Après les députés, c’est devant les sénateurs que le Premier ministre a prononcé ce jeudi une déclaration sur les mesures de renforcement des règles sanitaires face à l’épidémie du covid-19. Comme à l’Assemblée nationale, la quasi-totalité des groupes politiques n’a pas pris part au vote en signe de protestation.
En signe de protestation, près de six groupes – représentant près de 90 % de l’hémicycle du Sénat – précisent qu’ils ne prendront pas part au vote qui suivra la déclaration de Jean Castex sur les mesures annoncées par Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron a appelé à « systématiser » le télétravail pour mieux lutter contre la circulation du virus en entreprise. Avec la fermeture des écoles, le chômage partiel est ouvert aux parents qui doivent garder leurs enfants.
« On nous demande de voter pour rien car les décisions sont déjà prises », dénonce le président du groupe LR du Sénat, au sujet du débat suivi d’un vote organisé ce jeudi au Parlement. Après l’intervention d’Emmanuel Macron, il estime qu’« il a parlé de guerre, nous avons toujours eu une guerre de retard ».
Le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie s’est exprimé devant la commission sénatoriale des affaires sociales mercredi 31 mars. Il a dressé un bilan positif de la prise en charge des affections de longue durée. La question de la prise en charge des symptômes du covid long reste néanmoins ouverte.
Lors de l’examen du projet de loi confortant les principes de la République, la droite sénatoriale a voté un amendement qui permet aux maires d’interdire les drapeaux étrangers dans la salle de mariage et aux abords de l’Hôtel de ville. Les échanges étaient une nouvelle fois vifs sur ce sujet.
C’est l’une des conséquences de l’assassinat de Samuel Paty, la création d’un nouveau délit d’entrave à la liberté d’enseigner dans le cadre de l’examen du projet de loi confortant les principes de la République. Sous la plume des sénateurs, unis sur ce sujet, le délit est étendu à la liberté pédagogique de l’enseignant.
Lors d’une allocution télévisée, le chef de l’Etat a annoncé l’extension des restrictions sanitaires à l’ensemble du « territoire métropolitain », ainsi que la fermeture des établissements scolaires pour une durée de trois semaines. Des mesures qu’appelaient de leurs vœux les sénateurs, qui goûtent peu la « méthode » de décision.
Reprenant une proposition de loi déposée par Bruno Retailleau, le Sénat a adopté un amendement au projet de loi confortant les principes de la République, visant à interdire les listes communautaristes aux élections.
C’était l’un des symboles forts que la droite sénatoriale souhaitait apporter au projet de loi séparatisme : l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires pour les élus locaux lorsqu’ils siègent dans les assemblées délibérantes. L’amendement n’a pas été adopté.
« Indépendamment de la crise, on a suivi le même rythme de signatures de partenariats » assure le président du comité d’organisation des Jeux olympiques. Les organisateurs planchent sur « différents modèles » concernant la billetterie, en regardant ce qui se passe pour les JO de Tokyo.
Tout au long de l’année dernière, les experts scientifiques ont été régulièrement consultés pour les prises de décisions dans le cadre de la crise sanitaire. Cependant depuis janvier, Emmanuel Macron a semblé vouloir reprendre le contrôle avec des choix politiques, qui prennent en compte les facteurs économiques, sociaux, ou encore psychologiques, en s’affranchissant parfois de l’avis des experts scientifiques.
Lors de l’examen du projet de loi « confortant le respect des principes de la République », Marlène Schiappa a été à de nombreuses reprises poussée à s’exprimer sur la survie de l’Observatoire de la laïcité dont le mandat de ses membres arrive à échéance dans quelques jours. Il sera remplacé par deux structures : un Haut conseil à la laïcité et une administration de la laïcité.
Emmanuel Macron annoncerait ce soir la fermeture des écoles pour un mois, avec une semaine de cours à distance puis trois semaines de vacances, selon des sources ministérielles et parlementaires. L’exécutif avait soutenu que les écoles ne seraient fermées qu’en dernier recours.
A quelques heures de l’allocution présidentielle, le président du groupe LR se montre réservé sur l’intérêt d’une déclaration du gouvernement au Parlement sur l’évolution de la crise sanitaire, le lendemain. Il regrette « un vote consultatif sur des décisions qui auront été déjà annoncées ».
Interpellé lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports a défendu une fois de plus le maintien de l’ouverture des écoles.
« Le maintien ou le report des élections, c’est une décision qui est lourde de conséquences » souligne la ministre Marlène Schiappa, qui affirme que « le gouvernement sera dès demain présent en séance publique pour un débat sur ce sujet ».
Interpellée sur la situation sous tension dans les services de réanimation des hôpitaux, la ministre chargée de l’Autonomie a assuré à Bernard Jomier que les patients n’étaient pas triés dans les services hospitaliers.
Le groupe de travail sénatorial sur l’avenir des services publics de La Poste a remis son rapport d’information. Il liste plusieurs recommandations pour préserver le financement des missions de service public du groupe postal. Et imagine de nouveaux rôles pour faire le lien avec les usagers.
Le premier ministre prendra la parole devant l’Assemblée puis le Sénat jeudi pour un débat sur « l’évolution de la situation sanitaire », suivi d’un vote. « On va nous demander de commenter ce que le chef de l’Etat aura décidé, au lieu d’écouter d’abord le Parlement » regrette Bernard Jomier. On « fait comme s’il y avait un Parlement croupion » dénonce le sénateur LR Roger Karoutchi.