Au lendemain des élections législatives ballottées entre les extrêmes, Abnousse Shalmani déplore que la gauche abandonne le patriotisme à l’extrême droite. Née iranienne et naturalisée française vers trente ans, l’écrivain et journaliste clame son amour pour le pays des droits de l’homme. Cette semaine, Rebecca Fitoussi reçoit Abnousse Shalmani dans « Un monde un regard ».
La situation politique française, après les législatives, vue par un eurodéputé allemand Vert, habitué à la culture du compromis aux longues négociations pour former des majorités et des coalitions de gouvernement. Les conseils qu’ils donnent à ses homologues sont à retrouver dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24 et Public Sénat.
Les négociations au Nouveau Front populaire n’ont pas abouti ce vendredi. Plusieurs noms émergent cependant, alors que les deux forces principales, LFI et PS, revendiquent Matignon. Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon, Clémence Guetté, Johanna Rolland... Faire consensus au NFP est-il une mission impossible ?
Le nom de la présidente du conseil régional de La Réunion a été proposé par le Parti communiste pour incarner le Nouveau Front populaire à Matignon. L’ex-députée pourrait effectivement faire le pont entre communistes et insoumis, sa candidature ne semble toutefois pas satisfaire les socialistes.
Selon la dernière enquête de l’INSEE, 14,4% de la population en France métropolitaine vivait en situation de pauvreté en 2022. Les politiques menées depuis 2017 n’ont pas permis de lutter contre cette précarité, constatent les sénateurs.
Les troupes de Marine Le Pen ont fait leur entrée mercredi à l'Assemblée nationale, et ont promis d'être « irréprochables »afin d'arriver « demain » aux responsabilités. Dans l’hémicycle, le parti à la flamme et ses alliés devraient compter 143 députés, contre 88 en 2022. Il n’a jamais compté autant d’élus au Palais Bourbon.
Le 18 juillet, lors de l’ouverture de la nouvelle législature, les groupes politiques vont devoir déclarer noir sur blanc s’ils comptent faire partie de la majorité ou de l’opposition. Ce système déclaratif prévu par la révision constitutionnelle de 2008 permet d’accorder des droits spécifiques à l’opposition. Mais sans connaître le futur gouvernement, comment les groupes vont-ils se positionner ?
Le 1er juillet, le sénateur écologiste Thomas Dossus se rendait à la maison d’arrêt de Dijon, pour rencontrer une militante indépendantiste kanake. Pour Public Sénat, il revient sur cette visite et sur la situation en Nouvelle-Calédonie, alors que la réforme du corps électoral est suspendue depuis la dissolution.
Avec un paysage politique désormais scindé en trois grands blocs, les tractations à l’œuvre d’une formation à l’autre pour permettre l’élection d’un président à l’Assemblée nationale, le 18 juillet, pourraient, en creux, dessiner les contours d’une future majorité de gouvernement.
Alors que les tractations entre les partis battent leur plein pour former une majorité solide dans une Assemblée nationale morcelée entre trois grands blocs, aucune coalition, pour l’heure, ne se détache. Benjamin Morel, politiste et constitutionnaliste, souligne un jeu politique très instable et une stratégie calculée de La France Insoumise à long terme.
Dimanche, la flamme olympique passera près des lieux emblématiques de la capitale, dont le Sénat. L’Assemblée nationale devait en faire partie, mais les élections législatives ont bouleversé les plans préétablis.
Baptisée L’Après, l’association a été lancée par Clémentine Autain, Alexis Corbière, Raquel Garrido, Danielle Simonnet et Hendrik Davi. Pour ces personnalités « purgées » de La France insoumise, l’objectif est de servir d’ « outil politique » pour « cimenter le Nouveau Front populaire ».
Alors que le Nouveau Front populaire est toujours en quête d’une figure consensuelle pour Matignon, les sénateurs de gauche souhaitent peser davantage dans les négociations. L’enjeu est de taille, surtout pour les parlementaires socialistes, qui dépasseraient alors numériquement, et de loin, leurs collègues de La France insoumise.
Le 18 juillet, jour de l’ouverture de la nouvelle législature, se tiendra l’élection du prochain président de l’Assemblée nationale. Une élection particulièrement incertaine au regard de la tripartition de la chambre basse. Et si la majorité sortante veut peser dans le scrutin, elle aura besoin des voix des ministres élus ou réélus à l’Assemblée. Dans l’hypothèse où la démission du gouvernement Attal était acceptée par le chef de l’Etat avant le 18, les anciens ministres pourraient-ils participer au vote ?
Dans un rapport rendu public ce jeudi, l’IGF valide le scénario macro-économique du gouvernement pour 2024 ainsi que les prévisions de recettes à la fin mai. L’administration met cependant un bémol sur le rythme de dépenses sur les cinq premiers mois de l’année, et met en garde contre l’existence « d’aléas négatifs » sur le second semestre.
Devant une Assemblée nationale potentiellement paralysée par le tripartisme, le Sénat s’affirme comme un pôle de stabilité parlementaire, même s’il ne peut, à lui seul, conduire le processus législatif à son terme. Par ailleurs, ses missions de contrôle pourraient être utilisées par la majorité sénatoriale comme le poil à gratter du prochain exécutif.
Depuis plusieurs semaines des témoignages relatant des violences sexistes et sexuelles dans l’armée émergent. En avril, une mission d’enquête a été confiée par Sébastien Lecornu, ministre des Armées, à Bruno Jockers, Monique Legrand-Larroche et Sylvie Perez, inspecteurs généraux des armées. Le 10 juin, à l’issue de leur enquête, un rapport a été rendu faisant état d’un dispositif insuffisant de lutte contre les violences dans l’armée et formule 50 recommandations pour y remédier. Le 9 juillet, la commission des affaires étrangères et la délégation aux droits des femmes du Sénat les ont auditionnés.
Dans une tribune publiée chez nos confrères du Monde, Sylvie Salles et Jean-Jacques Urvoas dénoncent l’effacement du Parlement depuis 7 ans, en dépit de deux dernières années marquées par un contexte de majorité relative. « En optant en permanence pour une optimisation extensive des mécanismes au détriment des contre-pouvoirs et au bénéfice de l’exécutif, est née une habitude délétère en ce qu’elle banalise la perte du sens constitutionnel », étrillent les deux auteurs.
Plusieurs sénateurs sont à la manœuvre pour changer la loi et permettre qu’une part de TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) reste la solution au financement de France TV, Radio France et France Média Monde. Une nécessité, selon ces sénateurs, tant en matière de garantie de l’indépendance de l’audiovisuel public que de son bon fonctionnement économique. D’autant que le temps presse, puisque le financement par la TVA n’est permis, pour l’heure, que jusqu’au 31 décembre 2024.
Menacé dans son propre camp, Joe Biden joue son avenir politique à l’occasion d’une grande conférence de presse. Le président américain devra rassurer les démocrates sur sa capacité à rester en poste pour les quatre prochaines années.