Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a estimé lundi que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche » et que des villes, comme Toulouse et Limoges, auraient été gagnées lors des élections municipales sans ses « outrances » et « dérives antisémites ».
La participation au second tour des élections municipales dimanche s’élève à 57,38% (hors Polynésie française). Elle reste comme au premier tour, la plus faible de la Vème République, exception faite du scrutin de 2020 en pleine pandémie de Covid, selon l'analyse par l'AFP des données complètes du ministère de l'Intérieur.
L’ancien Premier ministre, Lionel Jospin est décédé ce lundi 23 mars, à l’âge de 88 ans. A la tête d’un gouvernement de gauche plurielle de 1997 à 2000 qui a conduit aux 35 heures, lors de la troisième cohabitation, la carrière politique de l’ancien Premier secrétaire du PS s’acheva par le séisme du 21 avril 2002.
Les listes PS/LFI, dont les fusions se sont multipliées pour le second tour, ont connu un certain échec pour les municipales. A l’inverse, les candidats socialistes qui ont gardé leur distance avec LFI s’en sortent bien. De quoi relancer les débats qui travaillent le PS, sur la meilleure stratégie à suivre pour 2027.
Si les bons scores de premier tour à Toulouse, Lille et Limoges n’ont finalement pas permis à LFI de conquérir ces villes, le mouvement a réussi son implantation dans les quartiers populaires en gagnant Roubaix (59), Saint-Denis (93) ou Vénissieux (69).
Entre confirmation des ancrages locaux et bascules historiques, le bilan des municipales 2026 révèle une fracture droite-gauche entre les territoires et les grandes villes. Alors que le bloc central et LR s'emparent d’importants trophées comme Bordeaux ou Clermont-Ferrand, à gauche la stratégie d'alliance avec La France insoumise interroge après une série de revers pour le PS et les Écologistes. Néanmoins, Paris, Marseille et Lyon restent aux mains de la gauche.
Les Républicains ou les candidats divers droite s’illustrent ce dimanche par des conquêtes retentissantes, comme à Clermont-Ferrand, Besançon ou Brest, mais qui ne feront pas oublier les revers dans les métropoles de premier plan.
De Rachida Dati à Édouard Philippe, en passant par les figures locales Jean-Michel Aulas et Serge Blanco ou la revenante Catherine Trautmann, les personnalités engagées dans les élections municipales ont connu des sorts bien différents. Avec, au passage, quelques surprises.
A l’issue du second tour, le Rassemblement national peut se satisfaire d’un succès historique grâce à l’élection du plus grand nombre de maires et de conseillers municipaux de son histoire. Toutefois, le parti à la flamme est privé de succès de prestiges dans des villes cibles identifiées avant le scrutin, telles que Marseille, Toulon ou Nîmes. Qu’à cela ne tienne, Jordan Bardella y voit une rampe de lancement vers la présidentielle.
« Plus que jamais, les socialistes sont la principale force territoriale de la gauche et dès demain, ils se remettront au travail, au service de leurs concitoyens », se réjouit le numéro 1 du PS, Olivier Faure, au soir du second tour, sans évoquer les villes où les listes PS/LFI ont perdu.
Après sa victoire surprise à Toulouse, Jean-Luc Moudenc a livré son sentiment sur la campagne d’entre deux tours et fustigé les socialistes « qui se sont couchés devant les mélenchonistes. »
Le maire écologiste sortant de Bordeaux, Pierre Hurmic, a perdu dimanche le second tour des élections municipales qui l'opposait au député Renaissance Thomas Cazenave.
Malgré la défaite à Toulouse, Manuel Bompard s’est félicité des résultats obtenus par la France Insoumise dans ce second tour des élections municipales. Il a imputé l’échec de certaines alliances avec les écologistes ou le PS à « une vague dégagiste. »
Malgré les défaites à Toulon, Marseille ou Nîmes, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella a qualifié de « victoire » le résultat du scrutin et se projette vers la présidentielle.
Le député UDR Éric Ciotti remporte Nice après un duel fratricide face à Christian Estrosi, soutenu par Horizons. L’allié de Marine Le Pen s’impose avec 47,7% des suffrages, contre 37,4% pour le maire sortant, selon nos estimations.
Le maire écologiste sortant est assez largement réélu à Lyon, en rassemblant 53,1 % des suffrages, contre 46,9 % pour Jean-Michel Aulas, selon notre estimation Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs.
Le président des Républicains, Bruno Retailleau, estime que l'objectif de la droite et de ses alliés a été « atteint » ce 22 mars 2026, au terme du deuxième tour des élections municipales, en remportant « le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d’élus ».
Le maire PS de Marseille, soutenu par plusieurs partis de gauche, conserve la mairie face au candidat du Rassemblement national Franck Allisio. En début de semaine, le LFI Sébastien Delogu avait annoncé son retrait pour faire barrage à l’extrême droite.
Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, à la tête d’une liste d’union de la gauche hors LFI, a remporté la mairie de Paris ce dimanche 22 mars avec 51% des voix, selon nos estimations.
La députée du Rassemblement national Laure Lavalette, n'a pas réussi à remporter Toulon, l’une des grandes villes visées par le parti de Jordan Bardella. Sa liste a été distancée par celle de la maire sortante divers droite Josée Massi.