Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe socialiste au Sénat voit dans les propos d’Élisabeth Borne un signe d’ouverture en vue d’un accord de non-censure. Le sénateur socialiste plaide également pour un gouvernement social-démocrate et écologiste à Matignon.
Après une journée de négociation avec les forces politiques, le Premier ministre démissionnaire s’est exprimé à 9h30 ce mercredi. Parmi les pistes de sortie de crise, l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, qui avait porté la réforme contestée des retraites en 2023, s'est dit mardi ouverte à sa « suspension ».
Auditionné mardi 7 octobre au Sénat dans un contexte de fortes turbulences pour l’audiovisuel public, Delphine Ernotte Cunci, la présidente de France Télévisions, s’est défendue des accusations de partialité. Elle a également fait valoir les efforts budgétaires mis en place sous sa direction alors que les finances de l’entreprise ont été épinglées par un récent rapport de la Cour des comptes.
En dehors du cas précis des Républicains, les autres composantes du socle commun au Sénat faisaient grise mine ce 7 octobre, face à la paralysie gouvernementale. À quelques jours du dépôt nécessaire du budget, certains plaident pour un gouvernement technique, en l’absence de compromis mercredi soir.
Face à la main tendue de la dernière chance par Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau répond qu’il est prêt à accepter une forme de cohabitation. Mais en considérant le « déni dans lequel s’est installé le Président », les sénateurs LR jugent la voie « très étroite », voire « inimaginable ». Quant à l’idée d’une démission d’Emmanuel Macron, certains y voient une solution.
Alors que l’idée d’une présidentielle anticipée infuse au sein du bloc central, les formations politiques de gauche, le PS en tête, demandent une énième fois la nomination d’un Premier ministre issu de leur rang sans trop y croire.
La presse européenne s’alarme de la situation politique française après la démission de Sébastien Lecornu face à l’impossibilité de former son gouvernement. Les eurodéputés des pays voisins estiment que cette crise va aboutir à l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national.
Entre appels à la démission d’Emmanuel Macron, demande de dissolution ou plaidoyer pour une cohabitation avec le chef de l’Etat, les propositions fusent dans le paysage politique pour tenter de sortir de la crise politique. On fait le point, parti par parti.
Sa nomination ayant déclenché la colère des Républicains, et la chute accélérée du Premier ministre et de ses ministres tout juste désignés, Bruno Le Maire a finalement annoncé hier en fin d’après-midi renoncer au ministère des Armées. Il affirme n’être qu’un « prétexte ». Il s’explique sur Brut.
Au deuxième anniversaire du massacre le plus meurtrier de l’histoire d’Israël, les proches des victimes du 7 octobre 2023 ont observé une minute de silence ce mardi matin. A 500 kilomètres de là, les discussions indirectes entre l’Etat hébreu et le Hamas, commencées hier en Egypte, doivent se poursuivre aujourd’hui.
Le second tour de l’élection législative partielle dans la première circonscription du Tarn-et-Garonne verra s’affronter le candidat de l’UDR soutenu par le RN Pierre-Henri Carbonnel et la socialiste non soutenue par LFI Cathie Bourdoncle. Ce matin, Bruno Retailleau a appelé à ce qu’aucune voix n’aille à la gauche. Une prise de position qui ulcère les membres du PS, qui dénoncent « l’union de la droite et de l’extrême-droite ».
Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi a confirmé une rencontre prochaine entre Bruno Retailleau, qui a claqué la porte du gouvernement, et Sébastien Lecornu. Un tête-à-tête sans les partenaires du socle commun, précise l’élu.
Ce mardi, le patron d'Horizons Édouard Philippe a demandé au président Emmanuel Macron d'annoncer qu’« il organise une élection présidentielle anticipée », après l'adoption d'un budget pour 2026. Une manière selon l’ancien premier ministre de « sortir d'une façon ordonnée et digne d'une crise politique qui nuit au pays ». Pour Public Sénat, la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina fait le point sur une procédure très encadrée par les textes.
Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, Marc Fesneau, appelle à la retenue et à la responsabilité au sein du camp présidentiel, invitant à « éviter les phrases blessantes ».
Le socle commun vit-il ses dernières heures ? Le chef de l’Etat a donné 48 heures au Premier ministre démissionnaire pour mener « d’ultimes discussions avec les forces politiques pour la stabilité du pays ». Après le patron des Républicains Bruno Retailleau, c'est au tour d'Hervé Marseille, le patron de l’UDI, de décliner.
Dissolution, présidentielle anticipée... 24 heures après la démission de Sébastien Lecornu, la France s’enfonce un peu plus dans la crise politique. Déclarations, analyses....Retrouvez toutes les dernières infos sur notre live.
Le chef de l’Etat a chargé Sébastien Lecornu de mener deux nouvelles journées de consultations pour ramener de la stabilité politique. Pour plusieurs invités de notre émission Sens Public, c’est un chef du gouvernement démissionnaire profondément affaibli qui va tenter d’arracher un accord. En cas d’échec, c’est bien le président de la République qui se retrouvera face à l’opinion, soulignent plusieurs analystes.
Les LR étaient prêts à claquer la porte du gouvernement, mais Sébastien Lecornu les a devancés, en annonçant par surprise sa démission. Bruno Retailleau lui reproche d’avoir « caché qu’il y avait la nomination de Bruno Le Maire ». « Cette démission est le résultat de notre colère », assume le sénateur LR Max Brisson. Mais nouveau coup de théâtre en fin de journée : Emmanuel Macron charge Sébastien Lecornu de mener « d’ultimes négociations »…
Les ministres démissionnaires de l’éphémère gouvernement Lecornu pourront, pour assurer l’expédition des affaires courantes, former des cabinets, jusqu’à un maximum de quinze conseillers, a appris Public Sénat, confirmant une information d’Acteurs Publics.
Le Parti socialiste veut croire à la nomination d’un Premier ministre de gauche. Le parti à la rose doit encore s’entretenir avec ses autres partenaires de gauche, à l’exclusion de La France insoumise qui appuie pour le déclenchement d’une présidentielle anticipée. « Nous avons une différence de stratégie évidente », explique-t-on au PS.