En commission, le Sénat est revenu sur la renationalisation d’EDF votée par l’Assemblée nationale. De même, le rapporteur LR, Gérard Longuet, écarte « l’incessibilité » des capitaux d’EDF prévue par le texte, et attend la réforme du marché européen de l’électricité : « C’est l’organisation du marché qui commande. »
Saisi de cinq recours sur la réforme des retraites, dont une demande de référendum d’initiative partagée (RIP) portée par la Nupes, le Conseil constitutionnel indique dans un communiqué publié ce mercredi 29 mars qu’il se prononcera « le vendredi 14 avril 2023 en fin de journée ».
La Première ministre Élisabeth Borne tend la main aux syndicats, qu’elle recevra à Matignon la semaine prochaine, alors que la mobilisation contre la réforme des retraites demeure puissante. Sur notre antenne, Franck Riester, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, assure toutefois qu’il n’est pas question de rouvrir la discussion sur le report de l’âge légal de 62 à 64 ans.
Depuis quelques semaines, des jeunes ont rejoint de manière significative les mobilisations contre la réforme des retraites. Qui sont-ils ? Pourquoi s’engagent-ils ? Quels effets cela peut-il avoir sur la suite de leur engagement ? Eclairage avec Vincent Tiberj sociologue, professeur des universités à Sciences Po Bordeaux.
Si le chef de l’Etat a écarté pour l’heure un remaniement, la première ministre est affaiblie par la crise politique. « Beaucoup considèrent que la situation actuelle a mis Elisabeth Borne dans une impasse », confie un parlementaire Renaissance. « Beaucoup pensent qu’il faut trouver une tête. Et comme les députés ne veulent pas que ce soit la leur, l’autre solution, c’est la première ministre », glisse un autre. Mais Elisabeth Borne a encore ses soutiens dans la majorité.
Le parquet financier a mené ce mardi des perquisitions massives visant cinq banques implantées en France, soupçonnées d’avoir eu recours à une fraude à l’arbitrage des dividendes. La sénatrice centriste, Nathalie Goulet dépose, depuis plusieurs années des amendements pour lutter contre cette pratique dénommée « CumCum ».
Les socialistes du palais du Luxembourg sont unanimes à saluer l’issue proposée par l’intersyndicale d’une mise sur pause de la réforme et de la mise en place d’une médiation. Remontés contre la fin de non-recevoir d’Olivier Véran, ils appellent le gouvernement à ne pas manquer cette nouvelle occasion de revenir autour de la table.
Différents représentants des principaux laboratoires et entreprises pharmaceutiques actifs en France étaient auditionnés mardi 28 mars par la commission d’enquête du Sénat sur les pénuries de médicament. Tous ont plaidé pour un allégement de la régulation tarifaire, invoquant des prix trop bas pour permettre à la France de rester compétitive dans la production de médicaments.
En cette dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, difficile d’entrevoir une piste de sortie de crise. Le président du groupe LR, Bruno Retailleau a évoqué celle d’une dissolution « si le chaos devait persister », afin que les électeurs qui tranchent. « Face à l’impasse » politique, certains de ses collègues effleurent l’idée d’une démission d’Emmanuel Macron.
Au départ de la manifestation parisienne, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a renouvelé sa proposition de médiation et de mise en retrait du texte. Peu de temps avant, Olivier Véran avait exclu toute médiation souhaitant poursuivre le « processus démocratique » du texte.
Alors que la neuvième journée de mobilisation, le 23 mars, a été particulièrement importante après l’utilisation par le gouvernement de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, la grève s’annonce importante pour ce 28 mars.
Invité de Public Sénat ce mardi 28 mars, dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le député Renaissance Sylvain Maillard a accusé l’extrême gauche d’être responsable de la radicalisation d’une partie de la contestation. Il dénonce également les liens de cette dernière avec les black blocs.
La cote de popularité du chef de l’Etat a fortement reculé ce mois-ci et retombe à 30 %, son plus bas niveau depuis 2019, d’après le dernier baromètre politique d’Odoxa, réalisé pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. Six Français sur dix souhaitent une dissolution de l’Assemblée nationale.
Interrogé sur la préparation d’une proposition de loi dans la majorité présidentielle en faveur d’une contribution exceptionnelle des grandes entreprises, le premier secrétaire du Parti socialiste prévient qu’il faudra « prélever à bonne hauteur » et ne pas prendre ses collègues « pour des andouilles ».
Après les violences qui ont éclaté lors de manifestations contre la réforme des retraites, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure pointe un « problème de doctrine du maintien de l’ordre ». Le député annonce que son groupe pourrait demander une commission d’enquête sur les agissements des BRAV-M, les brigades de répression des actions violentes motorisées.
Auditionné par la commission d’enquête sur TikTok, Julien Nocetti, enseignant-chercheur à l’académie militaire de Saint-Cyr, a répondu aux questions des sénateurs, en particulier sur l’utilisation de TikTok comme moyen d’exercice de l’influence chinoise.
Selon une enquête Toluna Harris Interactive pour Public Sénat et l’agence AEF Info, réalisé ce 27 mars, la contestation de la réforme des retraites a atteint le niveau le plus élevé mesuré par cet institut.
Les sénateurs écologistes, Thomas Dossus et Daniel Salmon étaient mobilisés samedi contre la construction de la mega-bassine à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres. Ils dénoncent l’usage excessif de la force de la part des autorités, qui selon eux, ont entravé l’arrivée des secours sur le site.
Les groupes d’opposition ne croient pas à la « nouvelle méthode » que compte mettre en place Elisabeth Borne, qui va les recevoir. « Ils ne savent pas où ils vont », selon Bruno Retailleau (LR), qui ira malgré tout « volontiers » à Matignon. « Elle est dans une impasse », selon Patrick Kanner (PS), qui « pense que quelque chose est cassé ».
Élisabeth Borne, la Première ministre, a annoncé qu’elle ne souhaitait plus avoir recours au 49.3, « en dehors des textes financiers ». Interrogés par Public Sénat, des représentants de la majorité sénatoriale de droite et du centre estiment que la cheffe du gouvernement commet une erreur tactique en se privant d’un outil constitutionnel. Une partie de la gauche, en revanche, appelle à la suppression pure et simple du 49.3.