La canicule frappe de plein fouet une agriculture française dont les productions sont mal adaptées à des températures aussi extrêmes. La chaleur avance le calendrier des moissons, menace la maturation du raisin et épuise certains élevages. Tour d’horizon des filières les plus impactées avec le témoignage de plusieurs sénateurs, eux-mêmes agriculteurs.
Le torchon brûle entre le Sénat et la grande distribution, qui a lancé ce lundi une campagne de « transparence » sur ses prix. Des chiffres d’une « mauvaise foi absolue », dénoncent Antoinette Guhl et Anne-Catherine Loisier les sénatrices écologiste et centriste qui avaient mené la commission d’enquête sur les marges de la grande distribution. Elles présenteront une proposition de loi à la rentrée.
La majorité sénatoriale de droite et du centre a adopté en commission le projet de loi d’urgence agricole en autorisant le recours mieux encadré de certains néonicotinoïdes pour quatre filières en difficulté. Les sénateurs veulent aussi doubler les objectifs de stockage d’eau d’ici 2035.
Interrogée ce mercredi par les sénateurs lors des questions au gouvernement, Monique Barbut assume ses désaccords avec la tournure prise par la loi agricole. La ministre désapprouve la réintroduction de deux pesticides par la droite sénatoriale et juge que le texte « va beaucoup trop loin » sur l’allègement de certaines normes sur le stockage d’eau et la protection du loup.
Les députés européens ont adopté un règlement qui facilite l’utilisation de nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture. Le but est de permettre aux cultures d’être plus résistantes, notamment face au changement climatique. Les opposants dénoncent un retour des OGM « dans le dos » des consommateurs.
Entre le projet de loi d’urgence agricole, le texte sur la fin de vie ou celui sur la protection de l’enfance, le Parlement a encore des textes importants à examiner d’ici l’été. Une session extraordinaire sera convoquée jusqu’à la semaine du 20 juillet.
Le sénateur Vincent Louault a défendu au micro de Public Sénat sa proposition de loi visant à confier les missions de police environnementale de l’OFB aux services de l’Etat. Cet agriculteur de profession a aussi réaffirmé la volonté de réintroduire l’acétamipride à l’occasion des débats sur le projet de loi d’urgence agricole, qui arrivera au Sénat le 17 juin.
Alors que le Sénat s'apprête à examiner le projet de loi d'urgence agricole, la majorité sénatoriale pourrait retirer le loup de la liste des espèces protégées pour mieux lutter contre la hausse des prédations. Auditionné le 10 juin, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, se dit favorable à cette évolution, mais rappelle qu’elle serait contraire aux règles européennes.
La majorité sénatoriale compte profiter de l'examen du projet de loi d'urgence agricole pour tenter de réintroduire l'usage dérogatoire de l'acétamipride, un pesticide interdit en France mais toujours autorisé en Europe. Auditionnée ce mardi 9 juin, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, craint qu'une telle mesure ne compromette l'adoption globale du texte, déjà enrichi de nombreuses dispositions par l'Assemblée nationale, et dont certains articles font débats, notamment sur la gestion du loup.
Les candidats à la présidentielle, du moins une partie de ceux déjà déclarés, ont passé leur Grand oral devant le congrès des Jeunes agriculteurs. Une présence qui montre que la question agricole sera l’un des enjeux de la présidentielle, alors que les crises se multiplient dans le secteur.
Dans un rapport remis ce mercredi sur l’avenir du pastoralisme, plusieurs sénateurs pointent la « détresse » des éleveurs face aux attaques croissantes de loups. Ils appellent à restreindre encore davantage le niveau de protection de l’animal en le retirant de la liste des espèces protégées. Certaines de leurs recommandations pour élargir les possibilités de tirs de défense figurent dans la loi agricole qui arrive fin juin au Sénat.
Après le passage du texte à l’Assemblée nationale, les sénateurs préparent leur copie avant l’arrivée du texte au Sénat le 29 juin. Parmi les priorités, la réintroduction par dérogation de l’acétamipride pour certaines cultures ou encore la facilitation de la construction des ouvrages de stockage d’eau.