Il fut un philosophe adulé en son temps, mais sa pensée reste d’une étonnante utilité dans notre époque « tendue ». Cette semaine, dans l’émission « Livres & vous » Guillaume Erner reçoit Emmanuel Kessler auteur de « Bergson, notre contemporain » (Ed. de l’Observatoire).
Avec le premier gouvernement Borne, Emmanuel Macron s’appuie sur une équipe aguerrie et loyale, des piliers sur lesquels compter, sans oublier de respecter les équilibres politiques de sa majorité. Un changement dans la continuité, avec quelques entrées remarquées, comme l’intellectuel Pap Ndiaye, un anti-Blanquer à l’Education, ou l’ex-patron des députés LR, Damien Abad. Mais le gain politique semble au final bien maigre.
L’ancien ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran change de portefeuille pour gérer les relations avec le Parlement. Le projet de loi de finances rectificative figure déjà à l’ordre du jour du nouveau ministre délégué.
Changement majeur opéré par Emmanuel Macron à l’Education nationale. L’historien Pap Ndiaye succède à Jean-Michel Blanquer, dont il n’a pas manqué de critiquer certains propos. Au Sénat, la droite se montre sceptique voire déconcertée. À gauche, on salue la nomination, tout en espérant qu’elle ne restera pas seulement symbolique.
Quelques minutes après l’annonce du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne, les sénateurs livrent leurs premières réactions que l’on pourrait résumer comme ça : « Tout ça pour ça »
Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a levé le suspense en annonçant la composition du gouvernement Borne. De nombreuses figures incontournables du gouvernement Castex, comme Gérald Darmanin ou Bruno Le Maire sont reconduits, tandis que Florence Parly, Jean-Yves Le Drian quittent l’aventure gouvernementale. Le premier gouvernement d’Elisabeth Borne compte également quelques surprises.
Le ministère de Barbara Pompili est devenu un portefeuille bicéphale sous l’autorité directe de la Première ministre, Élisabeth Borne. Amélie de Montchalin aura en charge la transition écologique, en rapport avec les territoires, alors qu’Agnès Pannier-Runacher organisera plus spécifiquement la Transition énergétique.
L’universitaire Pap Ndiaye, actuel directeur général du palais de la Porte-Dorée, spécialiste des discriminations raciales, remplace Jean-Michel Blanquer à l’Education nationale. Un ministère sensible pour une personnalité proche de la gauche, que l’on n’attendait pas au gouvernement.
Président du groupe LR de l’Assemblée depuis 2019, Damien Abad fait son entrée au gouvernement. Il était pressenti depuis quelques semaines. Il entend « dépasser les clivages pour changer la vie de millions de Français ». Pour les LR, c’est un nouveau coup dur.
La conseillère culture de l’Elysée succède à Roselyne Bachelot au ministère de la culture. Rima Abdul-Malak a également été conseillère culture à la mairie de Paris et attachée culturelle à l’ambassade de France à New York.
Ancienne porte-parole de la présidence de la République, fidèle de Jacques Chirac et proche de Dominique de Villepin, l’ambassadrice de France au Royaume-Uni, Catherine Colonna, est nommée au Quai d’Orsay.
Alexis Kohler a proclamé, sur le perron de l’Elysée, le nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne, avec des poids lourds maintenus à des postes importants, mais aussi avec une grosse surprise avec la nomination de Pap Ndiaye à l’Education nationale.
À une demi-heure de l’annonce de l’équipe d’Élisabeth Borne, l’ancienne ministre UMP a annoncé qu’elle resterait « plus que jamais » engagée dans son mandat local. Elle avait été pressentie pour rejoindre le gouvernement.
Candidate dans la 6e circonscription du Calvados, la nouvelle Première ministre, Elisabeth Borne, se confronte aux urnes pour la première fois. Si depuis le début de la Ve République, l’hôte de Matignon a presque toujours été un ancien élu national et/ou élu local, certains des prédécesseurs d’Elisabeth Borne n’avaient pourtant, eux non plus, jamais exercé de mandat électif.
Alors que les candidats ont jusqu’à ce vendredi pour déposer leur candidature en préfecture, retour sur les principales étapes de la campagne des élections législatives qui s’ouvre le 30 mai prochain.
Face à la saturation des urgences, le LR Philippe Juvin recommande la mise en place d’un système de filtrage, qui permette de réorienter certains patients vers des praticiens indépendants. Pour lui, la réintégration des soignants non-vaccinés, peu nombreux, « n’est pas une solution ».
Invité de notre matinale, Philippe Juvin a commenté le départ de LR de Damien Abad, le président du groupe à l’Assemblée nationale. Il avait défendu avec ce dernier, lors d’un comité stratégique, la possibilité d’un rassemblement entre la droite et la majorité présidentielle pour les législatives.
La composition du nouveau gouvernement dirigé par Elisabeth Borne sera annoncée vendredi après-midi et le premier Conseil des ministres se tiendra lundi, a annoncé l’Elysée.
La NUPES donnée en tête dans certaines intentions de vote mais la majorité présidentielle devant, en nombre de sièges. Ce décalage s’explique par le mode de scrutin des législatives. Mais selon le professeur de droit public, Benjamin Morel, « il faut beaucoup se méfier » de ces sondages. Jean-Daniel Levy, d’Harris interactive, le reconnaît lui-même : faire des sondages sur les législatives « est très difficile », « il faut prendre ces données avec de multiples précautions ».