retailleau à l’intérieur. Ce dernier dénonce la communication du nouveau ministre, s’interrogeant sur la politique qu’il souhaite défendre sur le fond.
Une majorité de Français estiment que c’est le président de la République qui gouvernera effectivement la France (61 %), contre seulement 38 % pour Michel Barnier. Le nouveau Premier ministre entre à Matignon avec une cote de popularité plus basse que ses quatre prédécesseurs.
Affaibli par les législatives et la séquence politique chaotique qui s’en est suivie, le chef de l’État est désormais plus impopulaire dans l’opinion qu’au moment de la crise des gilets des Gilets jaunes. Les trois quarts des Français pensent qu’il est un « mauvais » président de la République.
Le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique est devenu le nouveau garde des Sceaux. Les sénateurs de droite, qui ont souhaité s’exprimer, reconnaissent le caractère « rigoureux » de l’ancien socialiste. Dans son ancien parti, ses qualités sont aussi vantées, mais certains s’interrogent sur la signification de son arrivée dans un gouvernement plus marqué à droite que les précédents.
Le handicap ne figure pas dans l’intitulé du portefeuille de Paul Christophe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Une première depuis plus de quarante ans qui a de quoi exaspérer les associations et acteurs du secteur. Le principal concerné a tenté de les rassurer via un communiqué.
Avec la réintégration de l’énergie dans son portefeuille, la macroniste prend la tête d’un ministère de la Transition écologique en apparence élargi. En apparence seulement, puisque le logement et le transport disparaissent dans le même temps de son périmètre d’action, au grand regret des associations de défense de l’environnement.
La nomination d'une quasi inconnue au ministère de l'Education nationale, la députée macroniste Anne Genetet, plutôt spécialiste des questions internationales, a soulevé la colère des syndicats d'enseignants. Elle devra travailler de pair avec le LR Alexandre Portier, un proche de Laurent Wauquiez, déjà ciblé par la gauche pour ses prises de position en faveur de l'enseignement privé.
Eric Ciotti a attendu la nomination du gouvernement pour annoncer son départ de la présidence des LR, mettant fin à la procédure judiciaire en cours. « Ce n’est que la conclusion d’un processus largement engagé. Ce n’est pas une surprise », réagit le trésorier des LR, Daniel Fasquelle. « Ça va nous permettre de reconstruire de fond en comble, de la cave au grenier », espère le sénateur LR Max Brisson, avec une nouvelle élection à la clef.
Alors que le conflit entre Israël et le Hezbollah atteint une intensité inédite, le risque d’extension du conflit et de guerre au Liban devient de plus en plus probable. Le Hezbollah, durement touché par Tsahal, pourrait précipiter le Liban dans une nouvelle guerre après celle de 2006.
Le Premier ministre assistera mercredi à 15h à la conférence des présidents du Sénat. Un signe de considération quelques jours avant de prononcer son discours de politique générale devant la Haute assemblée. Gabriel Attal avait fait la même chose en janvier dernier.