Un rapport sénatorial met en évidence les divisions qui subsistent entre Etats européens, un an après les propositions de la Commission européenne sur la politique migratoire et d’asile. L’hémicycle doit en débattre le 5 octobre.
Au lendemain des révélations du consortium international de journalistes comprenant notamment Le Monde, Radio France et Cash investigation, nous avons interrogé le sénateur communiste Éric Bocquet, spécialiste des questions d’évasion fiscale au Sénat. Le sénateur communiste du Nord appelle à mettre fin « au double langage et à l’hypocrisie » pour « remettre la finance au service de l’intérêt général. »
Un groupe de sénateurs français se rend lundi à Taïwan pour une visite d’une semaine. L’objectif : favoriser la participation de l’île, diplomatiquement très isolée, à plusieurs assemblées internationales. La Chine a déjà marqué sa désapprobation face à ce déplacement, alors que les rapports entre Pékin et Taipei connaissent un regain de tension.
La présidente LR de la métropole d’Aix-Marseille-Provence a rendu hommage lundi matin, sur Public Sénat, à Bernard Tapie ancien président de l’OM. Elle souhaite qu’« un endroit emblématique » des Bouches-du-Rhône puisse porter le nom de l’homme d’affaires disparu dimanche, tel que le stade Vélodrome.
Invité lundi matin de Public Sénat, Stanislas Guerini, le délégué général de La République en marche, a plaidé pour un recul de l’âge de départ à la retraite, réforme qui doit être, selon lui, amorcée au début d’un prochain quinquennat. Il se montre toutefois plus nuancé que l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui a évoqué dans une interview l’âge de 67 ans.
Bernard Jomier, sénateur de Paris et médecin généraliste, déplore un message flou de l’Etat sur le cannabis. Plutôt que de renforcer une politique déjà répressive qu’il juge inefficace pour endiguer la forte consommation des Français, il propose que l’Etat en organise et en encadre la vente.
Les Allemands tournent la page de l’ère Merkel, après 16 années passées au pouvoir. Pour l’heure, on ne connaît pas encore le nom de son successeur. Après la courte victoire des sociaux-démocrates aux élections fédérales, les partis politiques négocient pour former un gouvernement de coalition. Mais une chose est sûre, les débats politiques durant la campagne électorale allemande se sont concentrés sur les sujets sociaux ou économiques. On a très peu parlé d’immigration. Un exemple à suivre pour l’eurodéputée française Fabienne Keller.
Alors que la campagne présidentielle pour 2022 s’accélère, cette semaine dans « Livres & vous », Guillaume Erner et ses invités proposent un éclairage sur le phénomène populiste… Éric Zemmour, Marine Le Pen mais aussi Didier Raoult, le général de Villiers ou encore Cyril Hanouna, tous semblent marcher dans les pas de Donald Trump qui avait réussi à faire irruption dans le débat politique américain pour s’installer à la Maison Blanche. Alors, l’accession d’un « clown » à l’Elysée est-elle désormais possible ? Réponse avec les deux journalistes Laëtitia Krupa, auteure de « La tentation du clown » paru chez Buchet-Chastel et Damien Fleurot, coauteur de « 2022, la flambée populiste » paru aux éditions Plon.
Xavier Bertrand prévient qu’il ne participera pas à « un congrès d’affrontement », le 4 décembre. Il espère que les autres candidats se rangeront derrière lui. Valérie Pécresse ne l’entend pas ainsi et compte se « soumettre » au vote des militants. Certains interprètent ce passage en force de Xavier Bertrand comme un signe de fébrilité.
Stéphane Le Foll, candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, entend maintenir sa candidature malgré la réélection d’Olivier Faure, soutien d’Anne Hidalgo, à la tête du parti. Le but : affirmer la présence de la famille socialiste et définir une ligne politique dans un débat, qui n’aura vraisemblablement pas lieu.
Face à la hausse brutale des tarifs réglementés du gaz, et de l’électricité par répercussion, le gouvernement prévoit un blocage des prix. Si le dispositif doit permettre à des millions de foyers de passer l’hiver sans inquiétude, la mesure est cependant loin d’être un cadeau.
Alors que Jean-Michel Blanquer a dépassé depuis peu le record de longévité d’un ministre de l’Education nationale sous la Ve République, une mission d’information du Sénat veut faire le bilan de ses principales réformes.
Encadrement de la vente en ligne, durcissement des sanctions en cas de violences, fin des élevages de visons… Les sénateurs ont adopté jeudi soir une série de mesures pour renforcer la lutte contre la maltraitance animale, sans aller aussi loin toutefois que les dispositifs votés par l’Assemblée nationale en début d’année.
Invitée de Parlement Hebdo, Marie-Pierre de la Gontrie a estimé que le projet de loi « de confiance dans l’institution judiciaire » voté jeudi par le Sénat ne répondait pas aux enjeux auxquels est actuellement confrontée la Justice. La sénatrice déplore des mesures trop spécifiques qui s’attaquent à de faux problèmes et ne changent finalement pas grand-chose.
Le groupe écologiste du Sénat a déposé cette semaine une proposition de loi visant à interdire la corrida. Jeudi soir, les élus verts ont, sans succès, tenté de faire adopter un amendement en ce sens lors de l’examen de la proposition de loi sur la maltraitance animale.
Invité de la matinale de Public Sénat, Philippe Martinez a bien fait comprendre que les syndicats ne s’avouaient pas vaincus sur la réforme de l’assurance chômage et a assuré que des recours seraient déposés au Conseil d’Etat. Il est aussi revenu plus généralement sur la situation économique et sociale du pays, notamment concernant les prix de l’énergie.
Les sénateurs ont adopté la proposition de loi sur la maltraitance animale dans la nuit de jeudi à vendredi 1er octobre. Le texte a été largement détricoté. En effet, les sénateurs n’ont pas suivi l’Assemblée nationale, qui a voté en janvier pour la fin progressive des cétacés dans les delphinariums et des animaux sauvages dans les cirques itinérants. Les élus du Palais du Luxembourg ont adopté un texte plus circonspect, qui encadre de possibles interdictions au cas par cas.
« Les régions ont toute leur place pour préparer l’avenir, elles doivent prendre une plus grande part dans le service public de l’emploi », a affirmé le président LR du Sénat, à l’occasion du congrès des Régions de France.
Le premier ministre a assuré, lors du congrès des Régions de France, que l’Etat était aux côtés des collectivités, même s’il a reconnu qu’elles devaient porter une part des conséquences de la crise. Il « s’engage » à « associer » les régions au plan de relance. Jean Castex assume « d’ouvrir le robinet » sur le plan financier. « C’est nécessaire et surtout ça marche », soutient le premier ministre.
C’était l’un des points d’achoppement entre députés et sénateurs. En séance publique, lors de l’examen de la proposition de loi pour renforcer la lutte contre la maltraitance animale, le Sénat a maintenu sa position en s’opposant à l’interdiction de la vente d’animaux de compagnie en animalerie à compter de 2024.