L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.
Au lendemain des élections sénatoriales, certains nouveaux sénateurs sont arrivés ce lundi au Palais du Luxembourg. Des premiers pas qui mêlent émotion et formalités administratives avec la volonté de porter la voix de leurs territoires. Portraits.
La visite apostolique du Pape Léon XIV en France s’achève ce lundi 28 septembre à Metz. Pour son dernier jour en France, lundi 28 septembre, le pape Léon XIV a choisi Metz plutôt que Strasbourg ou Bruxelles pour prononcer un discours consacré à l’avenir de l’Europe. Sur les terres de Robert Schuman, le souverain pontife a appelé les Européens à renouer avec l’esprit de dialogue, le droit international et la construction patiente de la paix.
C'est l'un des grands enseignements des élections sénatoriales. Avec neuf sénateurs élus dimanche soir, qui viendront rejoindre les trois sénateurs élus en 2023, le Rassemblement national dépasse à lui seul la barre des 10 élus et aura un groupe. Un groupe qui accueillera également deux sénateurs ciottistes élus dans les Alpes-Maritimes et Sylvie Goy-Chavent, qui siégeait jusqu'ici au groupe LR. Avec au minimum 15 sénateurs, le groupe RN sera représenté au bureau de la chambre haute.
On connait le nom et le profil des 178 sénateurs élus dimanche. Avec ce renouvellement, la moyenne d’âge du Sénat baisse de deux ans. La part de femmes dans l’hémicycle reste stable, mais très en deçà du nombre d’hommes, avec un ratio de sept sénatrices pour 11 sénateurs.
Mis en cause par Mediapart pour des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella « conteste formellement » les accusations. La candidate à la présidentielle du RN, Marine Le Pen affirme pour sa part que « ça ne peut être qu’un faux, qu’une barbouzerie dont Mediapart a le secret ».
Le Planning familial alerte, ce lundi 28 septembre, sur l'allongement des délais et les inégalités d'accès. Le jour même, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol dépose une proposition de loi pour ouvrir aux sage-femmes la pratique des IVG instrumentales dans les centres de santé.
L’ancien président du groupe PS du Sénat parti chez Emmanuel Macron, François Rebsamen, a été élu hier soir sénateur de la Côte d’Or. Il annonce à Public Sénat qu’il siègera en tant qu’apparenté dans le groupe socialiste.
Alors que le pape Léon XIV a rencontré hier soir à Lourdes sept victimes d’abus sexuels par des membres de l’Église catholique française, les réactions semblent mitigées. Certaines associations de victimes ou membres de l’Église dénoncent un manque de transparence via la sélection de victimes et une reconnaissance qui n’est pas à la hauteur des faits.
Pour la première fois, l’extrême droite est en mesure de former un groupe politique au Sénat. Pour les différentes forces représentées au Parlement, la constitution d’un groupe avec le plus d’élus possibles permet de peser sur l’organisation du travail parlementaire, et d’élargir sa visibilité.
Le parquet national financier (PNF) a requis lundi contre Rachida Dati, jugée pour corruption dans l’affaire Nissan Renault, quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique, ainsi que cinq ans d'inéligibilité et d'interdiction de la fonction publique, avec exécution provisoire pour ces peines complémentaires.
Au lendemain des élections sénatoriales, les représentants des principaux groupes du Sénat sont revenus sur l’arrivée d’un groupe RN au Sénat. Les sénateurs de gauche appellent à la formation d’un cordon sanitaire contre le RN tandis que la majorité sénatoriale assure qu’elle ne collaborera pas avec le groupe RN.
Peu exposé lors de ce renouvellement partiel, le groupe CRCE-Kanaky conserve l'intégralité de ses 18 sièges, ses quatre sortants ayant tous été réélus. Le véritable test pour le PCF se profile plutôt en 2029.
Fragilisés par une série de défaites lors des municipales de mars dernier, les Écologistes abordaient ce scrutin sénatorial sur la défensive. Sept de leurs seize sénateurs étaient renouvelables. Au terme de la soirée, le groupe conserve l'essentiel de ses positions mais accuse trois pertes, tandis qu'un allié insoumis vient étoffer ses rangs.
Malgré quelques surprises, le renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée est marqué par une relative stabilité. Gérard Larcher restera à la tête du Sénat. Mais le scrutin voit surtout l’arrivée du premier groupe RN au Palais du Luxembourg. Une petite révolution.
Les centristes, présidés par Hervé Marseille, ne ressortent pas renforcés des élections sénatoriales. À cette heure, le groupe allié des Républicains se dirige vers une stabilité. Le jeu du « mercato » dans les prochains jours pourrait cependant réserver quelques surprises.
Le PS, qui compte 64 élus au Sénat, maintient son rang à l’issue des sénatoriales, ce dimanche 27 septembre. Le parti à la rose se félicite même de quelques victoires, notamment dans le Doubs et le Bas-Rhin.
Groupe le plus important de la chambre haute avec 131 sénateurs avant le renouvellement de dimanche, l’enjeu pour Les Républicains n’était pas de gagner des sièges mais de limiter un effritement à quelques sièges en moins. Le principal enjeu pour le groupe présidé par Mathieu Darnaud sera son positionnement vis-à-vis du nouveau groupe RN.
« La majorité sénatoriale demeure largement la première force politique du Sénat », a réagi le président LR du Sénat, Gérard Larcher, au soir des sénatoriales. Il « prend acte » de l’arrivée d’un groupe RN.
Les équilibres à la Haute assemblée ne ressortent pas bouleversés au soir des élections sénatoriales, qui ont remis en jeu la moitié des sièges. La majorité sénatoriale de droite et du centre s’effrite, la gauche se maintient un peu mieux. Le fait majeur reste l’émergence d’une groupe Rassemblement national d’au minimum 14 sièges.