Auditionnée par la commission de la Culture du Sénat ce mercredi 8 octobre, Sibyle Veil, la directrice générale de Radio France, est longuement revenue sur l’affaire Thomas Legrand - Patrick Cohen et les attaques pour partialité dont le service public est la cible depuis plusieurs mois. Face à elle, plusieurs sénateurs LR ont évoqué une forme de connivence stratégique entre la radio France Inter et le Parti socialiste.
Dans sa prise de parole ce mercredi matin, en pleine prolongation des consultations politiques, le Premier ministre démissionnaire a esquissé les conditions d’un compromis autour de la trajectoire budgétaire. Sébastien Lecornu a évoqué une fourchette de réduction des dépenses pour 2026, atténuée par rapport au plan budgétaire imaginé par François Bayrou.
Après Les Républicains, c’est au tour d’Hervé Marseille de prendre ses distances avec le gouvernement. Le président de l’UDI et du groupe centriste au Sénat a fait part sur Public Sénat de son désaccord après qu’Élisabeth Borne s’est dite favorable à une possible « suspension » de la réforme des retraites.
Alors que Sébastien Lecornu poursuit les négociations avec les différentes forces politiques, Marine Le Pen appelle, une nouvelle fois, à une dissolution de l’Assemblée nationale. Des élections auxquelles la cheffe de file du RN estime que son parti pourrait faire « un excellent résultat ».
Alors qu’Elisabeth Borne met sur la table la suspension de la réforme des retraites, qui est demandée par le PS, Bruno Retailleau en fait « une ligne rouge pour la droite ». « Du côté du Sénat, c’est sûr que c’est inacceptable », prévient le sénateur LR Marc-Philippe Daubresse. Mais à l’Assemblée, tous les députés LR ne semblent pas automatiquement vent debout face à cette idée.
Le patron du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard a rapporté au micro de Public Sénat, la tenue des échanges avec le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu en quête d’une sortie de crise.
La présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman, est revenue sur sa rencontre avec le Premier ministre et la principale demande formulée, à savoir l’abrogation de la réforme des retraites.
A l’heure des ultimes consultations entre Sébastien Lecornu et les forces politiques, le président des sénateurs macronistes, François Patriat s’est montré optimiste sur les chances de voir un accord aboutir mais pas autour de la suspension de la réforme des retraites.
Les 7 et 8 octobre, les présidentes de France Télévisions et Radio France ont été auditionnées par la commission de la culture du Sénat. Face aux sénateurs, elles ont défendu le service public audiovisuel contre les critiques dont il fait l’objet. Vous pouvez revoir en intégralité leurs auditions.
Posée sur la table par la ministre démissionnaire Élisabeth Borne, cette revendication de la gauche est au cœur des négociations politiques des dernières heures pour permettre la stabilité d’un gouvernement. L’arrêt du relèvement progressif de l’âge légal de départ vers les 64 ans ne serait toutefois pas sans conséquences sur les finances publiques.
A l’occasion d’une prise de parole ce matin, Sébastien Lecornu a confirmé que les ministres, qui ne le sont restés « que quelques heures », ne bénéficieront pas d’avantages liés à cette fonction.
Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe socialiste au Sénat voit dans les propos d’Élisabeth Borne un signe d’ouverture en vue d’un accord de non-censure. Le sénateur socialiste plaide également pour un gouvernement social-démocrate et écologiste à Matignon.
Après une journée de négociation avec les forces politiques, le Premier ministre démissionnaire s’est exprimé à 9h30 ce mercredi. Parmi les pistes de sortie de crise, l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, qui avait porté la réforme contestée des retraites en 2023, s'est dit mardi ouverte à sa « suspension ».
Auditionné mardi 7 octobre au Sénat dans un contexte de fortes turbulences pour l’audiovisuel public, Delphine Ernotte Cunci, la présidente de France Télévisions, s’est défendue des accusations de partialité. Elle a également fait valoir les efforts budgétaires mis en place sous sa direction alors que les finances de l’entreprise ont été épinglées par un récent rapport de la Cour des comptes.
En dehors du cas précis des Républicains, les autres composantes du socle commun au Sénat faisaient grise mine ce 7 octobre, face à la paralysie gouvernementale. À quelques jours du dépôt nécessaire du budget, certains plaident pour un gouvernement technique, en l’absence de compromis mercredi soir.
Face à la main tendue de la dernière chance par Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau répond qu’il est prêt à accepter une forme de cohabitation. Mais en considérant le « déni dans lequel s’est installé le Président », les sénateurs LR jugent la voie « très étroite », voire « inimaginable ». Quant à l’idée d’une démission d’Emmanuel Macron, certains y voient une solution.
Alors que l’idée d’une présidentielle anticipée infuse au sein du bloc central, les formations politiques de gauche, le PS en tête, demandent une énième fois la nomination d’un Premier ministre issu de leur rang sans trop y croire.
La presse européenne s’alarme de la situation politique française après la démission de Sébastien Lecornu face à l’impossibilité de former son gouvernement. Les eurodéputés des pays voisins estiment que cette crise va aboutir à l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national.
Entre appels à la démission d’Emmanuel Macron, demande de dissolution ou plaidoyer pour une cohabitation avec le chef de l’Etat, les propositions fusent dans le paysage politique pour tenter de sortir de la crise politique. On fait le point, parti par parti.
Sa nomination ayant déclenché la colère des Républicains, et la chute accélérée du Premier ministre et de ses ministres tout juste désignés, Bruno Le Maire a finalement annoncé hier en fin d’après-midi renoncer au ministère des Armées. Il affirme n’être qu’un « prétexte ». Il s’explique sur Brut.