Le député LFI cherche à décrisper ses partenaires de gauche, après le camouflet de la proposition de Jean-Luc Mélenchon. L’ancien candidat à la présidentielle, qui plaide pour un groupe unique de la NUPES, s’est vu opposer un non de la part des autres composantes de l’alliance. Adrien Quatennens se dit par ailleurs ouvert à une présidence tournante de la commission des finances au sein des partis de la NUPES.
Le coordinateur de la France insoumise « ne voit pas quel est l’intérêt » de l’invitation d’Emmanuel Macron lancée aux forces politiques représentées à l’Assemblée nationale.
Après les mauvais résultats de la majorité aux législatives, la question du maintien de la première ministre à Matignon « se pose », au sein de la majorité, au profit d’un profil plus politique. Mais après sa victoire aux législatives, d’autres la jugent « légitime ». D’autant que la présidence du groupe à l’Assemblée et le perchoir sont des « enjeux plus forts » et plus urgents pour Emmanuel Macron.
Pour son second mandat, Emmanuel Macron devra apprendre à composer avec l’Assemblée nationale pour faire adopter son programme présidentiel. Avec 246 députés élus ou réélus, le président de la République disposera d’une majorité relative au Palais Bourbon, loin des 289 sièges nécessaires pour décrocher la majorité absolue. La majorité présidentielle devra négocier et s’entendre avec les oppositions pour adopter les projets de loi et gouverner le pays.
Privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron pourra difficilement adopter ses réformes sans aller chercher des soutiens à droite de l’échiquier politique. Pour autant, Les Républicains ont réaffirmé lundi 20 juin leur volonté de maintenir une opposition au cas par cas.
Océanographes, climatologues, géographes ; ils seront 25 scientifiques spécialistes du climat et de la biodiversité à la disposition des nouveaux députés. Aux portes de l’Assemblée Nationale du 20 au 22 juin, ce collectif propose une action de formation scientifique des parlementaires aux enjeux environnementaux et vise un « réveil écologique », avec l’aide des jeunes générations.
La première semaine suivant les législatives sera marquée par l’accueil des députés au Palais Bourbon. A partir du 28 juin, la 16e législature s’ouvre officiellement, avec l’élection du président de l’Assemblée nationale, suivie de l’installation du Bureau et des commissions.
Au lendemain des résultats, la question subsiste : comment le RN a-t-il réussi à percer le plafond de verre ? L’effritement du front républicain est évident, avec une majorité qui met le RN et la Nupes sur un pied d’égalité et un rejet du macronisme extrêmement fort à gauche. Mais il ne suffit pas à lui seul à expliquer comment le RN a pu doubler ses voix entre les deux tours dans certaines circonscriptions et déjouer tous les pronostics.
Avec la défaite surprise de Richard Ferrand, le perchoir est libre. Il faut vite lui trouver un remplaçant ou une remplaçante. Au sein de la majorité, l’ex-ministre de la Transition écologique entend jouer un rôle. Elle est « en train d’y réfléchir ».
Un mois après sa nomination au ministère de la Santé et de la prévention, Brigitte Bourguignon se voit contrainte de quitter le gouvernement. Comme deux autres ministres, elle n’a pas passé l’épreuve des législatives et a perdu dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais face au Rassemblement national à 56 voix près.
Face à l’arrivée en masse des députés RN à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a proposé à ses partenaires de composer un seul et même groupe politique sous la bannière Nupes. Il a immédiatement essuyé une fin de non-recevoir de la part des forces de gauches.
Coup de théâtre, à peine quelques heures après les résultats des législatives, Jean-Luc Mélenchon propose à ses partenaires de la Nupes de ne constituer un seul groupe dans la future Assemblée. « Un élément de clarification qui s’impose dans le chaos qui s’annonce », estime-t-il.
Les résultats des législatives offrent un visage inédit de l’Assemblée nationale à l’issue d’un scrutin une nouvelle fois marqué par une abstention record. Une étude réalisée par Ipsos, Sopra Steria confirme des reports de voix entre les deux tours parfois étonnants. Ainsi, il apparaît que 30 % des électeurs du RN ont préféré les candidats de la Nupes à ceux de la majorité présidentielle en cas de duel.
Dans la course à la présidence de la commission des finances, le Rassemblement National (RN) avec 89 députés élus au Palais Bourbon, dispose d’un léger avantage, en devenant le premier groupe d’opposition. La tradition veut que la présidence la commission aille au groupe parlementaire d’opposition le plus important de l’Assemblée nationale. La Nupes souhaite également ce poste hautement stratégique. Le vote est prévu le 30 juin.
Après la percée du Rassemblement national au second tour des élections législatives, Marine Le Pen a haussé le ton ce matin, en revendiquant la présidence de la commission des Finances et une vice-présidence de l’Assemblée nationale. Le RN entend bien revendiquer le rôle de première force d’opposition.
Majorité relative pour Emmanuel Macron, qui devra trouver des majorités au cas par cas, les LR en position de groupe pivot, grosse poussée du RN et la Nupes qui réussit en partie seulement son pari : les législatives 2022 resteront dans les annales. Les points essentiels à retenir.
Après le coup de tonnerre des résultats de ces élections législatives, les différents groupes politiques du Sénat sont dans l’expectative. Une chose est sûre, l’Assemblée nationale sera difficilement gouvernable, et LR commence déjà le jeu des négociations avec le Président de la République, en expliquant que les députés Les Républicains ne voteront que certains textes et en rejetant toute possibilité de coalition.
Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, les deux patrons des groupes de la majorité sortante, Christophe Castaner (LREM) et Patrick Mignola (MoDem) ont été sanctionnés dans les urnes. Sur les quinze ministres engagés dans les législatives, on compte trois perdantes, dont la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin et celle de la Santé Brigitte Bourguignon.
Face à une « situation inédite », qui « constitue un risque pour notre pays », la première ministre, reconnaît que « les sensibilités multiples devront être associées, et les bons compromis bâtis ». Les macronistes n’auront pas d’autres choix pour trouver des majorités à l’Assemblée.
Après les résultats du 2nd tour des législatives, Jean-Luc Mélenchon a dressé le constat d’une « déroute totale » du parti présidentiel. Il rejette l’idée d’un travail avec la majorité présidentielle et veut passer un « message de combat » à la génération future, à l’Assemblée nationale et en dehors.