Au lendemain des résultats des élections législatives, la question de la personne qui sera nommée Premier ministre reste en suspens. Les membres du Nouveau Front populaire sont actuellement en discussion pour désigner un candidat au poste de chef de gouvernement. Pour Mélanie Vogel, cela devra être « une personne consensuelle » qui mènera plusieurs réformes, dont une réforme institutionnelle permettant d’assurer « la transition démocratique de la France vers un régime parlementaire ».
Le président LR du Sénat a publié ce matin, un communiqué dans lequel il se montre sévère à l’égard du chef de l’Etat, quant à la dissolution de l’Assemblée nationale du 9 juin dernier. Le troisième personnage de l’Etat dans le protocole décrit ainsi un « sentiment d’amertume », à la suite de ces élections législatives anticipées, qui ont vu la victoire du Nouveau Front Populaire, devant la majorité présidentielle.
Au lendemain du second tour des élections législatives, le nombre de femmes élues au sein de l’Assemblée nationale est en baisse par rapport à la législature précédente. Comment expliquer ce recul en termes de parité ?
Le Premier ministre est arrivé vers 11h15 à l’Elysée pour remettre sa démission. Le Président de la République lui demande de rester en place pour le moment.
Si la plupart de nos confrères étrangers font part d’un certain soulagement face au verdict des urnes, tous alertent sur la crise de régime qui pourrait s’ensuivre. « Si les forces démocratiques françaises qui ont sauvé l’essentiel ce dimanche», n’arrivent pas à « dépasser leurs discours clivants », ce front républicain ne sera qu’un pansement provisoire », alerte le quotidien belge, Le Soir.
Victoire du Nouveau Front populaire, désillusion pour le Rassemblement national, figures élues ou au contraire éliminées… Que faut-il retenir du second tour de ces élections législatives ? Public Sénat fait le point.
Suite aux résultats des élections législatives, qui a vu l’arrivée en tête surprise du Nouveau Front populaire, le suspens autour de la nomination du futur Premier ministre est entier. Les députés du camp présidentiel ne sont plus majoritaires au sein de l’Assemblée nationale, ce qui pourrait entraîner le début d’une période de cohabitation. Mais qu’est-ce qu’une cohabitation ?
Après avoir fait campagne sur une ligne d’indépendance, LR se maintient à un niveau relativement correct. La droite (LR et divers droite) recueille 63 à 67 sièges à l’issue du second tour des législatives 2024. La plupart des députés sortants doivent leur réélection à leur implantation mais aussi, et surtout, aux désistements du début de semaine. Laurent Wauquiez écarte « toute coalition et toute compromission ».
Malgré l’avance du bloc de gauche, le second tour des législatives confirme la tripartition de l’Assemblée nationale. Sans majorité claire pour gouverner, de nombreux scénarios restent sur la table, à commencer par celui d’un blocage politique.
Au soir du second tour des élections législatives, le secrétaire général de Renaissance Stéphane Séjourné a repoussé l’idée d’un gouvernement mené par « Jean-Luc Mélenchon et ses alliés ».
Alors que beaucoup d’analystes et de sondeurs avaient plus ou moins enterré le « barrage républicain » contre le RN à l’aune des dernières élections, le parti d’extrême-droite n’a finalement obtenu qu’entre 138 et 145 députés, loin derrière l’alliance de gauche et la majorité présidentielle. « Cet enjeu de contrer la possible victoire du RN a été extrêmement mobilisateur », souligne Erwan Lestrohan, directeur conseil chez Odoxa.
A la soirée électorale du PS, ce soir, l’heure est à la liesse. Parmi les militants qui célèbrent l’arrivée en tête du Nouveau Front Populaire, les cadres réfléchissent à l’après.
Annoncés proches d’une majorité absolue de sièges à l’Assemblée nationale, le RN et ses alliés, victimes du front républicain, sont balayés aux portes du pouvoir. Un échec majeur alors même que plusieurs projections donnaient une majorité absolue pour le RN après les résultats du premier tour.
Arrivé en troisième position avec le Rassemblement national, le président des Républicains qui a choisi de s’allier avec Jordan Bardella dénonce une « tambouille politicienne » après les résultats du second tour. Éric Ciotti fustige ainsi une alliance entre Ensemble et le Nouveau Front populaire et accuse Emmanuel Macron d’être un « kamikaze de la République ».
Découvrez le résultat des principales personnalités politiques. Laurent Wauquiez, François Hollande, François Ruffin ou Élisabeth Borne sont réélus. Valérie Rabault, ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale est battue, comme Marie-Caroline Le Pen.
Une majorité de membres du gouvernement s’était présenté aux élections législatives : 24 au premier tour. Si certaines se sont désistées dans l’entre-deux-tours, la plupart sont restés dans la course. Au soir du second tour, quels sont les résultats pour les différents membres du gouvernement ?
Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a estimé que la progression enregistrée par son parti au second tour des législatives, sans lui permettre de s’imposer à l’Assemblée nationale, annonçait « la victoire de demain ».
Selon une estimation Ipsos Talan, les électeurs du NFP et d’Ensemble ont massivement joué le jeu du « front républicain ». 72% des électeurs de l’alliance de gauche se sont ainsi reportés sur les candidats de la majorité présidentielle lorsque ceux-ci affrontaient un candidat RN. Quant aux électeurs d’Ensemble, ils ont voté 2 fois plus pour un candidat LFI qu’un candidat RN (43% vs 19%), et encore plus massivement pour un candidat PS, EELV ou PCF (54% vs 15%).
L’ancien journaliste, qui briguait un 3e mandat dans la 1e circonscription de la Somme, a réussi (ou échoué) son pari, en glanant plus de 53% des suffrages. Devancé de 7 points lors du 1e tour par la candidate RN, Nathalie Ribeiro Billet (40,69%), le député sortant, qui avait réuni 33,92% des voix, a pu bénéficier du report des voix de la candidate Renaissance, qui s’était désistée dès dimanche soir dernier en faveur de l’ex-insoumis.
L'alliance des principaux partis de gauche est sortie en tête du second tour des élections législatives, ce dimanche 7 juillet, devant la majorité sortante et le Rassemblement national dont la progression a été stoppée par un front républicain. La France insoumise reste majoritaire au sein du bloc de gauche, avec 68 à 74 sièges, mais désormais talonnée par le Parti socialiste, qui devrait récupérer entre 63 à 69 sièges.