Au Rassemblement National, à Europe Ecologie-Les Verts, chez LR, ou à la France Insoumise, de nombreux responsables politiques ont appelé, dès dimanche soir, au report du second tour. Le premier ministre a évoqué la date du 21 juin cet après-midi, aux chefs de partis. Problème, un fait aussi inédit dans la Ve République remettrait en cause la sincérité du scrutin, quelle que soit la solution juridique envisagée.
Le premier tour des municipales, en pleine épidémie de coronavirus, est marquée par une poussée écologiste et un bon maintien des candidats de « l’ancien monde », PS et LR, dans certaines villes. C’est la prime au sortant. Comme prévu, LREM ne fait pas de miracle. Mais le maintien du second tour se pose face à l’épidémie.
À Lyon, Besançon, ou encore Strasbourg, les listes Europe Ecologie-Les Verts sont en mesure de l’emporter. À Lille, Bordeaux ou encore Rennes, le parti arrive en seconde position.
Élu au premier tour en 2014, Édouard Philippe est mis en ballottage au Havre, où la liste PCF fait 36%. Un résultat qui affaiblit le premier ministre. Gérald Darmanin, Franck Riester et Sébastien Lecornu sont élus dès le premier tour.
Dans un communiqué, Gérard Larcher veut clore une polémique « qui n’est pas digne de la gravité de la situation ». Depuis jeudi, le président du Sénat, il lui est reproché d’avoir fait pression sur Emmanuel Macron pour maintenir les élections municipales malgré la pandémie de coronavirus. « Si ce passage au stade 3 avait été décidé, ma position aurait été différente » explique-t-il.