En tenant compte des conséquences fiscales de la non-adoption par le Parlement du budget avant le 31 décembre 2025, le gouvernement revoit sa prévision de déficit public en 2026, avec un solde dégradé de 0,1 point, le portant à – 5,4 % du PIB. De quoi compliquer la tâche des députés, avant même le début de l’examen du budget en nouvelle lecture…
Invité de notre matinale, le ministre des Transports Philippe Tabarot a précisé le contenu de son projet de loi-cadre qui devrait être présenté en février en conseil des ministres. Le but est notamment de redistribuer les futures recettes générées par la fin des concessions autoroutières historiques, soit environ 2,5 milliards d’euros par an.
Le gouvernement reste silencieux sur une utilisation du 49-3 pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. La possibilité d’un recours aux ordonnances budgétaires est toujours sur la table, mais les nombreuses incertitudes juridiques qui entourent ce mécanisme, jamais utilisé, pourraient ajouter de l’instabilité à l’instabilité.
A la veille de son procès en appel pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti, Marine Le Pen joue sa dernière carte pour pouvoir participer à la présidentielle. En première instance, la députée avait nié farouchement les faits et écopé d’une peine de 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. En appel, adoptera-t-elle la même stratégie ?
S’il n’a pas d’« objectif chiffré », le RN présente « 650 listes » pour les municipales. Jordan Bardella espère ainsi « préparer le terrain » pour les élections sénatoriales de septembre 2026, puis pour l’élection présidentielle, qui doit ouvrir « une nouvelle ère faite d’ordre et de fierté retrouvée ».
Face aux motions de censure déposées par LFI et le RN, le gouvernement agite de nouveau la menace d’une dissolution. Et réfléchirait à l’organisation d’élections législatives anticipées aux mêmes dates que les municipales. Envisageable juridiquement, ce scénario pourrait néanmoins rencontrer des contraintes matérielles… et politiques.
Alors que la répression fait rage en Iran, le mouvement de contestation semble dépasser la question des symboles et toucher au cœur du fonctionnement du régime et de ses élites. Entre une éventuelle intervention militaire américaine, le retour du chah et l’émergence d’une alternative au sein du régime, plusieurs scénarios émergent.
La semaine s’annonce compliquée pour le premier ministre, alors que les députés se prononceront sur deux motions de censure déposées sur les conditions d’adoption du Mercosur, et alors que les discussions sur le budget restent très compliquées.
C’est un procès déterminant pour Marine Le Pen qui s’ouvre mardi. La députée RN va être jugée en appel dans l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires européens de son parti. Condamnée à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire en première instance, de ce second procès dépend son avenir politique proche, notamment sa candidature à la prochaine présidentielle.
L’ancien candidat à la présidentielle des Écologistes ne soutient pas la candidature de Marine Tondelier à une éventuelle primaire. Yannick Jadot appelle les députés écologistes à négocier les conditions d’une non-censure en cas de recours au 49-3 par le gouvernement et à ne pas voter les motions de censure déposées par LFI et le RN.
Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.
D’après une analyse de l’Institut Montaigne, le CETA a profité « aux vins et spiritueux (+ 27 %) et aux produits laitiers (+ 71 %) », sans mettre à mal la filière bovine. « Il n’y a pas de viande importée, juste un peu de bison. Le CETA ne pose pas de problème », souligne le sénateur Horizons Vincent Louault, qui pense en revanche que le Mercosur sera « moins favorable pour l’agriculture ».
Minée par la crise politique et budgétaire, la France n’a pas réussi à former une minorité de blocage pour empêcher les 27 de voter en faveur du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Malgré cette déconvenue et l’isolement relatif de Paris sur cette question, Emmanuel Macron conserve un rôle d’entrainement sur des dossiers brûlants, à commencer par celui de la défense européenne.
La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.
Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.
Ce matin, le Conseil européen a validé l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, malgré le vote contre de la France. Il reste encore quelques procédures qui permettraient d’empêcher l’entrée en vigueur du traité de libre-échange, mais leur succès est loin d’être garanti.
Signature du Mercosur, gestion de la dermatose nodulaire, des normes jugées pénalisantes… La mobilisation des agriculteurs est montée d’un cran ce jeudi. Une centaine de tracteurs ont rejoint Paris et l’Ile-de-France à l’appel de la Coordination rurale, malgré l’interdiction. Ce type de mobilisations spectaculaires met une pression supplémentaire sur le Premier ministre qui annoncera des mesures concrètes vendredi.
Ce jeudi 8 janvier, le Conseil d’État examine le projet de loi du gouvernement interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage des téléphones portables dans les lycées. Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire défendent des mesures proches, la coexistence de plusieurs textes cristallise une rivalité entre exécutif et Parlement, et rend le calendrier législatif incertain.
Alors que la France s’apprête à prendre position ce vendredi sur le Mercosur, qui suscite la fronde des agriculteurs, le chef de l’Etat a varié au fil des ans sur le sujet, entre ouverture et fermeté. « Un revirement au gré des manifestations », pointe le sénateur LR Laurent Duplomb. « Un naufrage de la parole politique qui n’assume pas d’expliquer les choses », ajoute le sénateur Horizons Vincent Louault, alors que « le volet agricole, ce n’est que 5 ou 10 % du Mercosur ».
Désormais forte du soutien de l’Italie, la Commission européenne s'apprête à signer le traité de libre-échange avec plusieurs pays d’Amérique du Sud. La France, travaillée par la grogne de ses agriculteurs, continue de réclamer des réajustements.