Alors que les négociations entre LFI, le Pôle écologiste et le PCF autour des législatives ont commencé, des voix discordantes se font entendre à EELV sur la nature de la coalition à former. Au Sénat, les sénateurs et sénatrices du groupe écologiste appellent à « prendre acte » du leadership de fait de Jean-Luc Mélenchon, tout en demandant la prise en compte des rapports de forces locaux, pour qu’une coalition éventuelle envoie le plus de députés possibles à l’Assemblée nationale.
A l’aune d’un second mandat d’Emmanuel Macron et à quelques semaines des législatives, l’histoire est-elle en train de se répéter ? Retour cinq ans en arrière quelques jours après l’élection d’Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon se rêve en chef de l’opposition, LR craint les débauchages et les rumeurs vont bon train sur le nom du futur Premier ministre.
Le financement des partis et mouvements politiques dépend essentiellement des élections législatives. Le volume de la dotation, fixée pour cinq ans, dépend du nombre d’élus mais aussi du nombre de voix.
Les Républicains ne feront pas d’alliance de parti avec les composantes de l’actuelle majorité présidentielle, a répété mardi le patron des LR, Christian Jacob. Réunis en conseil stratégique, les ténors du parti ont réaffirmé leur volonté de garder un groupe indépendant à l’Assemblée nationale, malgré les velléités de rapprochement de certains élus avec le camp d’Emmanuel Macron.
Il croit toujours au dialogue et martèle son appel à la fin des combats. Antonio Guterres était pour la première fois à Moscou depuis le début du conflit entre Kiev et Moscou. L’ancien premier ministre portugais joue le rôle de médiateur. Aux côtés de Sergueï Lavrov, il a évoqué au cours d’une conférence de presse la situation humanitaire. Il a réitéré son appel à la fin des combats « au plus vite. »
Dimanche 24 avril, lors du second tour de la présidentielle, le candidat Jean Lassalle qui a obtenu 3,13 % des suffrages exprimés au premier tour, a filmé son choix de s’abstenir devant l’urne. Le Conseil constitutionnel a été saisi pour violation du principe de secret du vote. Explications.
Invité de notre matinale, Stéphane Le Foll est revenu sur les perspectives d’accord entre le PS et LFI pour les législatives. L’ancien ministre de François Hollande estime que les socialistes ne pourraient gouverner avec Jean-Luc Mélenchon et ne devraient donc pas nouer d’accord électoral avec la France Insoumise.
Comment les équipes des candidats utilisent-elles les réseaux sociaux ? Utilisent-elles nos données personnelles et de quelles façons ? Nous faisons-nous influencer par les réseaux ? Réponses dans cet épisode.
La ministre de la Transformation et de la Fonction publique a affirmé dans Audition publique que la promesse de revalorisation de 10 % des salaires des enseignants à compter de 2023 viendrait bien « en plus » des surplus de rémunération liés à certaines missions. Six milliards d’euros vont être affectés au programme pluriannuel d’augmentations.
La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques estime que la candidate du Rassemblement national s’est saisie du rapport sénatorial sur les cabinets de conseil pour « nourrir un certain nombre de mensonges ». Amélie de Montchalin ajoute que le gouvernement est en train de mettre en œuvre des préconisations du Sénat.
Troisième homme de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon rêve d’imposer une cohabitation au locataire de l’Elysée fraîchement réélu. Un projet qui nécessite une alliance des gauches. Les négociations sont en cours avec le PCF, les Verts et le NPA. Si les Insoumis ne sont plus hostiles à des discussions avec le PS, de forts points de tensions existent.
Marine Le Pen est arrivée largement en tête de la plupart des territoires d’Outre mer, avec des progressions spectaculaires en 5 ans. Les sénateurs observent un phénomène de rejet à l’égard de l’exécutif et appellent à prendre en considération le désespoir adressé par les électeurs.
Au lendemain des résultats du second tour de l’élection présidentielle, les tractations pour les élections législatives vont déjà bon train. À l’extrême-droite, une perspective d’accord entre le RN et Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour, semble de moins en moins probable.
A peine réélu, Emmanuel Macron a besoin d’une majorité pour gouverner et ne pas avoir les poings liés. Le scrutin de juin s’annonce crucial à cet égard. « Le Président aura un œil attentif » racontent les parlementaires LREM, au point d’éplucher personnellement la liste pour les investitures. La place des alliés Modem et Horizons va compliquer les choses. « Il y aura un peu de cuisine, mais je pense que le plat sera beau », espère le député LREM Roland Lescure.
Officiellement, le parti conduira la bataille des législatives sans rapprochement avec la majorité sortante. Mais plusieurs élus LR se disent prêts à collaborer avec le président réélu. Ces différentes prises de position sèment le trouble et rappellent que cinq ans après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, la recomposition du paysage politique est loin d’être stabilisée.
La prochaine bataille électorale concerne les législatives : les 12 et 19 juin prochains, les Français inscrits sur les listes électorales votent pour les députés siégeant à la chambre basse du Parlement. L’organisation de ces élections suit des règles bien particulières. On vous explique.
Par rapport à 2017, le pourcentage de votes blancs et nuls est plus faible. Si ces bulletins sont bien pris en compte dans les votants, ils sont comptabilisés en dehors des suffrages exprimés. Quels seraient les résultats du second tour si les votes blancs étaient reconnus ?
Entre 2017 et 2002, quelles sont les évolutions de la carte électorale ? Marine Le Pen conserve son, avance dans les petites communes, Emmanuel Macron dans les grandes villes. Le président sortant a toutefois perdu l’électorat de la gauche traditionnelle du grand Sud-Ouest, constate Hervé Le Bras, démographe, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Interview.
Dimanche 24 avril, Emmanuel Macron a été réélu avec 58,5 % des suffrages exprimés contre 41,5 % pour la candidate d’extrême-droite Marine Le Pen. Dans un pays plus fracturé que jamais, le Président doit maintenant s’attaquer à la suite, notamment les législatives que l’opposition souhaite remporter. Mais avant cette échéance, d’autres étapes l’attendent.
Au premier tour de l’élection présidentielle 2022, les territoires d’Outre-Mer avaient massivement choisi le candidat d’extrême-gauche, Jean-Luc Mélenchon. Pour le second tour du scrutin, les électeurs des départements et territoires ultramarins ont voté en faveur de la députée du Pas-de-Calais. A l’exception de la Nouvelle-Calédonie, de l’archipel polynésien et des îles de Wallis et Futuna, Marine Le Pen devance Emmanuel Macron dans les Antilles, en Guyane, à Saint-Pierre et Miquelon, à la Réunion et à Mayotte. Un changement électoral radical en cinq ans.