Invité de la matinale de Public Sénat ce 10 janvier, Geoffroy Didier voit dans Gabriel Attal, nommé Premier ministre la veille, « un homme issu de la gauche mais qui utilise des mots de droite ». Pour autant, l’eurodéputé Les Républicains n’attend de cette nomination aucun changement de trajectoire politique.
Ce 9 janvier, Gabriel Attal a été nommé Premier ministre, après la démission d’Elisabeth Borne la veille. Il sera chargé de constituer un nouveau gouvernement. Les nominations des ministres pourraient avoir lieu en fin de semaine, car leurs profils devront d’abord être passés au crible.
Les sénateurs de la commission d’enquête sur le narcotrafic ont entendu des journalistes d’investigation spécialistes de la question. Du haut de la pyramide au bas de la chaîne, ils ont décrit l’organisation des trafics qui ont lieu en France et qui se développent sur le territoire.
Nouveau Premier ministre, nommé après de longs atermoiements pour relancer un quinquennat en difficulté, Gabriel Attal va devoir faire face à plusieurs écueils. Trois spécialistes de la vie politique résument les principaux enjeux.
Gabriel Attal a occupé les fonctions de ministre de l’Education nationale pendant exactement 5 mois et 20 jours. Une période marquée par une série d’annonces mais avec peu d’effets concrets, pour l’heure. Tour d’horizon de toutes les mesures présentées par Gabriel Attal depuis l’été 2023.
Lors de ses vœux aux autorités religieuses, Emmanuel Macron a annoncé qu’il n’y aurait pas un, mais deux textes sur la fin de vie en 2024. Le premier sur le développement des soins palliatifs et le second sur le sujet sensible de l’aide active à mourir. Au Sénat, on regrette une fois de plus le « en même temps » du Président.
L’arrivée de Gabriel Attal à Matignon suscite un mélange de bienveillance, notamment sur son jeune âge, et d’indifférence. La droite, plutôt clémente, attend pour l’heure de juger le nouveau premier ministre par les actes. La gauche ne ménage pas ses critiques, pointant un coup de com’ sans changement de cap.
Étoile montante de la macronie, le ministre de l’Éducation nationale a été nommé à la tête du gouvernement par Emmanuel Macron, ce 9 janvier 2024. À 34 ans, il devient le plus jeune Premier ministre de la Cinquième République.
Le Sénat va lancer ce mois-ci une mission d’information sur les difficultés des collectivités locales à s’assurer, après les émeutes urbaines de l’été dernier et la répétition des catastrophes naturelles.
Attendu pour ce début d’année, le projet de loi consacré à la souveraineté énergétique de la France devrait confirmer le virage pro-nucléaire amorcée l’année dernière, avec huit réacteurs supplémentaires. Au Sénat, si la place accordée au nucléaire dans les modes de production reste un point de discussion, les principales inquiétudes se portent sur les moyens financiers à mobiliser pour sortir des énergies fossiles.
Après un peu moins d’un an et huit mois passés à Matignon, Élisabeth Borne a remis sa démission au président de la République, hier. Pour lui succéder, Gabriel Attal semble tenir la corde.
Démonétisé, le remaniement n’apparaît plus comme une arme politique synonyme de changement fort. Il n’a plus de réel effet, si ce n’est « d’ambiancer les médias » et de « se débarrasser des brebis galeuses », souligne Gaspard Gantzer, l’ancien conseiller com’ de François Hollande à l’Elysée. La conséquence d’une centralisation du pouvoir par Emmanuel Macron. « Chacun sait bien que le Président est son propre premier ministre », souligne le sénateur Philippe Bas, ancien secrétaire général de l’Elysée de Jacques Chirac.
Le Sénat va lancer, ce mois-ci, une mission d’information sur les inondations. Les sénateurs reviendront sur les crues qui ont touché le Pas-de-Calais ces derniers mois mais aussi le sud de la France, afin de mieux prévenir ce phénomène.
Alors que le Pas-de-Calais est touché par un nouvel épisode d’inondations, les sénateurs du département demandent à l’Etat des réponses fortes pour soutenir les habitants sinistrés et des moyens pour mieux lutter contre ce phénomène qui s’annonce récurrent.
Pierre Moscovici a retardé la publication d’un rapport sur l’immigration, initialement prévue le 13 décembre afin qu’il ne soit pas « déformé » dans le cadre d’un débat parlementaire houleux. Pourtant, ses principaux constats étaient déjà mis en exergue dans un rapport du Sénat publié en 2022. Le Premier président de la Cour des comptes sera auditionné par la commission des lois du Sénat dans les prochains jours.
Les 11 et 12 janvier, Israël sera jugé devant la Cour internationale de justice de La Haye. L’État hébreu répondra aux accusations de génocide à l’encontre des Palestiniens dans la bande de Gaza, portées par l’Afrique du Sud. Trois questions sur cette audience historique.
Proposé par la Convention citoyenne pour le climat en 2020 et repris ensuite par Emmanuel Macron dans sa campagne de 2022, le chèque alimentaire devait permettre aux foyers modestes d’acheter des produits frais et locaux. Après plus de 3 ans d’atermoiements, la promesse d’Emmanuel Macron a été définitivement enterrée par Bruno Le Maire ce dimanche. Retour sur un feuilleton qui aura duré plus de 3 ans.
Les sénateurs LR sont très critiques envers la décision de Pierre Moscovici de décaler la publication d’un rapport sur l’immigration, en décembre dernier. « M. Moscovici s’est comporté en responsable politique et non en haut fonctionnaire », fustige le président du groupe LR au Sénat, auprès de Public Sénat.
L’agenda parlementaire du début d’année prévoit au Sénat l’examen d’une proposition de loi LR sur des mesures de sûreté pour les condamnés terroristes, un texte de la majorité présidentielle sur le « bien-vieillir » ou encore la fusion de l’IRSN et de l’ASN dans le nucléaire.