Lycéens et étudiants ont repris les blocages mardi, avec l’appui inattendu de la militante suédoise Greta Thunberg, et s’apprêtent à manifester de nouveau, le gouvernement espérant de son côté une décélération du mouvement. A l’appel de cet acte V, l’Union syndicale des lycéens exige toujours la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées. Dans la matinée, la militante écologiste Greta Thunberg est venue apporter son appui aux manifestants devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), un des épicentres du mouvement.
Greta Thunberg « fière des étudiants français »
« Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et, comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin », a déclaré, Greta Thunberg aux journalistes présents devant le lycée, où plus d’une centaine de jeunes étaient rassemblés.
« Alors, qu’est-ce qu’on est censé faire? Abandonner? Bien sûr que non. C’est justement ce que les gens expriment ici: nous n’allons pas abandonner et nous allons nous battre pour cet avenir qu’on nous vole sous nos yeux », a-t-elle poursuivi. Elle se dit « extrêmement fière des étudiants français ».
Le maire de Saint-Denis « salue » sa venue
À Saint-Denis, sa venue a été saluée par Bally Bagayoko, maire LFI de la ville, qui y voit un soutien supplémentaire à la mobilisation : « Je salue la présence de Greta Thunberg, militante écologiste suédoise et figure internationale de la lutte contre le changement climatique, venue apporter son soutien à la lutte des lycéen·nes devant le lycée Paul-Éluard, à Saint-Denis », a-t-il déclaré sur X. L’élu insoumis a dans le même temps revendiqué le rôle de sa ville dans le mouvement, qualifiant Saint-Denis de « capitale de la résistance et de la convergence des luttes » et a appelé à rejoindre le rassemblement lycéen et étudiant prévu à 14 heures, place d’Italie à Paris.
(Avec AFP)