Face à la hausse des prix de l’énergie, la SNCF, entreprise particulièrement énergivore, va devoir augmenter ses tarifs. Reste à savoir quels usagers et quelles lignes seront ciblés. Une hausse qui met en lumière les tensions entre la SNCF et l’Etat autour de la trajectoire financière de l’entreprise.
Invité de notre matinale, François Patriat est revenu sur l’affaire Dupond-Moretti. Le président du groupe LREM/RDPI au Sénat a balayé les soupçons qui pèsent sur le garde des Sceaux, estimant qu’il « n’avait commis aucun délit » et qu’il fallait « revenir » sur la règle implicite de démission en cas de mise en examen.
Face aux sénateurs, Olivia Grégoire a eu un nouvel aperçu du climat d’angoisse que vivent les petits chefs d’entreprise devant la perspective d’une flambée des factures d’énergie. À la veille d’un rendez-vous à Bercy, la ministre chargée des PME a appelé les énergéticiens à la modération, tout en ouvrant la voie à une extension du bouclier tarifaire pour de nouvelles catégories d’entreprises.
Quel regard portent les Français sur la politique Française ? Une enquête d’Ipsos/Cevipof pour le Monde et un baromètre d’Harris Interactive tentent d’y répondre alors que la session parlementaire s’ouvre aujourd’hui. Une vraie défiance envers la stratégie des Insoumis s’installe, le Rassemblement National poursuit sa dédiabolisation.
Le parti co-fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972 s’apprête à fêter son demi-siècle d’existence. Un anniversaire que les députés RN entrés à l’Assemblée nationale cet été n’entendent pas fêter en grande pompe, soucieux de tenir à distance un héritage particulièrement encombrant à l’heure de la dédiabolisation.
L’ancien Secrétaire national d’EELV, Julien Bayou nie farouchement les accusations portées par son ex-compagne et met en doute le fonctionnement de la cellule, interne au parti, de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Déjà évoquée cet été, l’idée de confier cette mission à une instance indépendante des partis, resurgit.
Le renvoi d’Éric Dupond-Moretti devant la Cour de Justice de la République (CJR) et la mise en examen d’Alexis Kohler, tous deux soupçonnés de prise illégale d’intérêt, constituent notamment l’ultime estocade aux promesses portées par le candidat Macron de 2017. Alors élu sur une « moralisation de la vie publique », Emmanuel Macron n’avait alors pas hésité à débarquer l’un de ses plus proches ministres, François Bayrou, dès sa mise en examen. Des prises de position qui tranchent avec la situation actuelle.
Le renvoi devant la Cour de Justice de la République du garde des Sceaux pour « prise illégale d’intérêts » a provoqué un rappel au règlement de la part du sénateur PS Jean-Pierre Sueur. Le ministre, qui participait à un débat sur les états généraux de la justice, a évoqué la présomption d’innocence.
Selon l’Express, Nicolas Sarkozy a confié qu’il quitterait les LR si Bruno Retailleau en devenait le Président. Le sénateur de Vendée lui a désigné la porte ce matin. Les sénateurs LR font de même.
Invité de notre matinale, Laurent Fabius est revenu sur les propositions de loi de constitutionnalisation du droit à l’avortement déposées au Parlement. Le président du Conseil constitutionnel a simplement rappelé que l’utilisation de l’article 11 était exclue, et qu’une révision constitutionnelle devait impérativement se faire par l’article 89, et nécessitait donc un accord des deux chambres du Parlement.
Soupçonné de prise illégale d’intérêts, le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a été renvoyé lundi 3 octobre devant la Cour de Justice de la République. Ses avocats ont annoncé un pourvoi en cassation. La gauche sénatoriale, qui réclame le départ du garde des Sceaux depuis sa mise en examen, dénonce une situation inédite
Sur fond d’explosion du trafic de stupéfiants, les assises de la sécurité organisées en Guyane ont conduit à la promesse par le gouvernement de renforts supplémentaires. Au Sénat, une mission parlementaire avait déjà émis une série de propositions, il y a deux ans, pour lutter contre « le fléau et le drame » du trafic de cocaïne, non suivie d’effet.
Après la fuite d’une note confidentielle des services de l’Etat faisant état de perspectives « favorables » pour les budgets des collectivités, tirés par des recettes dynamiques, des sénateurs veulent battre en brèche l’idée d’une cagnotte. Selon eux, la diversité des situations et les conséquences de l’inflation incitent à la prudence.
Les sénateurs de la commission des affaires économiques ont adopté le 28 septembre un rapport sur l’état de l’agriculture française, « Compétitivité : une urgence pour redresser la ferme France ». Faibles capacités d’exportations, trop fort poids des importations, dépendance vis-à-vis de l’extérieur et segmentation du marché entre les plus riches et les plus pauvres, le constat est sans appel. Pour améliorer la situation, les rapporteurs préconisent un « choc de compétitivité ».
En détaillant le fonctionnement du Conseil national de la refondation (CNR), lancé il y a quelques semaines, Emmanuel Macron en a profité pour annoncer le démarrage des deux « grands chantiers » identifiés pendant la campagne présidentielle. Le but : éviter un énième « grand débat » et profiter de la concertation pour donner beaucoup plus d’autonomie aux établissements scolaires et hospitaliers.
Après la publication, il y a un mois d’un rapport accablant sur sa gestion de l’institut hospitalo-universitaire de Marseille (IHU-MI), le JDD révèle qu’un autre rapport pointait déjà les manquements de Didier Raoult en 2017. Pourtant, au début de la pandémie, l’épidémiologiste était la coqueluche de nombreux responsables politiques.
Soupçonné de conflits d’intérêts, le garde des Sceaux a été renvoyé lundi devant la Cour de Justice de la République. Une première pour un ministre en exercice. Ses avocats ont annoncé son pourvoi en cassation.
Invité de notre matinale, Jean-Louis Bourlanges est revenu sur la visite de la délégation de l’Assemblée nationale en Ukraine. Il a senti un Zelenski déterminé et voit dans les dernières déclarations de Vladimir Poutine se dessiner des positions « pas dénuées d’une volonté de solution rationnelle », tout en craignant qu’une telle proposition ne divise dans le camp occidental.
La victoire du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia aux élections générales italiennes pose question sur le terrain des valeurs sur lesquelles l’Europe a scellé son union. Giorgia Meloni va prendre la tête d’un gouvernement dont le programme inquiète beaucoup Bruxelles. La future présidente du conseil italien affiche une ultra-conservatrice sur les questions sociétales : avec un discours anti LGBT, pro-vie, anti-migrant et de préférence nationale.
Alors que les températures baissent sur le continent européen, et que les prix de l’énergie s’envolent, la croissance économique pourrait caler. Interrogé par Caroline de Camaret dans l’émission « Ici l’Europe », Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’économie, alerte même sur un risque de « récession » au troisième trimestre 2022.