Face à la menace d’une majorité relative à l’Assemblée, qui risquerait de lui lier les mains, Emmanuel Macron a pris la parole pour dénoncer, sans la citer, la Nupes. « Rien ne serait pire que d’ajouter un désordre français au désordre mondial », prévient le chef de l’Etat, avant de s’envoler pour la Roumanie voir les forces françaises.
Le ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, a indiqué avoir lancé une collecte d’informations sur le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles. Un phénomène qui serait en nette augmentation depuis plusieurs semaines, selon une note des renseignements divulguée par RTL. « J’échangerai à ce sujet avec les recteurs dans deux jours », a précisé le ministre lors d’une conférence de presse.
Dans la lignée de ces auditions sur les incidents survenus le 28 mai dernier au Stade de France à l’occasion de la finale de la Ligue des Champions, la commission de la culture et la commission des lois du Sénat entendaient les représentants de la SNCF et de la RATP. Au cœur des interrogations des élus, il y a-t-il eu des incidents sur les lignes ? Et les images de vidéosurveillances ont-elles été conservées ?
Face aux duels qui opposeront la majorité présidentielle et la gauche, le RN invite ses électeurs à voter blanc ou s’abstenir. Mais pour le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, invité mardi de notre matinale, les électeurs pourraient passer outre ces recommandations dans certaines circonscriptions pour faire sortir des personnalités emblématiques. Il évoque le cas de Christophe Castaner, l’ancien ministre de l’Intérieur.
Quatre personnalités politiques, Aurore Bergé (Ensemble), Danièle Obono (NUPES), Roger Karoutchi (LR) et Andréa Kotarac (RN) font le bilan du premier tour des élections législatives et dressent des perspectives pour le second tour.
Si la majorité présidentielle n’obtient qu’une majorité relative à l’Assemblée, elle devra négocier au cas par cas. Certains macronistes craignent de voir « le curseur » déplacé « un peu plus à droite », avec des LR qui joueraient un rôle pivot. L’action d’Emmanuel Macron risque d’être entravée.
Le Parti socialiste est probablement le parti de la NUPES qui a le plus publiquement exprimé de dissensus sur l’accord passé avec LFI, et qui a par conséquent présenté le plus de candidatures dissidentes. Le verdict du 1er tour est sans appel : certes le PS n’a pu présenter qu’une soixantaine de candidats, mais 4 sur 5 se sont qualifiés, tandis que seuls quelques dissidents sur la soixantaine qui ont aussi été candidats ont franchi le cap du 2nd tour.
Première préoccupation des Français, priorité du nouveau gouvernement, un projet de loi autour du pouvoir d’achat devait être présenté le 29 juin en Conseil des Ministres. L’exécutif en annonce le report.
Christian Jacob, le président des LR, a indiqué lundi, au lendemain du premier tour des législatives, que la droite avait l’intention d’incarner une opposition utile à Emmanuel Macron. Malgré la réduction annoncée de son nombre de députés, LR espère bien devenir une force pivot si le président de la République ne parvient pas à décrocher une majorité absolue au Palais Bourbon.
Quel message envoyer à ses électeurs en cas d’élimination au premier tour ? Depuis dimanche soir, les partis ont fait passer des consignes de vote chacun à leur manière. Les performances ont parfois viré au numéro d’équilibriste, voire de cascadeur.
Le premier tour des législatives apporte des enseignements et confirme des tendances de fond comme celle de l’abstention qui atteint une nouvelle fois un niveau record. Selon une étude réalisée par Ipsos et Sopra Steria, 70 % des moins de 35 ans se sont détournés des urnes. A l’inverse, la mobilisation des retraités a favorisé la majorité présidentielle.
Arrivé troisième à l’issue du premier tour des élections législatives, le RN célèbre un score jugé « historique. » Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, s’est félicité du score réalisé par ses candidats. Au cours d’une conférence de presse organisée au siège du parti ce lundi 13 juin, le député européen s’est adressé aux électeurs de droite et les invite à « faire barrage à la Macronie et à l’extrême gauche » le dimanche 19 juin.
Après le 1er tour des élections législatives, les rapports de force commencent à se dessiner. La NUPES a bien réussi à installer le match avec la majorité présidentielle, mais le RN et la droite arrivent tout de même à se maintenir dans de nombreuses circonscriptions. Retour sur les différentes configurations de 2nd tour qui se tiendront dimanche 19 juin prochain.
Alors qu’une loi passe aisément de l’Assemblée au Sénat, le chemin d’une chambre à l’autre est parfois également emprunté par leurs représentants. Aux élections législatives du 12 juin 2022, Michel Dagbert, Julien Bargeton et Sophie Taillé-Polian souhaitent changer d’hémicycle et siéger à l’Assemblée Nationale. Trois sénateurs candidats pour trois résultats électoraux divers.
Bataille de chiffres. Les représentants de la Nupes affirment être arrivés devant la majorité présidentielle lors des législatives, dénonçant un « tripatouillage » du ministère de l’Intérieur pour « arranger les résultats ». Les comptes de Beauvau divergent en effet de ceux du journal Le Monde. Selon le quotidien du soir, la NUPES arrive en tête avec 26,10 % des voix contre 25,81 % pour la majorité. Le ministre de l’Intérieur se défend de toutes manipulations.
Le ministre délégué aux comptes publics a annoncé vendredi 10 juin que le chèque alimentaire ne sera pas prêt avant 2023. Le gouvernement tente actuellement de trouver une solution aux difficultés posées par sa mise en place. Une mesure destinée à aider les ménages les plus modestes à faire face à la hausse des prix.
La commission de la culture et la commission des lois du Sénat poursuivent leurs auditions sur les incidents survenus le 28 mai dernier au Stade de France à l’occasion de la finale de la Ligue des Champions. Les sénateurs vont entendre la SNCF et la RATP, ainsi que le délégué interministériel à l’organisation des grands évènements sportifs.
La formation politique de droite dirigée par Christian Jacob jouait sa survie ce soir. LR limite la casse en récoltant 10,42 % des voix et 0,87 pour son allié l’UDI, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. LR et les centristes de l’UDI totaliseraient entre 50 à 80 sièges dans la future législature.
La NUPES, la coalition menée par Jean-Luc Mélenchon, et Ensemble, la majorité présidentielle, ont comme prévu viré en tête du premier tour des législatives. La République en marche et ses alliés sont cependant en meilleure position pour le second tour. Mais la configuration s’annonce plus délicate qu’en 2017.
Quels enseignements tirer au soir du 1er tour de ces élections législatives : percée de la NUPES, majorité d’Emmanuel Macron en danger, le sort des ministres, les défaites surprises et les élections dès le 1er tour, ainsi que les consignes de vote pour le 2nd tour. Retour sur les temps forts de la soirée électorale.