Sous la menace d’un procès pour complicité de harcèlement moral, Bruno Lasserre « conteste avec toute (son) énergie cette accusation », a-t-il affirmé devant le Sénat qui l’auditionnait. Les sénateurs ont rejeté sa nomination, mais les députés l’ont acceptée. Le Parlement émet un avis sur ce type de nomination.
Le Sénat examine ce 20 juillet le projet de loi de « veille et de sécurité sanitaire ». Entre le retour de la possibilité d’exiger des tests négatifs aux frontières en cas d’apparition d’un variant dangereux, ou l’introduction d’un mécanisme de retour des soignants non vaccinés, le texte a été substantiellement remodelé en commission.
Catherine Colonna, la nouvelle ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, était auditionnée par le Sénat mercredi 19 juillet. Alors que les élus de la Chambre Haute s’inquiètent des conséquences de la suppression du corps diplomatique, dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique voulue par Emmanuel Macron, la ministre a plutôt cherché à attirer leur attention sur les baisses d’effectifs qui ont frappé son ministère ces dernières années.
Si « suspecte » que cela, l’inflation ? Pas selon les sénateurs, qui dans un rapport publié ce mardi, estiment qu’il est inexact de parler de hausses abusives et généralisées des prix. La Chambre haute fait plusieurs propositions pour le pouvoir d’achat.
Dans un communiqué publié ce lundi, la Commission de régulation de l’énergie constate que la hausse des prix de l’électricité due notamment à la guerre en Ukraine rend les énergies renouvelables rentables pour l’Etat. Les sénateurs sont divisés sur l’avenir du financement de ces énergies
Alors que l’hiver s’annonce difficile, le secteur commercial anticipe sa facture d’électricité. Les grandes surfaces, qui consomment en moyenne 450 kWh par mètre carré de surface en une année, doivent contribuer à l’effort national. Un plan de sobriété énergétique est conclu par les enseignes Leclerc, Carrefour, Auchan, Super U ou encore Monoprix, qui s’engagent à diminuer leur consommation d’énergie à partir du mois d’octobre. Sobriété contrainte, ou sobriété programmée ?
Une mission d’évaluation de la commission des affaires économiques du Sénat, transpartisane, propose une mise à jour du cadre de la politique de la ville. Elle réclame également à l’Etat des engagements forts, notamment une loi de programmation.
« Un accord, en tout cas une convergence, semble se dessiner entre la plupart des groupes qui siègent à l’Assemblée pour qu’un amendement (sur la déconjugalisation de l’AAH) puisse être présenté et adopté avec le soutien du gouvernement », a affirmé devant le Sénat le ministre du Travail, Olivier Dussopt.
Alors que la réintégration des personnels de santé non suspendus depuis septembre 2021 se pose dans les débats parlementaires, la société savante médicale a exprimé une opposition ferme envers cette éventualité. Au Sénat, le débat sur l’amendement de Philippe Bas sur les soignants non vaccinés ne fait pas non plus l’unanimité et s’annonce mouvementé.
A l’issue du bureau politique des Républicains mardi 19 juillet, les Républicains ont décidé à l’unanimité de décaler les dates du Congrès pour élire leur nouveau chef de file.
La nomination de Laurent Nuñez à la préfecture de police de Paris pourrait être annoncée en Conseil des ministres mercredi, selon une information de BFMTV. L’ancien secrétaire d’Etat prendrait ainsi la suite de Didier Lallement, arrivé en 2019, et dont le départ est attendu depuis plusieurs semaines.
Deux mois après la confirmation d’une suppression progressive du corps diplomatique, une mission sénatoriale appelle le gouvernement à suspendre la réforme et propose un avis consultatif du Parlement sur certaines nominations.
Alors que le gouvernement a précisé ce matin que la nationalisation d’EDF se ferait par une OPA de l’Etat sur les 16 % du capital détenus par des actionnaires minoritaires, de nombreuses questions subsistent sur l’avenir de cette entreprise française historique. Au-delà du mécanisme financier choisi, quelle stratégie de long terme se dessine pour EDF ?
La droite réunit son bureau politique en fin de journée rue de Vaugirard. Au menu des discussions : le report du Congrès initialement prévu pour désigner son chef de file. En l’absence de « candidat naturel » après le retrait de Laurent Wauquiez, certains veulent temporiser, quitte à replonger dans une période de troubles.
« Chantier de longue haleine », la solidarité à la source va nécessiter du temps pour être mise en œuvre, du fait de sa complexité. « C’est technique, c’est même fastidieux », a affirmé devant les sénateurs le ministre du Travail, Olivier Dussopt. Mais « nous n’abandonnons pas », assure le membre du gouvernement.
La commission des finances du Sénat, réunie ce 19 juillet, a examiné le projet de loi, qui arrête le montant définitif des dépenses et recettes pour l’année 2021. Mécontente de sa présentation en dehors du délai légal, et des « procédures d’exception » budgétaires, elle proposera de rejeter le texte en séance.
Poussé vers la sortie à l’issue d’une crise de confiance majeure, Boris Johnson a annoncé sa démission de la tête du parti conservateur le 7 juillet dernier. A l’heure où le nom de son successeur n’est pas encore connu, Public Sénat vous propose de revenir sur trois années à Downing Street marquées par les suites du Brexit et les scandales à répétition.
Dans un documentaire, la rédaction de Public Sénat retrace les grandes lignes du travail de la commission d’enquête sénatoriale sur les cabinets de conseil privés. Dans leur rapport présenté en mars, les sénateurs dévoilent plusieurs dérives, avec des conséquences sur la souveraineté de la décision publique. Au passage, ils révèlent que cette expertise privée a coûté très cher au contribuable.
Les propos de Mathilde Panot fustigeant « un président de la République qui rend honneur à Pétain » lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv ont fait polémique. Ils étaient pourtant « anecdotiques », pour l’historien Laurent Joly, spécialiste de l’antisémitisme sous Vichy, qui estime par ailleurs qu’Emmanuel Macron a « mis les points sur les ‘i’ » lors de son discours de dimanche dernier.
Alors que l’examen du texte sur le pouvoir d’achat commence, le gouvernement se dit prêt à des compromis, notamment « sur la revalorisation du travail et les carburants ». Mais il s’opposera à une dégradation des dépenses publiques, limitant de fait les modifications… Pour la gauche, l’exécutif tend avant tout la main à la droite.