Une dizaine de membres de l’Union centriste soutient un amendement pour supprimer l’article 7 du projet de réforme des retraites. L’appel ne devrait pas bouleverser le rapport de force sur l’article qui prévoit le recul de l’âge légal de départ. Il traduit cependant un malaise chez une fraction de la majorité sénatoriale.
Après l’examen des amendements de gauche proposant un mode alternatif de financement de la réforme, Laurence Rossignol, sénatrice socialiste, s’est défendue de toute forme d’obstruction.
Le rapporteur LR de la réforme des retraites au Sénat, René-Paul Savary, a pointé le rôle de la réforme votée sous François Hollande, qui a porté à 43 ans le nombre d’années de cotisations. « Dites-le dans les manifestations : « si vous travaillez plus longtemps, c’est à cause de nous » », a-t-il lancé à la gauche. La réforme permettait à ceux « qui commençaient à travailler avant 20 ans de partir à 62 ans », lui a rétorqué la socialiste Monique Lubin.
Alors que la « journée noire » se profile, la quasi-totalité des syndicats a appelé à « mettre la France à l’arrêt ». Ecoles, transports, énergies… Tour d’horizon des secteurs mobilisés.
Alors que les mobilisations du 7 mars s’annoncent importantes, la droite sénatoriale cherche toujours à instaurer un service minimum dans les transports, deux propositions de loi vont dans ce sens.
Le Sénat poursuit l'examen du projet de loi sur la réforme des retraites. Au programme cet après-midi : les incitations à l’embauche des seniors et les pistes de recettes pour financer les retraites.
Pour favoriser l’embauche des seniors, la majorité de la droite et du centre défend la création d’un nouveau type de contrat de travail, avec exonération de cotisations famille pour l’employeur, afin d’inciter à l’embauche des plus de 60 ans. Le gouvernement se montre très circonspect sur la proposition, pointant son coût de « 800 millions d’euros ».
Invité de Bonjour chez vous, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, est revenu sur la mobilisation à venir contre la réforme des retraites et a critiqué les « mensonges » du gouvernement.
Lundi 6 mars, le Sénat poursuit l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites. Après avoir adopté dans la nuit l’article 2 sur l’index senior, les sénateurs planchent sur l’emploi des seniors avec la création d'un CDI spécifique: le CDI senior, un dispositif introduit par la majorité sénatoriale dans le texte et adopté en fin de matinée.
Le Sénat a adopté dans la nuit de dimanche à lundi l’article 2 de la réforme des retraites sur l’index sénior. Les sénateurs ont ramené à 300 salariés le seuil à partir duquel les entreprises devront publier l’index. La gauche a dénoncé un dispositif inconstitutionnel et qui ne « sert à rien », tandis que la majorité sénatoriale a timidement défendu une mesure qu’elle veut compléter par un CDI senior et qu’il faut laisser vivre dans le dialogue social.
Sur notre antenne, Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs de droite, réfute l’argument selon lequel vouloir sauver le système de retraites par répartition serait une prérogative de gauche. Le sénateur de Vendée défend notamment l’intégration d’une part de capitalisation.
Le Sénat a adopté dimanche un amendement de la droite, qui demande à l’exécutif d’étudier la piste d’une capitalisation partielle des cotisations retraite des salariés et des indépendants. Suivant ce modèle, les retraités toucheraient une pension dont le montant serait en partie déterminé par les performances financières des investissements réalisés.
Le président du groupe socialiste au Sénat n’est « pas choqué » par la rencontre prévue mercredi entre Laurent Berger et les députés LR opposés à la réforme des retraites. Patrick Kanner maintient l’objectif de ne pas voter l’ensemble de la réforme, et affirme que les groupes de gauche sont prêts à « résister » à la majorité sénatoriale qui entend voter avant le 12 mars.
Les sénateurs poursuivent l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites. Après l’adoption de l’article 1 sur la suppression de 5 régimes spéciaux, le Sénat devrait se pencher sur l’index senior cet après-midi.
En plein débat sur les retraites, le « droit à la paresse » revendiqué par une partie de la NUPES a fait l’objet de nombreux débats. Pour le Général Pierre de Villiers, c’est un grand non « La paresse, c’est l’échec d’une vie parce que dans la vie pour réussir il faut travailler et je crois qu’un des enjeux de la période actuelle ça va être de reconstruire la vertu travail » assure-t-il au micro de Rebecca Fitoussi.
Après plusieurs jours de demandes de la gauche d’avoir accès à l’avis du Conseil d’Etat, le ton est monté ce samedi soir au Sénat. Olivier Dussopt, qui maintenait depuis vendredi qu’une simple « note » existait, mais pas « d’avis », s’est retrouvé pris dans une controverse lexicale, alors que René-Paul Savary, rapporteur du projet de loi, s’est attiré les foudres de ses collègues de gauche en admettant avoir pu consulter la note.
Au terme d’un long examen, les sénateurs ont adopté ce 4 mars l’article 1 du projet de loi de réforme des retraites, qui propose la mise en extinction des principaux régimes spéciaux de retraite.
Depuis le début de l’examen en séance publique de la réforme des retraites au Sénat, la gauche accumule les prises de parole pour rallonger le temps de parole, notamment sur la fin des régimes spéciaux. Face à elle, la droite a choisi de conserver le silence.
Le Sénat a commencé samedi matin l’examen du premier article du projet de loi sur la réforme des retraites, portant sur la suppression de plusieurs régimes spéciaux. Alors que les élus de gauche multiplient les prises de paroles, la majorité de droite et du centre continue de conserver le silence. Bruno Retailleau explique vouloir éviter de "tomber dans le piège" de la stratégie d’obstruction déployée par ses adversaires.