A trois jours du premier tour des élections législatives, la gauche tend la main à la majorité sortante et à la droite républicaine pour s’engager en faveur d’un « désistement républicain » en cas de triangulaire dimanche soir. Un appel qui pour l’instant sonne dans le vide au sein de la majorité sortante.
À quelques jours du premier tour des législatives anticipées, Public Sénat fait le tour des reculs programmatiques opérés par le Rassemblement national. En réponse aux attaques de ses adversaires, et face aux incertitudes économiques, le parti de Marine Le Pen est revenu sur la portée de différentes mesures, pour certaines portées depuis plusieurs campagnes électorales.
Depuis le 10 juin, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé plus de 2 millions de procurations pour les élections législatives des 30 juin et 7 juillet prochains. C’est l’un des signes de la forte participation attendue pour ce scrutin.
En livrant son interprétation de la Constitution dans un entretien au Télégramme, Marine Le Pen renvoie le rôle de chef des armées à un « titre honorifique ». Des déclarations ouvrant un débat sur le domaine réservé du Président de la République et sa marge de manœuvre dans le cadre d’une cohabitation.
Dans son 34e rapport annuel, la Commission nationale consultative pour les droits de l’Homme (CNCDH) pointe notamment, dans le contexte des attaques terroristes du 7 octobre et la riposte israélienne qui s’en est suivie, « un nombre d’actes antisémites exceptionnellement élevé, qui rappelle de manière brutale la persistance de l’antisémitisme dans notre pays ».
Pour répondre à la crise, Emmanuel Macron a annoncé le 22 mai dernier que trois haut-fonctionnaires allaient jouer le rôle de médiateurs. Cette mission est un autre dommage collatéral de la dissolution.
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, est revenu sur la situation au sein de LR tout en évoquant la refondation de son parti. Le sénateur de Vendée déplore le tripartisme qui domine désormais dans la vie politique et souhaite le retour d’une droite libérale sur l’économie et ferme sur les sujets régaliens.
Au cours d’un échange animé et tendu de près de 2h30, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), a défendu l’accord avec le fonds d’investissement, qui prévoit l’injection de 1.5 milliards d’euros dans la société commerciale LFP Media, en contrepartie d’une prise de participation de 13 %. Interrogé également sur l’échec Mediapro et la forte tension entre la LFP et Canal + qui en a résulté, Vincent Labrune reconnaît un « sentiment de trahison » vécu par la chaîne cryptée.
En marge de la bataille juridique qui oppose les barons LR à Éric Ciotti, qui entend conserver la présidence du parti malgré son ralliement au Rassemblement national, des candidats de droite aux législatives ont fait le choix de se dépouiller de l’étiquette LR, pour se tourner vers les micro-partis de certaines figures de droite, comme David Lisnard, Valérie Pécresse ou encore d’Aurélien Pradié, qui vient de quitter LR.
Alors que le Sénat prend un poids politique de plus en plus important depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, les élections législatives les 30 juin et 7 juillet pourraient accroître cette influence.
Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, aimerait qu’Emmanuel Macron prenne l’engagement de ne pas gouverner avec l’extrême droite.
Au lendemain d’une réunion en visio entre les cadres de la majorité et le chef de l’Etat pour définir la stratégie à adopter entre les deux tours des législatives, l’un des participants, le président de l’UDI assure qu’il n’y a pas d’autre stratégie autre que celle qui doit prévaloir au premier tour : « Privilégier le vote en faveur des candidats Ensemble pour la République ».
La part des femmes dans les candidatures aux législatives est sensiblement plus basse qu’en 2022. Une donnée qui ne devrait pas aider à féminiser davantage l’Assemblée nationale, qui comptait 37 % de députées avant la dissolution.
Ce 25 juin, le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a publié une liste de 81 médias européens désormais bloqués sur le sol russe. La Russie évoque des « contre-mesures » après l’interdiction de plusieurs médias pro-Kremlin dans l’Union européenne.
Pouvoir d’achat, retraites mais pas d’international : les représentants des trois blocs ont confronté leurs propositions au cours d’un débat plutôt tendu, mais qui ne devrait pas faire bouger les lignes à cinq jours du scrutin.
La mission flash sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur remettait, ce mercredi, son rapport et a formulé une dizaine de préconisations que les sénateurs souhaitent voir appliquer dès la rentrée.
Ce 26 juin, la porte-parole du gouvernement a annoncé la dissolution en conseil des ministres de trois structures d’extrême droite et d’une association islamiste. Le ministre de l’Intérieur avait déjà annoncé il y a une semaine son intention de dissoudre le GUD Paris.
Dans son dernier rapport publié ce 26 juin, l’organisme public alerte sur « l’expérimentation » de drogues. Cocaïne, ecstasy, ou encore champignons hallucinogènes, sont en « nette hausse » depuis 2017. « Ces augmentations s’inscrivent dans un contexte de disponibilité accrue des drogues, en France comme en Europe », souligne par ailleurs le rapport dans ses conclusions. Un constat inquiétant, mais guère surprenant, quelques semaines après le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic.
Invité de la matinale de Public Sénat, Christophe Béchu, secrétaire général du parti Horizons, a évoqué le comportement que la majorité présidentielle pourrait adopter en cas de deuxième tour entre des candidats issus du Rassemblement national et de LFI.
Thématique souvent reléguée à l’arrière-plan du débat électoral historique qui se joue aujourd’hui entre les partis, la culture fait néanmoins l’objet de plusieurs propositions, plus ou moins radicales, d’un bout à l’autre du spectre partisan. Petit tour d’horizon des programmes des principaux blocs politiques en la matière.